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Des femmes qui conduisent des autobus? Pourquoi pas?!

Des femmes qui conduisent des autobus? Pourquoi pas?!

Qu’il s’agisse de conduire des autobus ou d’élever des poulets, les femmes de l’île brisent les stéréotypes fondés sur le genre tout en renforçant l’indépendance économique et la sécurité.


Dans les rues de Papouasie-Nouvelle-Guinée, nous assistons à quelque chose de nouveau : les femmes conduisent des autobus.

De l’autre côté de la capitale, Port Moresby, des mères célibataires élèvent des poussins pour les vendre au marché local.

Partout sur l’île, les femmes brisent les stéréotypes fondés sur le genre tout en renforçant l’indépendance économique et la sécurité.

C’est important en Papouasie-Nouvelle-Guinée (PNG), où la violence sexuelle et sexiste est endémique. On estime que deux femmes sur trois ont subi une forme quelconque de violence (FUNUAP).

Les femmes et les filles ont un accès limité aux soins de santé et à l’éducation et sont largement sous-représentées à tous les niveaux du gouvernement. Dans les zones rurales comme dans les zones urbaines, les pratiques culturelles traditionnelles prévalent, où les hommes ont autorité sur leur entourage et les membres de leur famille.

En Papouasie-Nouvelle-Guinée, de nombreuses femmes sont incapables d’échapper à la violence et à l’oppression qui les condamnent à la pauvreté en raison des écarts de genre importants.

En collaboration avec des partenaires locaux, le Haut-commissariat du Canada en Australie offre une formation professionnelle aux femmes marginalisées. L’indépendance économique est une étape cruciale pour garantir les droits des femmes et l’égalité des genres.

Des mères célibataires forgent leur propre avenir

Sept mères célibataires se partageront un grand poulailler construit par les bénévoles de la YEF. Photo : « Youth Empowerment Foundation » de la PNG
Sept mères célibataires se partageront un grand poulailler construit par les bénévoles de la YEF. Photo : « Youth Empowerment Foundation » de la PNG

La « Youth Empowerment Foundation » (YEF) de la PNG a sélectionné des femmes de trois établissements de la capitale de Papouasie–Nouvelle-Guinée, Port Moresby, pour recevoir des poussins et des poulaillers par l’intermédiaire du Fonds canadien d’initiatives locales (FCIL).

20 mères célibataires ont reçu chacune 50 poussins, de la nourriture pour poulets, du matériel, ainsi que des poulaillers neufs ou remis à neuf. Une fois que les poussins grandissent, les mères peuvent vendre les poulets et les œufs aux marchés locaux. « Bank South Pacific » a également offert aux femmes une formation de base en culture financière, notamment sur la façon d’établir un budget et sur la tenue des comptes.

Comme ces 20 femmes ont maintenant une source de revenus garantie grâce au projet du FCIL, la Banque de développement de Papouasie–Nouvelle-Guinée leur a accordé des micro-prêts, qu’elles peuvent utiliser pour ouvrir leurs propres magasins ou marchés et acheter des articles à vendre, comme des noix de bétel ou des cigarettes.

La Banque nationale de développement et la YEF prévoient élargir ce projet et accorder des micro-prêts à 50 autres femmes.

Une formation sur la violence sexuelle a également accompagné ce projet, ce qui a permis aux femmes d’apprendre à connaître leurs droits. Cette formation est extrêmement nécessaire pour que les femmes puissent s’affirmer dans un marché du travail dominé par les hommes.

Des femmes qui conduisent des autobus? Pourquoi pas?!

Une apprentie conductrice d’autobus. Photo : Ginigoada Foundation
Une apprentie conductrice d’autobus. Photo : Ginigoada Foundation

En Papouasie-Nouvelle-Guinée, conduire un autobus est généralement perçu comme un travail d’homme.

Toutefois, 48 femmes à Port Moresby sont en train de changer cette façon de voir les choses.

Par l’intermédiaire de la FCIL, la « Ginigoada Foundation » a offert le tout premier programme de formation en conduite d’autobus pour les femmes.

Les autobus d’occasion offerts par le gouvernement australien convenaient parfaitement pour former les conductrices. Huit groupes de six femmes ont passé trois semaines à apprendre à conduire sur les routes en toute sécurité et à transporter les passagers vers leur destination.

La formation permettra aux femmes de trouver un emploi en tant que conductrices certifiées pour de grandes compagnies d’autobus ou de diriger leurs propres services de transport. Sur les 36 premières femmes formées, six ont déjà trouvé un emploi en tant que conductrice d’autobus à Port Moresby et dans ses environs.


« Nous souhaitons qu’un plus grand nombre de femmes disent : « Oui, je peux le faire » et abolir certaines des restrictions perçues qui les font se sentir pas assez douées. »

Pasteur Mike Field, gestionnaire de la « Ginigoada Foundation ».

Outre l’indépendance économique des femmes, le projet remet en question les normes sexospécifiques et aide à redéfinir ce qui est considéré comme le « travail des femmes ».

Les femmes changeront le monde

Les femmes en formation posent pour une photo après avoir terminé avec succès leur leçon de conduite. Photo : Ginigoada Foundation
Les femmes en formation posent pour une photo après avoir terminé avec succès leur leçon de conduite. Photo : Ginigoada Foundation

Le Canada est un champion mondial en matière d’égalité des genres et d’autonomisation des femmes et des filles, autant à l’intérieur des frontières qu’à l’extérieur.

Avec des partenaires comme la « Youth Empowerment Foundation » et la « Ginigoada Foundation », le Haut-commissariat du Canada en Australie continuera de donner la priorité à l’autonomisation des femmes et des filles. De petites contributions par l’intermédiaire du Fonds canadien d’initiatives locales peuvent avoir un impact conséquent pour les collectivités marginalisées partout dans le monde.

La protection des droits des femmes et de l’égalité des genres est le seul moyen de favoriser une croissance économique durable ainsi que le progrès social. Le monde est prêt à ce que les femmes et les filles réalisent leur plein potentiel.

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