Concours d’idées de politique internationale 2018

Appel de propositions 2019

Affiche du Concours d’idées de politique internationale 2019

Past winners

Gagnants du Concours d’idées de politique internationale 2017
Gagnants du Concours d’idées de politique internationale 2016

Les gagnants du concours

Brianna Botchwey – Chercheuse principale

Brianna Scrimshaw Botchwey est doctorante en sciences politiques et en études environnementales à l'Université de Toronto. Elle détient une maîtrise en philosophie de l'Université de Cambridge et un baccalauréat de l'Université de la Colombie-Britannique. Sa thèse de doctorat porte sur l’incidence des objectifs de développement durable, notamment ceux de l'ODD 7, soit l’énergie abordable et propre, sur la politique et la pratique de l'aide étrangère bilatérale. Elle est également assistante de recherche au laboratoire de gouvernance environnementale de l'Université de Toronto, où elle mène des recherches sur des initiatives visant à accroître l'accès à l'énergie durable dans les pays en développement. Sa recherche doctorale est financée par le CRSH.

Sommaire exécutif

Le Programme 2030 et l’Accord de Paris sur le changement climatique soulignent tous deux le rôle crucial des énergies propres dans l’atténuation du changement climatique et la promotion du développement durable. Le présent document d’orientation se veut une première contribution au programme actuelle et futur d’AMC dans le secteur de l’énergie propre. Il décrit plusieurs voies potentielles par lesquelles l’énergie propre peut améliorer le bien-être et les moyens d’existence des femmes, ainsi que contribuer à leur autonomisation.

S'appuyant sur une analyse de l'APD bilatérale et multilatérale et des programmes bilatéraux actuels d'aide et de commerce, le document évalue, à l'aide des données disponibles, trois hypothèses sous-jacentes aux approches actuelles des énergies propres et de l'autonomisation des femmes. Il met en lumière les leçons apprises suivantes :

  1. L'élargissement de l'accès à l'énergie peut aider à traiter les symptômes de l'inégalité entre les sexes, mais ce n'est peut-être pas le point d'entrée le plus efficace pour s'attaquer aux causes de l'inégalité et, par conséquent, l' autonomisation des femmes.
  2. L'implication des femmes dans les systèmes d'approvisionnement et dans la gouvernance de l'énergie propre est essentielle.
  3. Il faut accorder plus d'attention au renforcement de la mobilisation en faveur de l'égalité des sexes dans le secteur de l'énergie propre (par exemple, en s'attaquant aux symptômes et aux causes de l'inégalité entre les sexes, etc.).
  4. Les femmes s'organisent déjà pour accroître leur participation aux chaînes de valeur mondiales de l'énergie propre.

En partant de ces faits, on formule les recommandations suivantes :

  1. Établir une base de données probantes sur les liens entre l'énergie propre et l'autonomisation des femmes;
  2. Mettre l'accent sur une gouvernance de l'énergie propre qui tienne compte des sexospécificités;
  3. Collaborer avec les initiatives déjà menées par les femmes;
  4. Adopter une approche globale et pangouvernementale;
  5. Plaider en faveur d'une meilleure intégration des questions de genre dans les ministères du commerce et du développement entre pairs .

Ce document d'orientation appelle à une compréhension réaliste du potentiel et des possibilités que représente l'énergie propre pour les femmes innovantes et résilientes qui cherchent à renforcer leur pouvoir.


Anh Bui – Chercheuse principale

Anh a entrepris sa maîtrise en nutrition humaine en septembre 2015 à l'Université McGill et a terminé sa thèse sur la taille de la classe moyenne et son incidence sur la sécurité alimentaire mondiale en mai 2018. Elle a aussi terminé récemment un stage de six mois à l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, plus particulièrement à la Division de la nutrition et des systèmes alimentaires, à Rome, où elle a travaillé à des projets qui associent la nutrition à des questions comme le genre et le changement climatique. Elle a terminé son baccalauréat en nutrition en 2015 à l'Université McGill avec une concentration en fonction et en sécurité alimentaire. Depuis qu'elle s'est jointe au groupe de recherche de l’Institut de l’Université McGill pour la sécurité alimentaire mondiale cette année-là, elle a collaboré à des projets tels que l'examen de la diversité du bétail et la sécurité alimentaire au Guatemala. Elle attend maintenant de se joindre au Programme alimentaire mondial pour travailler dans son équipe de gestion des connaissances sur la nutrition.

