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La pandémie de l'ombre : Combattre la violence contre les femmes et les filles pendant la crise de la COVID-19

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Les spécialistes et les groupes de défense ont signalé une aggravation des cas de violence familiale durant l’épidémie de COVID-19, provoquée par les répercussions sociales et économiques de la situation d’urgence sanitaire.


L'appel à l'aide au Centre des droits de la femme en Bosnie-Herzégovine est arrivé deux heures après le début du couvre-feu du soir fixé par le gouvernement pour faire face à la pandémie de COVID-19.

Une femme divorcée s'était rendue dans un chalet avec son ex-mari, puis s'était enfuie avec ses deux fils après que l'homme avait déclenché une bagarre et était devenu violent. Elle s’est fait dire que la police ne pouvait pas amener l’homme au poste ni la protéger, elle, car le couple n'était plus marié.

« La protection sociale reste dans l'ombre de la protection de la santé », commente Mme Sendic, dont l'organisation a veillé à ce que la victime puisse voir un thérapeute et engager un avocat. « Si nous n'étions pas intervenus, si nous n'avions pas guidé cette femme et si nous n'avions pas servi de médiateur auprès de diverses institutions, l'issue aurait pu être fatale. »

« Avant le début de la pandémie, ajoute-t-elle, 48 % des femmes qui s’adressaient à nous avaient subi des violences psychologiques et 11 % des violences physiques. Maintenant, les niveaux de violence physique et psychologique sont les mêmes ».

Les spécialistes et les groupes de défense comme celui de Mme Sendic ont signalé une aggravation des cas de violence familiale durant l’épidémie de COVID-19, provoquée par les répercussions sociales et économiques de la situation d’urgence sanitaire. Dans le monde en développement en particulier, la pandémie et les mesures d’atténuation ont considérablement accru les niveaux de violence sexuelle et fondée sur le genre, y compris l'exploitation et la maltraitance des enfants, ainsi que la violence contre les communautés marginalisées, notamment les femmes rurales, migrantes et handicapées. Du fait des restrictions sociales, de nombreuses personnes se trouvent isolées dans des foyers où les tensions sont exacerbées, dépourvues de revenus provenant d'emplois informels, surchargées de travail en tant que pourvoyeuses de soins et sans le soutien et la protection des écoles et des centres communautaires.

Parallèlement, les organismes d’aide aux survivantes de la violence, qui s’emploient à faire changer les normes culturelles ont dû fermer ou réduire leurs activités, souvent parce que les autorités ne les considèrent pas comme essentiels. Les services sociaux et de santé étant débordés et les tribunaux fermés à de nombreux endroits, les organismes qui restent ouverts assument le rôle de premiers intervenants dans les cas de violence entre partenaires intimes par exemple, et ils aident les autorités à soutenir les victimes de mauvais traitements.

Un tableau complexe

« Les cas de violence contre les femmes et les filles signalés par les organisations de la société civile ont absolument explosé », déclare Gemma Wood, responsable du suivi, de l'évaluation et des connaissances pour le Fonds d'affectation spéciale des Nations Unies pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes.

Qualifiant ce phénomène de « pandémie fantôme », l'organisation, qui soutient 150 organismes de la société civile dans 71 pays et territoires, affirme que la violence fondée sur le genre a « grimpé de façon alarmante » en raison des mesures de confinement prises pour contenir le virus. Elle a récemment déclaré que le maintien des restrictions « continue à entraîner une augmentation de la violence contre les femmes et les filles », soulignant l'urgente nécessité de soutenir le travail des organisations de défense des droits des femmes et de reconnaître leur place dans les plans d'intervention et de réouverture liés à la COVID-19.

