La police canadienne ouvre la voie au leadership des femmes dans les missions de paix

Entre l’intention et l’action, il y a le travail sur le terrain. En mars 2024, le Canada a lancé son troisième Plan d’action national pour les femmes, la paix et la sécurité afin d’augmenter la présence des femmes dans des rôles de direction au sein des missions de paix et de sécurité à l’étranger.
Cet engagement prend forme grâce au travail de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), qui soutient les femmes dans des rôles de leadership à l’étranger.
En Zambie comme en Ukraine, des policières et policiers canadiens travaillent aux côtés de leurs partenaires locaux pour renforcer les compétences et faire en sorte que les changements se maintiennent dans le temps.
L’Initiative Elsie en Zambie
C’est dans cet esprit qu’à l’automne 2024, trois instructeurs de la GRC se sont rendus en Zambie pour offrir une formation en leadership à 27 policières du Service de police zambien.
Cette formation fait partie de l’Initiative Elsie, un projet dirigé par le Canada. Le but est simple : aider les femmes à accéder à des postes de direction, au sein de leurs institutions et dans les missions de maintien de la paix de l’ONU.
Dans les missions de paix, les femmes restent sous‑représentées dans les postes de leadership. Changer cette réalité demande du temps, de la constance et un engagement soutenu. En appuyant l’Initiative Elsie, le Canada contribue concrètement à faire évoluer les choses.
L’inspectrice Schmidt, au cœur du changement

Crédit photo : Gendarmerie royale du Canada
Légende : L’inspectrice Blayr Schmidt avec des membres d’un service de police partenaire, dans le cadre d’une mission internationale.
Cette volonté de transformer les institutions de l’intérieur se reflète aussi dans le leadership canadien à l’étranger. L’inspectrice Blayr Schmidt en est un exemple marquant.
Lorsqu’elle prend la tête de la Mission de police canadienne en Ukraine, le pays est en pleine guerre. Elle devient la première femme à occuper ce poste et assume ses responsabilités dans un contexte d’urgence et d’incertitude.
Dès son arrivée, elle passe à l’action. Elle rencontre des organisations de la société civile ukrainienne qui travaillent à maintenir les droits des femmes à l’avant‑plan malgré l’invasion. Elle plaide pour un accès égal à la formation au sein de la police nationale ukrainienne. Elle s’engage aussi auprès de l’Association ukrainienne des femmes dans les forces de l’ordre et soutient son travail auprès de toute son équipe. Elle collabore également avec la Coalition 1325, un réseau qui appuie la mise en œuvre d’une résolution clé des Nations Unies sur les femmes, la paix et la sécurité.
Ces efforts portent leurs fruits. En 2024, les femmes représentaient 40 % des candidates à la formation en application de la loi appuyée par la mission canadienne — un résultat issu d’actions ciblées et soutenues.
Un virage mondial
L’inspectrice Schmidt est l’une des trois Canadiennes qui dirigent actuellement des missions de la GRC à l’étranger, en Ukraine, en République démocratique du Congo et à l’Institut des Nations Unies pour la formation et la recherche.
Ce n’est pas un hasard.
C’est le résultat d’un choix clair.
Celui d’agir.
De rester.
Et de faire le travail, jour après jour.
Le Plan d’action national se poursuit jusqu’en 2029.
Bâtir un monde plus sûr et plus inclusif demande du temps.
Et ce travail continue.
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