Dr. Arlette Saint Ville – Collaboratrice

Arlette est chercheure postdoctorale à l’Institut de l’Université McGill pour la sécurité alimentaire mondiale, où elle étudie l’incidence des institutions sur la sécurité alimentaire, l'architecture mondiale de la sécurité alimentaire et nutritionnelle, ainsi que les liens entre l'insécurité alimentaire, la gouvernance et les conflits. Depuis qu'elle travaille à l'Institut, elle axe ses recherches sur la manière dont l'Échelle d'insécurité alimentaire des ménages (EIAM), à titre d’outil empirique mesurant l’expérience des personnes sous-alimentées, peut améliorer la gouvernance de la sécurité alimentaire. Arlette a obtenu un doctorat (avec distinction) en sciences des ressources naturelles de l'Université McGill. Elle a eu recours pour sa recherche à des méthodes mixtes afin d’expliquer pourquoi, dans le cadre du projet McGill / UWI Caricom financé par le CRDI, les avancées scientifiques en agriculture, en alimentation et en environnement n’ont pas donné de résultats durables en matière de sécurité alimentaire et nutritionnelle dans les Caraïbes. Les douze années précédant ses études doctorales, elle a été consultante indépendante en développement international, et elle a mené avec succès des missions de haut niveau à court terme pour diverses agences dans la région des Caraïbes.

Sommaire exécutif

La présente note d’orientation porte sur la surveillance de la sécurité alimentaire de la classe moyenne (CM) mondiale, surveillance qui aide à prévoir les menaces à la stabilité politique posées par la CM dans le monde. On se penche sur les étapes du suivi de la taille des CM nationalesen fonction de l’état de la sécurité alimentaire, en se fondantsur une recherche préliminaire issue d’une thèse de maîtrise portant sur l’effet des CM sur la sécurité alimentaire aux échelles mondiales et régionales.

Il faut faire la distinction entre deux groupes clés dans n'importe quel pays : la CM définitionnelle et la « CM fonctionnelle ». La CM définitionnelle comprend les personnes d'un pays qui sont généralement classées dans la catégorie des CM d'après desmesures fondées sur le revenu. Les « CM fonctionnelles » comprennent des personnes dans un pays qui sont en mesure de jouir de l'une des fonctions les plus fondamentales attendues des CM, à savoir la sécurité alimentaire.

Nous formulons l'hypothèse que la différence entre les CM définitionnelles et les CM fonctionnelles comprend le sous-groupe le plus vulnérable des CM appelé la CM inférieure.

En se fondant sur cette compréhension, nous proposons que le suivi des différences entre la « CM fonctionnelle » et la CM définitionnelle dans le temps le montrera :

Nous proposons cette approche comme un nouveau moyen de mesurer l'hétérogénéité des CM à travers le monde et d'identifier les changements dans la composition et la proportion des CM les plus faibles, et ceci peut être utilisé au fil du temps, pour catégoriser l'instabilité politique dans les CM.

Méthode

Des outils basés sur l'expérience, comme l'échelle FIES ( Food InsecurityExperienceScale ) récemment élaborée, mesurent directement l'accès des gens à la nourriture. Pour ce faire, on utilise huit questions qui servent à catégoriser et à cerner les changements (à mesure qu'ils s'aggravent ou s'améliorent) au fil du temps dans les expériences directes avec les aliments avant que leurs effets ne se fassent sentir. Par conséquent, le FIES est plus sensible et mieux adapté pour enregistrer les cas d'insécurité alimentaire légère (vécue par les répondants alors qu'ils commencent à s'inquiéter de ne pas avoir assez de nourriture, ce qui est la première étape de l'insécurité alimentaire) qui peuvent ne pas être détectés par des outils anthropométriques perfectionnés. De plus, le FIES a l'avantage d'être facile à appliquer, non menaçant, rentable et rapide. Cette qualité prédictive du FIES est une fonction importante de l'outil, qui le rend bien adapté à la surveillance nationale et mondiale.

Les étapes à suivre pour mener à bien ce projet de surveillance mondiale sont les suivantes :

Conclusion

Cette note d'orientation a fourni aux analystes de politiques canadiens un guide détaillé sur la façon d'utiliser les données facilement recueillies et disponibles qui peuvent être utilisées au fil du temps pour cerner et prévoir l'instabilité politique des CM en fonction des différences entre les CM définitionnelles (les personnes qui ont un revenu les classeraient dans la classe moyenne) et les CM fonctionnelles (les personnes en situation de sécurité alimentaire) dans chaque pays. Cette approche témoigne d'une nouvelle façon de penser qui favorise une approche novatrice, axée sur les données et peu coûteuse pour cerner la volatilité économique et politique croissante à l'échelle mondiale et y réagir de façon proactive.