« Au début de la pandémie, ces organisations se sont concentrées sur les effets du virus sur la santé, indique Mme Wood, ce qui a nécessité des ressources pour l'équipement de protection individuelle (EPI) ainsi que de la nourriture et de l'argent supplémentaires juste pour continuer à fonctionner. »

Quatre femmes portant un masque protecteur se réunissent à l’extérieur pour parler des besoins des femmes et des enfants, en Éthiopie.
Karin Heissler, chef de la protection de l'enfance à UNICEF Éthiopie, Adele Khodr, représentante de l’UNICEF (de gauche à droite, en arrière-plan) et Filsan Abdullahi Ahmed, ministre des Femmes, des Enfants et de la Jeunesse de l’Éthiopie (à droite, à l’avant-plan) visitent un centre de quarantaine pour les personnes rapatriées. Elles se sont entretenues avec la travailleuse sociale Tirusew Getachew (à gauche, à l’avant-plan) et ont évalué les besoins des femmes et des enfants. Photo : UNICEF Éthiopie

« Aujourd'hui, le tableau est plus complexe, explique-t-elle, les groupes devant élaborer de nouveaux outils et mener leurs programmes de différentes manières, par exemple en formant des volontaires locaux pour aider les femmes survivantes de la violence. À un niveau plus large, la pandémie attire l'attention sur la question de la violence fondée sur le genre dans de nombreux pays ».

Mme Wood précise que ce problème n'est pas nouveau – ni totalement inattendu. La violence fondée sur le genre explose dans de telles situations parce que « les facteurs de risque sont exacerbés », et cette crise sans précédent entraîne des défis sans précédent.

Karin Heissler, une Canadienne, chef de la protection de l'enfance à UNICEF Éthiopie, a travaillé au Libéria pendant l'intervention contre le virus Ebola. Selon elle, alors que les autorités s'efforcent d'empêcher la maladie d'infecter la population, leurs stratégies et leurs actions ont des conséquences importantes – et souvent imprévues.

« Oui, il s'agit d'une urgence sanitaire, mais les répercussions secondaires sur l'éducation et la protection des enfants sont massives », commente Mme Heissler, qui supervise les organisations travaillant sur les questions liées à la violence, à l'exploitation et aux pratiques néfastes, notamment les mutilations génitales des femmes et le mariage des enfants.

Adopter de nouvelles façons de travailler

Les recherches menées par GAGE, une organisation qui étudie le genre et l'adolescence dans le pays, ont révélé que les jeunes filles sont plus susceptibles d'être contraintes au mariage par leur famille du fait de la fermeture des écoles éthiopiennes liée à la COVID-19.

Comme l’explique Mme Heissler, « les garçons qui étaient auparavant favorables à l’éducation de leurs sœurs estiment maintenant que "si une fille n'apprend pas, il vaut mieux qu'elle se marie". Les parents sont d’avis que si les filles sont à la maison, elles peuvent commencer à traîner avec les garçons, et ils ne veulent pas que cela se produise. »

Les adolescents trouvent normalement un soutien auprès de leurs pairs et de leurs enseignants à l'école, ainsi que dans les « clubs de genre » après les cours, où ils participent notamment à des activités de préparation à la vie active et sont informés des avantages qu’il y a à retarder le mariage. Il existe de nouveaux moyens de diffuser ces messages dans la communauté, indique Mme Heissler, comme la circulation de camionnettes équipées de mégaphones qui crient « Ne mariez pas votre fille » et expliquent où trouver un soutien. Des messages similaires sont relayés lors des visites de maison en maison effectuées par des membres de groupes de femmes, des chefs religieux et des bénévoles de la communauté, dans le respect des protocoles de distanciation sociale.

Le ministère des Femmes, des Enfants et de la Jeunesse de l’Éthiopie a reconnu que les travailleurs sociaux « sont aussi importants que les médecins et les infirmières » et qu'ils ont leur place sur les lignes de front des interventions d'urgence, aujourd'hui et à l'avenir, ajoute Mme Heissler. « Il y aura d'autres types d'urgences, y compris des crises de santé publique, donc si nous pouvons faire preuve d’ouverture pour travailler de différentes manières et apprendre d'autres contextes, nous pourrons mieux reconstruire ».