Craig Damien Smith – Chercheur principal

Craig Damian Smith est directeur adjoint du Global Migration Lab à la Munk School of Global Affairs de l’Université de Toronto. Il a obtenu son doctorat en 2017 du Département des sciences politiques de l'Université de Toronto. Ses recherches portent sur la migration irrégulière, la gouvernance des migrations, les déplacements, la politique étrangère européenne et l'intégration des réfugiés. Sa thèse de doctorat, intitulée « L’européanisation maligne : Schengen, la gouvernance des migrations irrégulières et l’insécurité en périphérie de l’Europe », examine les effets de la sécurité de la gouvernance européenne des migrations sur les États de transit. Les résultats sont basés sur plusieurs années de travail sur le terrain au Moyen-Orient, en Afrique du Nord, dans les Balkans occidentaux et en Europe. Ses recherches actuelles financées par le CRSH portent sur les nouveaux systèmes de migration irrégulière au Canada. En plus de ses travaux de recherche, il se prononce sur les problèmes de migration et de réfugiés dans les médias comme la BBC, CBC et NBC, ainsi que dans la presse écrite.

Sommaire exécutif

Le présent document d’orientation examine l’appui du Canada au Pacte mondial sur les réfugiés en Amérique centrale, en particulier le Cadre d’action global pour les réfugiés (CAGR), un processus régional lancé sous l’acronyme espagnol MIRPS. Les constatations sont fondées sur des recherches documentaires et des entrevues avec le personnel du gouvernement du Canada, de l’ONU et d’organisations de la société civile qui travaillent auprès des personnes déplacées.

Le Pacte mondial sur les réfugiés sera signé à New York en décembre 2018 après deux ans et demi de consultations. C'est reconnaître que les approches humanitaires traditionnelles à l'égard des populations déplacées sont inapplicables aux situations de déplacement complexes, prolongées et de plus en plus urbanisées. Le CAGR, essentiellement les directives programmatiques du Pacte, appelle à établir un lien entre les programmes humanitaires et les programmes de développement afin de favoriser l'inclusion et l'autosuffisance des personnes déplacées et, parallèlement, d'alléger le fardeau des États hôtes et de les développer.

Le MIRPS, signé par six États d'Amérique centrale, vise à répondre à la crise de déplacement qui se développe rapidement dans les États du Triangle du Nord de l'Amérique centrale (TNAC) - El Salvador, Guatemala et Honduras. La violence criminelle généralisée, les gangs et la faible capacité de l'État ont donné lieu à certains des taux d'homicides les plus élevés au monde. Conjugués aux pressions environnementales et climatiques, les États du TNAC ont d'importantes populations déplacées à l'intérieur du pays et génèrent un nombre croissant de demandeurs d'asile et de réfugiés.

Bien que le Canada ait défini le financement actuel de l'aide humanitaire, de la sécurité et du développement comme s'attaquant aux causes profondes de la migration, il ne s'est pas encore vraiment engagé dans le processus MIRPS et n'a pas la capacité de s'engager sur le plan humanitaire et du développement. Les raisons en sont le cloisonnement de l'action humanitaire et de développement à AMC, la stagnation du budget de développement et l'absence de partenaires étatiques forts, ainsi que la réticence à reconnaître l'ampleur du déplacement.

L'appui au MIRPS permettrait de faire face à une crise humanitaire croissante dans l'hémisphère canadien, de revigorer le multilatéralisme, d'aider le Canada à respecter son engagement à l'égard des objectifs du développement durable et d'atténuer les flux migratoires irréguliers vers le Canada. Ce dernier point est particulièrement important étant donné que les États-Unis vont abroger le statut de protection temporaire pour plus de 350 000 Salvadoriens et Honduriens cette année. En appuyant le MIRPS, on contribuerait à protéger l'avantage du Canada en matière de pouvoir souple en ce qui concerne les questions relatives aux réfugiés et on donnerait un coup de pouce à la candidature du Canada à un siège au Conseil de sécurité de l'ONU.

Pour ce faire, AMC devrait se faire le champion du lien entre l'humanitaire et le développement à l'interne; définir des projets pilotes avec des indicateurs de résultats clairs dans la région avec les populations déplacées internes et internationales en milieu urbain; tirer parti du financement du développement international; inciter les États de la région à reconnaître et mesurer l'ampleur du problème; et offrir des voies complémentaires de réinstallation et de migration de main-d'œuvre.


Dongwoo Kim – Chercheur principal

Dongwoo est chercheur universitaire à la Fondation Asie-Pacifique du Canada. Il a obtenu un baccalauréat avec spécialisation en histoire et en sciences politiques à l'Université de l'Alberta, en 2014, et une maîtrise en sciences politiques à l'Université de la Colombie-Britannique, en 2016. Avant de travailler à la Fondation, M. Dongwoo a passé un an à Beijing dans le cadre du programme Yenching Scholars, où il a obtenu une maîtrise en droit en études chinoises à l'Université de Beijing. Il s'intéresse, dans le cadre de son travail à la Fondation, au libéralisme et à la démocratie et étudie comment les technologies émergentes, en particulier l'intelligence artificielle (IA), touchent la gouvernance, tant à l'échelle nationale qu'internationale. Dans le passé, Dongwoo a été rédacteur en chef de plusieurs publications, et certains de ses articles d’opinion ont été publiés dans le Globe and Mail. Née à Séoul, en Corée du Sud, Dongwoo a vécu en Nouvelle-Zélande, au Nicaragua et aux États-Unis avant de déménager au Canada.

Sommaire exécutif

Le présent projet de recherche examine les politiques d’intelligence artificielle (IA) mises en œuvre en Chine, au Japon et en Corée du Sud. Il s’agit d’une recherche qualitative, fondée sur l’analyse de documents de politiques et sur des entrevues sur place avec des décideurs, des universitaires, des entrepreneurs et d’autres intervenants dans le domaine. Après l’introduction, les politiques d’IA des trois pays seront examinées individuellement, suivies d’une section de recommandations politiques.

Au cours des deux dernières années, la Chine, le Japon et la Corée du Sud ont publié des stratégies nationales d'IA. Bien qu'il existe des différences propres au contexte national, ces stratégies considèrent toutes l'IA comme une technologie clé pour transformer l'économie et la société du pays et, par conséquent, aborder une gamme complète de questions. Plus précisément, ces gouvernements considèrent l'IA comme une solution à la stagnation économique et aux problèmes sociaux. Voici quelques points saillants de ces stratégies :

Le Plan de développement de l'IA de prochaine génération en Chine vise à faire de ce pays « le premier centre mondial d'innovation en IA » et à augmenter la taille de l'industrie de base pour la porter à RMB1T (203,3 G$ CA). Par la suite, les gouvernements locaux, les universités et les acteurs du secteur privé ont collaboré pour atteindre les objectifs fixés par Pékin. Le Plan énonce clairement l'engagement de Beijing à devenir un chef de file en matière d'IA et confirme l'opinion selon laquelle il existe un « duopole » entre la Chine et les États-Unis dans le domaine de l'IA.

Au Japon, dans le cadre du projet Société 5.0 , le cabinet a exprimé son intention d'utiliser les technologies émergentes, en particulier l'IA, pour faire face à la stagnation économique et aux problèmes sociaux existants. À cette fin, le gouvernement a mis sur pied le Conseil stratégique pour la technologie des systèmes autonomes et intelligents , une « tour de contrôle » qui coordonne les efforts intergouvernementaux pour l'IA. Le Conseil a en outre élaboré la Stratégie technologique en matière d'IA , qui assigne trois ministères et leurs instituts nationaux de recherche à collaborer avec le secteur privé pour mener d'autres recherches dans les domaines des soins de santé, de la mobilité et de la productivité, et finalement établir un écosystème pour l'IA d'ici 2030.

Le Comité présidentiel pour la quatrième révolution industrielle (CPQRI) en Corée du Sud a publié I-Korea 4.0 , une stratégie qui vise à stimuler la productivité et à résoudre les problèmes sociaux en appliquant les technologies émergentes, en particulier l'IA, dans 12 secteurs différents de 5 ministères gouvernementaux différents. Dans le cadre de cet objectif, le CPQRIa annoncé sa Stratégie de recherche et de développement en matière d'IA en mai 2018, qui vise à faire de la Corée du Sud l'un des quatre premiers pays d'IA d'ici 2022.

Ces stratégies d'IA sont exhaustives et visent à coordonner les ressources existantes pour faire avancer la recherche et le développement (R-D) et l'application de l'IA, ce qui démontre qu'elles s'inscrivent dans la continuité des stratégies nationales de développement qui ont favorisé la croissance économique rapide et la modernisation dans chaque État. Il est donc clair que ces pays considèrent le développement de l'IA dans le contexte de la concurrence mondiale, soulignant l'émergence de l'IA en tant qu'espace géopolitique et l'urgence pour le gouvernement du Canada d'aborder cette technologie d'une manière globale.


Jennifer Lee – Chercheuse principale; Sue Sriprom – Collaboratrice; Maka Mohamed – Collaboratrice

Jennifer Lee est étudiante en maîtrise à l'École des affaires internationales Norman Paterson, spécialisée en politique économique internationale. Elle a récemment reçu le prix de recherche Mitacs Globalink pour son projet intitulé « Gérer la migration des talents pour l'innovation et la croissance : le cas d'Israël » (Martin Geiger, migrationforinnovation.info). Jennifer travaille actuellement à Affaires mondiales Canada (Santé et nutrition) et a un intérêt marqué pour la recherche en affaires internationales et les questions économiques.