Muhammad Rafiq Khan, chef de la protection de l'enfance à UNICEF Ghana, indique qu'une évaluation rapide des jeunes menée par l'organisation en juin 2020 a montré que la violence et les mauvais traitements au sein du foyer, y compris la violence familiale, avaient augmenté de plus de 30 % par rapport aux niveaux de février 2020.

Une femme portant un masque et une veste de l'UNICEF remet une trousse d’hygiène à une jeune femme.
Margaret Gwada, directrice financière du bureau de l’UNICEF à Tamale (à droite), présente les trousses de dignité à une femme à Nayoko dans la région du nord-est, au Ghana. Photo : UNICEF Ghana

UNICEF Ghana étudie l'efficacité d’autres méthodes de prestation des services pendant la pandémie, par exemple par la radio et la télévision. « Il est important d'évaluer ce qui se passe afin de pouvoir modifier notre programme en conséquence », dit M. Khan, notant toutefois que rassembler les gens est le moyen le plus efficace de faire évoluer les normes sociales, « car elles sont fondées sur les pressions sociales ». M. Khan prévoit que l'organisation et d'autres acteurs examineront si, au bout du compte, la pandémie fait augmenter le nombre de jeunes filles qui se sont mariées et sont devenues enceintes pendant cette période.

En mai, lors de la Journée mondiale de l'hygiène menstruelle, le groupe de Mme Awuye a distribué à plus de 5 000 filles des « trousses de dignité » qui comprenaient un approvisionnement de trois mois en produits féminins. D’après elle, l'initiative – soutenue par le Canada dans le cadre du Programme mondial visant à accélérer la lutte contre le mariage d’enfants, lequel est géré par l'UNICEF et le Fonds des Nations Unies pour la population – a également permis de transmettre des leçons d'hygiène personnelle et d'encourager les bénéficiaires « à prendre des décisions éclairées sur leur vie ». « Ces informations sont mieux relayées dans les groupes de pairs », dit-elle, mais son organisation a plutôt « eu recours à des émissions de radio et à des systèmes de diffusion publique communautaires pour atteindre ces filles ».

Faire tomber les barrières

Quatre femmes portant des masques de protection se tiennent près d'une affiche. Le mot-symbole Canada est visible sur l'affiche, qui est en espagnol.
Au Honduras, le Centre des droits des femmes (Centro de Derechos de Mujeres) distribue des semences et d’autres produits agricoles aux femmes rurales. Le Centre fait partie d'un projet visant à renforcer le leadership des femmes dans le pays, qui est soutenu par Affaires mondiales Canada par l'intermédiaire d'Oxfam Québec. Photo : Centre des droits des femmes

Au Honduras, Affaires mondiales Canada (AMC), par l'intermédiaire d'Oxfam Québec, soutient les organisations de femmes qui sensibilisent celles-ci au risque accru de violence fondée sur le genre lié à la pandémie. L'un de ces groupes, l’Association pour la qualité de vie (Asociación Calidad de Vida), a été confronté à des défis liés à la pandémie, que ce soit pour mettre en place un espace de quarantaine ou obtenir des EPI pour ses refuges, explique Ana Cruz, la directrice de l’association, qui est basée dans la capitale, Tegucigalpa.

Le groupe est en train d’élaborer une campagne de sensibilisation intitulée « Femme tu n'es pas seule », qui vise à « changer la culture patriarcale prédominante et à encourager les femmes victimes de violence fondée sur le genre à chercher de l'aide », dit Mme Cruz. Il fournit notamment des conseils par téléphone pour apporter une aide juridique et psychologique, et organise des forums et des événements où les survivantes de la violence échangent leurs témoignages et où des célébrités honduriennes s'expriment pour les soutenir.