Sue Sriprom fait actuellement une maîtrise en politique publique et en administration à l’Université Carleton. Les tendances migratoires mondiales, le développement socioéconomique et les politiques environnementales sont ses domaines d’intérêt. Elle travaille comme analyste des politiques à la Direction des politiques stratégiques d’Environnement et Changement climatique Canada. Son travail consiste à mettre en œuvre une stratégie de données axée sur la culture de l’intelligence artificielle, l’apprentissage machine et les mégadonnées dans le but d’améliorer le rendement organisationnel. De plus, elle occupe le poste de présidente du corps étudiant de l’École de politique publique et d’administration, en plus de faire partie du conseil d’administration d’Ottawa Biosphere Eco-city.

Maka Mohamed est étudiante de deuxième cycle en politique publique et en administration à l'Université Carleton. Elle s'intéresse à l'immigration et à la citoyenneté, à l'analyse comparative entre les sexes et à la politique étrangère. À l'heure actuelle, Maka termine son programme de travail coopératif à Transports Canada et travaille de concert avec son gestionnaire de programme à l'élaboration et à la mise en œuvre d'une directive et de normes relatives à la gestion de l'information.

Sommaire exécutif

En juillet 2017, la Chine a publié son « Plan de développement de l’intelligence artificielle de prochaine génération ». Entre autres objectifs stratégiques, la Chine prévoit « participer activement à la gouvernance mondiale de l’IA » en élaborant des lois, des règlements et des normes éthiques qui favorisent le développement de l’IA.

Le présent document de recherche analyse l'approche de la Chine à l'égard de la gouvernance mondiale de l'intelligence artificielle et fait ressortir les répercussions transfrontalières pour le Canada dans les domaines de l'industrie, du commerce, de la sécurité et de la migration. En décrivant les avantages comparatifs du Canada dans le domaine de l'intelligence artificielle, ce projet de recherche vise à renforcer l'engagement du Canada avec la Chine dans le développement de la gouvernance mondiale de l'intelligence artificielle. Nous avons cerné quatre domaines dans lesquels l'approche chinoise de la gouvernance mondiale de l'intelligence artificielle ne correspond pas aux intérêts canadiens :

Mobilisation et fidélisation des talents .

La recherche a donné lieu aux recommandations suivantes :


Ben O’Bright – Chercheur principal

Ben O'Bright est un doctorant de l'Université Dalhousie qui étudie la politique et la gouvernance des sciences et de la technologie. Il est aussi diplômé de la London School of Economics and Political Science. Il est actuellement chercheur postdoctoral avec plusieurs groupes de réflexion et établissements universitaires et est consultant en développement international, principalement en Afrique subsaharienne. Ses travaux portent sur les liens entre les sciences et les technologies émergentes et les domaines de la politique et du développement.

Josh Boyter – Collaborateur

Josh Boyter s'est joint à l'Initiative Enfants Soldats de Roméo Dallaire en tant que directeur des communications en août 2013. Avant son rôle à l'Initiative Dallaire, il était coordonnateur de la sensibilisation des jeunes pour l’organisme Journalistes pour les droits humains, à Toronto. Il est titulaire d'un baccalauréat ès arts spécialisé en études du développement international et en anthropologie sociale, ainsi que d’une maîtrise ès arts en études du développement international de l'Université Dalhousie. Ses recherches portent sur les liens entre le développement et les médias.

Sommaire exécutif

En l’espace de dix ans à peine, la cryptomonnaie est passée d’une monnaie électronique naissante à un système actif de transactions financières en dehors des auspices traditionnels des banques et autres institutions. La popularisation croissante de la cryptomonnaie a conduit à une exploration prudente, mais ouverte de la capacité et du potentiel de ces outils pour le développement international.

Le présent document d'orientation vise à examiner les applications possibles des actifs numériques décentralisés, ou cryptomonnaies, dans la mise en œuvre de la Politique d'aide internationale féministe du Canada, en particulier en faisant appel à des sources de financement non traditionnelles. L'une des questions centrales du présentdocument d'orientation est de savoir si Affaires mondiales Canada peut tirer parti des cryptomonnaies et des premières émissions de cryptomonnaiespour susciter une nouvelle collaboration avec des partenaires financiers non traditionnels, y compris des particuliers canadiens?

Le document d'orientation est organisé en trois parties distinctes : l'introduction du concept de cryptomonnaie, l'attraction de nouveaux partenaires et la démocratisation du financement du développement. La première section explore à un haut niveau les principes conceptuels, techniques et de valeur clés qui sous-tendent la cryptomonnaie. La deuxième section examine comment la cryptomonnaie peut être utilisée pour inciter de nouveaux partenaires à contribuer au financement du développement international, en particulier par le biais de concepts tels que la cryptophilanthropie et l'impact économique. Enfin, le document d'orientation présente une analyse de la démocratisation du financement du développement, dont un examen des possibilités et des conséquences de ce phénomène pour le gouvernement du Canada en ce qui concerne l'utilisation de la cryptomonnaie comme outil de financement.

Le présent document d'orientation se termine par deux recommandations générales à l'intention du gouvernement du Canada en vue d'attirer de nouveaux partenaires et d'exploiter la démocratisation du financement du développement en ce qui a trait à la question générale de l'utilisation de la cryptomonnaie pour réaliser la Politique d'aide internationale féministe du Canada.

Premièrement, le présent document d'orientation suggère que le gouvernement du Canada peut utiliser le récit de l'impact de l'économie comme moyen d'inciter les personnes du milieu de la cryptomonnaie à se joindre aux initiatives de financement mixte ou public-privé. Le document soutient que le gouvernement devrait examiner de près sa capacité d'apporter un soutien à la fois direct et complémentaire au milieu de la cryptomonnaie, le pilotage de cas d'utilisation, la diffusion des pratiques exemplaires, l'examen du paradoxe de la réglementation gouvernementale; de plus, l'examen de l'utilisation de la réglementation fondée sur des principes sont des étapes qui peuvent être entreprises.

Deuxièmement, le présent document d'orientation propose qu'en utilisant des concepts et des pratiques, notamment la démocratisation de l'aide au développement, les fonctionnaires peuvent tirer parti des pratiques exemplaires du financement à grande échelle et de la capacité des premières émissions de cryptomonnaiesà mettre directement en contact les bailleurs de fonds et les bénéficiaires afin d'encourager les Canadiens à contribuer directement aux budgets et priorités des programmes de développement. Cette suggestion s'inscrit dans le cadre de la mise en garde implicite et de la suggestion de diriger en arrière-plan, car un leadership et une bureaucratie onéreux pourraient dissuader de nouveaux partenaires potentiels.


Michaela Pedersen Macnab – Chercheuse principale

Michaela est doctorante au Département des sciences politiques à l'Université de Toronto, et chercheure en politiques à l'Institut chinois de l'Université de l'Alberta. Ses recherches portent sur la gouvernance environnementale internationale et la souveraineté des données, avec un accent particulier sur la politique chinoise. En 2017, elle a participé aux travaux menés dans le cadre de deux bourses de recherches en Chine continentale et à Taïwan, où elle a mené des recherches sur la stratégie climatique nationale de la Chine et sur les écarts dans l’application des normes de réduction des émissions de carbone en Asie. Elle a été consultante en matière de gouvernance auprès de diverses municipalités de l’Ouest canadien et contribue au magazine numérique Options politiques. Auparavant, Michaela a obtenu une maîtrise en sciences politiques de l'Université de Colombie-Britannique et un baccalauréat en études environnementales de l'Université de l'Alberta.

Sommaire exécutif

Les débris spatiaux sont des objets fabriqués par l’homme qui se trouvent dans l’orbite basse ou géostationnaire de la Terre. Contrairement à la pollution terrestre, les débris spatiaux ne se décomposent pas (habituellement) et augmentent à chaque collision. On suppose qu’une seule collision entre une infrastructure spatiale et des débris pourrait provoquer une cascade de collisions qui rendrait impossible toute activité humaine dans l’espace. Bien que le Canada ait fait des progrès sur cette question, il pourrait faire davantage pour atténuer l’accumulation future de débris spatiaux et pour mettre au point une technologie permettant d’éliminer activement les débris et de prévenir la militarisation de l’espace.

Le présent document recommande ce qui suit :

  1. Le Canada devrait harmoniser ses politiques d'atténuation et d'évitement des collisions avec les normes d'atténuation de 2014 de l'ASE, mettre en œuvre des politiques d'assainissement et inciter les autres pays à faire de même.
  2. Le Canada devrait conclure des partenariats formels d'élaboration conjointe dans le but de décourager l'élaboration en vase clos de technologies actives d'élimination « à double usage ».
  3. Le Canada devrait chercher à clarifier les ambiguïtés en matière de responsabilité et de compétence dans les cadres juridiques existants et appuyer les nouveaux programmes spatiaux afin de réduire le fardeau de responsabilité des économies émergentes.