« Les femmes victimes de violence fondée sur le genre font tomber les barrières pour demander de l'aide », explique Cecilia Sanchez, d’AMC, spécialiste de l'égalité des sexes et agente principale en développement au Honduras. Selon elle, il est particulièrement nouveau – et encourageant – de voir que les médias traitent de cette question. Selon l'Institut national pour les femmes, environ deux tiers des plaintes pour violence familiale, intrafamiliale et sexuelle dans le pays au cours des six premiers mois de cette année ont été déposées pendant les trois mois de confinement et de couvre-feu liés au coronavirus.

« Depuis le début de la pandémie, les organisations de défense des droits des femmes font valoir que les besoins des femmes doivent être inclus dans la réponse à la crise, déclare Mme Sanchez. AMC a adapté son soutien au Honduras pour se concentrer sur les projets qui desservent les plus vulnérables pendant la crise, en particulier les femmes et les filles. »

Les personnes ayant survécu à la violence fondée sur le genre, elles-mêmes, se mobilisent pour aider à lutter contre la pandémie de COVID-19. Ainsi, un groupe de victimes de violence familiale vivant dans un refuge à Sombor, en Serbie, fabrique des masques en tissu pour les prestataires de soins de santé, les chauffeurs de taxi, les nettoyeurs et autres travailleurs essentiels en première ligne de l'urgence de santé publique.

« C'est très satisfaisant de pouvoir apporter un peu d'aide dans cette situation. Et mon cœur est plein de joie à l’idée de savoir que cela peut protéger quelqu’un ou même lui sauver la vie », dit une résidente d’un refuge, ajoutant que quand elles cousent les masques, les femmes se sentent habilitées et valorisées. « Pouvoir offrir quelque chose à notre tour nous donne un sentiment de bien-être. »

Les petites organisations communautaires de femmes combinent leurs ressources et leurs voix. Marija Petronijević, coordinatrice de programme d'Association Fenomena, un groupe de femmes serbes soutenu par le Canada par l’intermédiaire du Fonds d'affectation spéciale des Nations Unies pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, déclare que ces organisations « n’ont pas les moyens de répondre de manière adéquate aux crises d'urgence », étant donné qu’elles possèdent peu de connaissances techniques, d'équipements et de protocoles de travail liés aux situations d'urgence, « et qu’elles manquent de personnel et de financement ».

L'association Fenomena a créé une coalition spéciale d'urgence qui réunit des groupes similaires dans le pays. Elle gère également une ligne d'assistance téléphonique SOS 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 et mène des campagnes de sensibilisation par l’entremise de réseaux de femmes et de médias locaux, qui mettent l’accent sur la nécessité de signaler les cas de violence. L’Association a en outre établi des partenariats avec des pharmaciens pour aider les victimes de mauvais traitements à obtenir des services de soutien, « ce qui, au dire de Mme Petronijević, est utile pendant la crise sanitaire – et le sera pendant l'après-crise ».

Penser au-delà de la pandémie

Alors qu'elles font de leur mieux pour faire face à la crise actuelle, les organisations de femmes craignent que cette crise ne leur fasse perdre un terrain précieux dans la lutte contre la violence fondée sur le genre. Meliha Sendic, du Centre des droits de la femme en Bosnie-Herzégovine, note que les tribunaux du pays fonctionnent à peine et que les organismes sociaux ont été réorientés pour apporter de l'aide. Elle explique que « les femmes – y compris les nouvelles mères, les mères célibataires, les femmes défavorisées, âgées et handicapées – restent les plus marginalisées et ne reçoivent aucune prestation sociale ».

Le groupe a fait pression sur le gouvernement pour obtenir une ligne téléphonique gratuite pour fournir une aide juridique et un soutien psychologique aux victimes de violence, et il offre un soutien juridique en ligne pour les femmes et les enfants. En parallèle, Mme Sendic indique que les fonds gouvernementaux destinés à des groupes comme le sien, qui forment les professionnels de la protection sociale et qu'elle appelle « le maillon le plus faible de la chaîne de protection », sont « réorientés vers des secteurs tels que les soins de santé. La COVID-19 passera, mais est-ce que quelque chose va changer dans le système de protection? »

« Il est essentiel de penser à l’après-pandémie pour faire des progrès durables pour les femmes et les filles », déclare Kathleen Flynn-Dapaah, directrice, Éducation, Violence fondée sur le genre et Protection des enfants, à AMC. Selon elle, la pandémie a « amplifié » la violence fondée sur le genre et les problèmes d'égalité des genres qui existaient auparavant.

« La pandémie n'a pas nécessairement entraîné une augmentation de ces problèmes, mais elle a été un grand révélateur de ce qui était déjà là », explique Mme Flynn-Dapaah. « Au début de la pandémie, un peu plus d'un tiers des femmes dans le monde avaient subi des violences interpersonnelles ou sexuelles, et un milliard d'enfants chaque année subissaient au moins une forme de violence ».

Une chose a changé : les femmes et les filles qui auparavant étaient exposées à la violence « la subissent maintenant réellement », ajoute-t-elle, du fait de familles en crise en raison de l'isolement, de la pauvreté et de l'insécurité. La situation est exacerbée par la fermeture des écoles, « qui sont un facteur de protection énorme pour les filles ». Selon Mme Flynn-Dapaah, aucun pays n'est à l'abri de ces problèmes aujourd'hui, pas même le Canada. Mais lorsque les mesures de confinement liées à la COVID-19 sont arrivées, souligne-t-elle, le gouvernement canadien a élaboré des stratégies qui prévoyaient notamment de déclarer que le personnel spécialisé dans la lutte contre la violence fondée sur le genre et la protection des enfants était essentiel, et il a donné des fonds aux organisations de femmes pour les aider. En attendant, les pays, dont le Canada, « ont beaucoup à apprendre les uns des autres pour résoudre ce qui est un problème mondial », déclare-t-elle.

« Les services sociaux qui s'occupent de la violence fondée sur le genre ont fait preuve de créativité et se sont tournés vers les systèmes en ligne, les services d'assistance et les lignes téléphoniques d'urgence. Ils tentent de sensibiliser les gens et de faire évoluer les attitudes en matière d'égalité des genres, de droits des LGBTQ2 et de mariage des enfants ».

Selon Mme Flynn-Dapaah, il est essentiel de mettre l'accent sur la prévention et de « s'attaquer aux causes profondes de l'inégalité des genres, qui s'aggravent sous la COVID ».

Une réouverture « inclusive » du point de vue du genre

La réouverture doit être « inclusive sur le plan du genre », et sa planification doit prendre en compte les femmes, souligne Mme Flynn-Dapaah : « Il s'agit de saisir l'occasion de faire entendre la voix des femmes de l’hémisphère Sud et du Nord. Nous avons le pouvoir de le faire. » Grâce à sa Politique d'aide internationale féministe, le Canada est parmi les pays qui mènent l'effort, dit-t-elle. Elle a bon espoir que, compte tenu de leur « énorme capacité en matière d'innovation, de résilience et de pouvoir », les organisations de femmes du monde entier peuvent faire avancer les choses en matière d'égalité des genres dans les mois à venir.

Gemma Wood, du Fonds d'affectation spéciale des Nations Unies pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes, fait remarquer que des mesures et des outils concrets sont en cours d'élaboration pour répondre à la question de savoir ce qui se passe maintenant. Des webinaires et des événements en ligne permettent aux femmes des pays développés et en développement de partager leurs histoires, leurs luttes et leurs stratégies, que ce soit sur les programmes de mobilisation sociale ou encore les campagnes de sensibilisation du public visant à changer les comportements.

« Nous écoutons et nous apprenons », explique Mme Wood, en notant que les défis uniques des organisations de femmes partout dans le monde offrent de précieuses leçons. « Nous espérons réunir leurs solutions collectives pour mettre fin à la violence fondée sur le genre pour la prochaine crise et par la suite ».

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