Nathan Sears – Chercheur principal

Nathan Alexander Sears est doctorant en sciences politiques à l'Université de Toronto, et il détient une maîtrise en relations internationales de la Norman Paterson School of International Affairs de l’Université Carleton. De 2012 à 2016, il a enseigné les relations internationales à l'Université Las Américas à Quito, en Équateur. Ses intérêts en matière de recherche sont, entre autres, la théorie des relations internationales, la sécurité internationale, les politiques des grandes puissances et les risques de catastrophes mondiales. Sa thèse de doctorat a pour objectif d'explorer la nature de la politique mondiale à l'ère des menaces existentielles.

Sommaire exécutif

Le présent document d’orientation examine le défi politique international du « risque catastrophique mondial » (RCM), ou menaces de portée mondiale, d’intensité catastrophique et dont la probabilité n’est pas négligeable. On y montre que les êtres humains sont confrontés à la prolifération de scénarios de RCM qui, au maximum, menacent la civilisation et la survie humaine au XXIe siècle. L’éventail des scénarios de RCM comprend un certain nombre de menaces anthropiques, comme les armes nucléaires, les changements climatiques, la biotechnologie, la géoingénierie, la nanotechnologie et l’intelligence artificielle. Malgré le large éventail de scénarios de RCM, il existe d’importants chevauchements dans les mesures de prévention et d’atténuation à la disposition des décideurs, ainsi que des possibilités de coordination des politiques internationales en matière de réduction de la menace du RCM.

Recommandations :


Julia Smith – Chercheuse principale

Julia Smith est chercheure universitaire postdoctorale à la Faculté des sciences de la santé de l'Université Simon Fraser. Elle détient un doctorat en études de la paix de l'Université de Bradford, au Royaume-Uni. Ses intérêts de recherche portent sur la politique de santé mondiale et le rôle des acteurs non-étatiques dans la santé et le développement. Elle est l'auteure de plus d'une douzaine de publications évaluées par des pairs, ainsi que du livre The Role of Civil Society in the Global Response to HIV/AIDS. Julia a enseigné à la Faculté des sciences de la santé et au Département de sciences politiques de l'Université Simon Fraser, ainsi qu'au Département des sciences politiques de l’École polytechnique de Kwantlen. Ses intérêts en matière de recherche et d'enseignement incluent l'industrie du tabac, la santé sexuelle et génésique, les droits de la personne et la théorie féministe. Diplômée du programme Rotary World Peace Fellow, elle a travaillé en Afrique, en Europe et en Amérique du Nord.

Sommaire exécutif

Malgré des efforts renouvelés pour améliorer la sécurité sanitaire mondiale, les acteurs de la santé mondiale et les États luttent pour répondre aux menaces actuelles et ne sont pas préparés à de futures épidémies. Les réponses passées n’ont pas tenu compte de la façon dont les épidémies touchent différemment les femmes, les hommes et les groupes marginalisés. Afin d’éclairer l’amélioration des politiques de préparation aux épidémies, le présent rapport applique une approche fondée sur l’analyse comparative entre les sexes plus (ACS+) pour cerner les lacunes des politiques et formuler des recommandations. L’ACS+ est un outil d’analyse utilisé pour évaluer comment divers groupes de femmes, d’hommes et de groupes marginalisés peuvent faire l’expérience des politiques, programmes et initiatives.

Lacunes politiques au niveau mondial :

Lacunes politiques au niveau national :

Lacunes politiques au niveau local :

Le moment est bien choisi pour promouvoir une approche ACS+ en matière de préparation aux éclosions de maladies, et le Canada est bien placé pour diriger les initiatives stratégiques connexes. Ce faisant, non seulement le Canada se fera le champion du droit à la santé pour ceux qui en ont le plus besoin, mais il améliorera également la sécurité sanitaire mondiale.

Recommandations

  1. Plaider en faveur de la création d'un point focal pour l'égalité des sexes au sein du Conseil mondial de suivi de la préparation.
  2. Plaider en faveur de l'inclusion des indicateurs de genre dans le cadre de l'évaluation externe conjointe.
  3. Promouvoir et financer des rapports alternatifs sur le Règlement sanitaire international.
  4. Tirer parti de l'expérience acquise dans le domaine du maintien de la paix pour éclairer l'engagement du secteur de la sécurité
  5. Financer le renforcement des systèmes de santé qui intègre l'ACS+.
  6. Promouvoir l'adoption de l'ensemble minimal de services initiaux pour la santé en matière de reproduction pendant les interventions en cas de flambée épidémique.
  7. Fournir un soutien, par l'entremise de programmes et de partenariats bilatéraux, aux programmes de soins à domicile et de promotion de la santé qui appliquent une approche ACS+.


Chris Walker – Chercheur principal

Chris Walker est candidat au doctorat des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC), au Département des études en développement international de l'Université Saint Mary's. Ses recherches et publications ont porté sur les politiques de développement international, la coopération Sud-Sud, les accords médicaux bilatéraux, la santé mondiale, l’éducation médicale, l’évaluation et les politiques des systèmes de santé, l’économie politique de la santé et du développement, ainsi que sur la capacité des modes de soins de santé chez les populations rurales, pauvres et marginalisées. Il a mené des recherches au Timor-Leste, à Cuba, au Venezuela et partout au Canada.

Sommaire exécutif

Bien que le Canada ne soit peut-être pas en mesure de rivaliser avec d’autres grandes économies de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) pour ce qui est de l’aide des donateurs, la coopération trilatérale (CT) est une modalité de développement possible pour atteindre les objectifs de développement durable (ODD) du Programme 2030 ainsi que pour élargir les droits des femmes et des filles et les résultats de développement conformément à la Politique étrangère féministe du Canada. En tant que modalité de développement, la CT peut facilement être qualifiée de canadienne, surtout compte tenu de la longue histoire du multilatéralisme au Canada. Le Canada a également pris l’initiative d’un grand nombre de conférences, d’ateliers et d’articles importants qui explorent le potentiel de cette modalité. Elle s’applique en particulier à l’ODD 17, renforce les moyens de mise en œuvre et revitalise le partenariat mondial pour le développement durable, tout en offrant, si elle est bien gérée, la possibilité de réaliser l’ODD 5, l’égalité des sexes.

Le Canada semble apte à aligner ces objectifs du Programme 2030 dans une région où les intérêts stratégiques et les ressources du Canada sont importants. L'Amérique latine est peut-être l'une des régions les plus importantes à cet égard et a longtemps été au cœur du développement canadien, mais elle présente des défis uniques pour la Politique étrangère féministe du Canada - en particulier la culture machiste dominée par les hommes. Aligner ces intérêts sur une approche féministe de politique étrangère qui semble aller à l'encontre du grain culturel de la région peut sembler décourageant. Cependant, la coopération technique peut être l'une des modalités de développement les plus importantes pour surmonter ce défi avec le bon partenaire pivot, idéalement un partenaire qui a de solides antécédents de succès dans la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) et des ODD. De plus, il serait avantageux de trouver un partenaire qui a aussi des antécédents et des connaissances en matière de machisme stimulant, ce qui est un sujet de préoccupation clé que le Canada ne connaît peut-être pas ou avec lequel il est incapable de composer.

Cuba a le potentiel d'être un partenaire clé efficace de la CT à cet égard. Ses institutions fortes, telles que la Federación de MujeresCubanas (FMC) [fédération des femmes de Cuba] et le CentroNacional de EducaciónSexual (CENESEX) [centre national de l'éducation sexuelle], y compris leurs fortes dirigeantes, ont toutes été en première ligne pour étendre un programme féministe fort dans tout le pays et pour s'assurer que cela fasse partie de leurs approches de coopération Sud-Sud, indépendamment de la situation géographique. Si le Canada espère façonner la culture par son approche féministe du développement, il a besoin non seulement de ressources et de capital humain, mais aussi de connaissances et d'une expérience contextuelles profondes pour affronter les normes dominées par les hommes du machisme.

Il semble y avoir un fort alignement entre le Canada et Cuba. Ce pays a réussi à atteindre les OMD, a déjà atteint les ODD sur l'égalité des sexes, la santé, l'éducation et l'environnement, a une longue histoire de remise en question des politiques, des institutions, des normes et de la culture du machisme dominées par les hommes, ainsi que la plus forte approche féministe en Amérique latine. Il est également stratégiquement positionné dans toute l'Amérique latine avec des accords de coopération Sud-Sud établis dans la plupart des pays. Cuba semble également être considérée comme un partenaire sûr de la CT par de nombreux autres pays de l'OCDE, dont l'Australie, l'Allemagne et le Japon, ainsi que par des organisations intergouvernementales comme les Nations Unies (ONU), l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) et l'Organisation panaméricaine de la santé (OPS). Il est important de noter qu'après plusieurs discussions avec des experts et des universitaires au sujet de Cuba, il semble que ce pays cherche également à étendre ses accords de coopération technique. Ainsi, le Canada peut potentiellement bénéficier des connaissances, de l'expérience, des ressources, de l'expertise et du capital humain de Cuba pour étendre ses objectifs de politique étrangère féministe à toute l'Amérique latine. Le mémoire qui suit met en lumière les raisons pour lesquelles la CT féministe entre le Canada et Cuba dans la région de l'Amérique latine devrait être envisagée.

Date de modification: