Sélection de la langue

Recherche

Concours d’idées de politique internationale 2019 - Les gagnants du concours

Aishwarya Babu
Approche féministe du financement de l’adaptation – Résumé

Aishwarya Babu a récemment obtenu une maîtrise en gestion de la durabilité de l'Université de Toronto et travaille actuellement comme analyste des politiques à Ressources naturelles Canada. Étant consciencieuse sur le plan éthique, elle se concentre sur l'environnementalisme par le biais de son style de vie. Après avoir travaillé dans le domaine de la conception environnementale pendant plus de 4 ans, il est devenu évident pour Aishwarya que des solutions participatives sont essentielles pour bâtir des communautés fortes et stables. Sa participation antérieure à des charrettes de conception sur l'accessibilité, la santé des occupants et la résilience aux catastrophes l'a amenée à servir le mouvement de l'infrastructure durable. Sa thèse récente identifie les caractéristiques techniques et fonctionnelles qui influencent le potentiel de réutilisation des composants du bâtiment. En tant que partisane de politiques climatiques durables et progressistes, sa vision à long terme est de jouer un rôle d'intermédiaire plus important dans le financement de la lutte contre le changement climatique et de poursuivre le travail d'élaboration des politiques fédérales en matière d'efficacité des ressources.

Le projet du CIPI d'Aishwarya explorera les instruments financiers pour l'adaptation climatique face aux inondations.

Sommaire exécutif

La Politique d’aide internationale féministe du Canada (PAIFC) souligne le rôle crucial de l’égalité des sexes et de la participation active des femmes dans la promotion des objectifs de développement durable ; elle situe implicitement le féminisme au premier plan et au centre de la justice climatique. Dans le présent mémoire, on explique les raisons pour lesquelles on utilise une approche féministe pour éclairer les interventions internationales qui soutiennent l’adaptation climatique. On y expose les principes de l’écologie politique féministe qui établissent des liens entre les inégalités de genre intersectorielles et le changement environnemental. On y appelle à des stratégies de soutien dans le cadre des modèles de financement des subventions et contributions basées sur les résultats pour optimiser les programmes actuels et futurs d’AMC, tout en augmentant la participation et l’autonomisation des femmes lors du renforcement de la capacité d’adaptation.

On fait les recommandations suivantes dans le mémoire :

  • Développer un discours et plaider pour une meilleure intégration des principes féministes dans la PAIFC (c.-à-d. analyse intersectorielle, relations de pouvoir et discrimination systématique, etc.)
  • Établir une base de données probantes sur les interactions sexospécifiques entre l’environnement, l’économie et la politique à l’échelle individuelle ou collective.
  • Utiliser des cartes de taux de résultats plus élevés pour éclairer les exercices de planification à moyen terme et inciter les fournisseurs de services engagés à atteindre des jalons. Intensifier les programmes de soutien à l’adaptation climatique en utilisant des mécanismes de financement intégrateurs.
  • Collaborer avec d’autres acteurs de l’écosystème du financement climatique et élaborer des stratégies interdépendantes pour améliorer l’efficacité des subventions et contributions axées sur les résultats.
  • Utiliser des méthodes participatives dans la prestation des programmes pour acquérir des connaissances locales et élaborer des résultats adaptés aux sexes pour l’adaptation au climat.

Daniel Ribi
Propriété anonyme d’actifs et évasion fiscale à l’étranger : Une approche politique pour lier les entités juridiques à leurs propriétaires bénéficiaires

Daniel Ribi est étudiant diplômé et assistant d'enseignement à l'Université Carleton, où il termine une maîtrise en politique et administration publiques. Il détient un baccalauréat spécialisé en histoire et relations internationales de l'Université de la Colombie-Britannique. Ses recherches portent sur l'utilisation de la politique fiscale comme outil pour s'attaquer aux inégalités de revenu contemporaines et aux défis de la fuite des capitaux et de la finance offshore. Daniel a travaillé à la Direction de la politique internationale et commerciale d'Innovation, Sciences et Développement économique Canada et se joindra au Bureau du dirigeant principal de l'information du Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada à l'automne.

Le projet du CIPI de Daniel explorera la propriété anonyme d'actifs.

Sommaire exécutif

L’évasion fiscale à l’étranger est une caractéristique croissante du système financier mondial. Bien que les décideurs soient de plus en plus conscients de l’ampleur du problème, les récents efforts de politique internationale pour lutter contre l’évasion fiscale à l’étranger n’ont guère été couronnés de succès.

Un des principaux facteurs limitant les approches politiques existantes est la capacité des acteurs du système financier de dissimuler la propriété effective des actifs par le recours à des entités juridiques. Les mesures que le gouvernement du Canada peut prendre pour atténuer l’évasion fiscale à l’étranger sont les suivantes :

  • renforcer les exigences relatives à la propriété effective dans la Loi canadienne sur les sociétés par actions (LCSA);
  • veiller à ce que les sociétés connaissent leurs obligations en vertu des nouvelles modifications de la LCSA et soient en mesure de les respecter;
  • améliorer l’accès aux renseignements sur la propriété des sociétés canadiennes grâce à un système d’interconnexion des registres des sociétés;
  • préconiser l’adoption d’un système commun d’identification des sociétés dans les forums internationaux.

Deanna Matthews – Chercheuse principale Prachi Srivastava – Collaborator
La politique d’aide internationale féministe du Canada et la participation du secteur privé

Deanna Matthews est actuellement candidate au doctorat de première année (voie accélérée) dans le programme Critical Policy, Equity, and Leadership Studies de l'Université Western Ontario. Ses recherches en éducation et en développement international portent sur le financement de l'éducation, l'équité et la contribution des acteurs privés non étatiques à la réalisation de l'objectif 4 du développement durable. Elle est assistante de recherche dans le cadre d'un programme de recherche financé par les subventions Savoir du CRSH sur les acteurs privés non étatiques et le droit à l'éducation (chercheuse principale, Dre Prachi Srivastava). Elle a travaillé comme analyste des politiques au Bureau du Conseil privé, à la Division de la santé publique environnementale de Santé Canada et au Programme d'adaptation au changement climatique et à la santé. En tant qu'Anihshinininiihkwe, sa passion pour l'éducation équitable découle de son travail avec Mikinakoos (Little Turtle) Children's Fund, un organisme de bienfaisance des Premières nations au service des enfants autochtones vivant dans des collectivités éloignées du Nord de l'Ontario. Elle a également été ambassadrice étudiante auprès d'Enseigner pour le Canada et mentor de leadership auprès de jeunes des Premières nations et Métis de l'Alberta.

Le projet du CIPI de Deanna, en collaboration avec sa collaboratrice Dre. Prachi Srivastava, explorera la cartographie de la participation du secteur privé à l'éducation et la façon dont le Canada peut maximiser son impact.

Sommaire exécutif

Le présent mémoire vise à éclairer les mesures possibles compte tenu de deux évolutions importantes dans la stratégie d’aide internationale du Canada - l’engagement pris de consacrer 400 millions de dollars à l’éducation des filles et des femmes suite à la Déclaration de Charlevoix sur l’éducation de qualité pour les filles, les adolescentes et les femmes dans les pays en développement et la stratégie d’établissement de partenariats avec le secteur privé dans le cadre de la Politique d’aide internationale féministe. Le mémoire s’appuie sur une analyse originale des données sur les activités des fondations privées et des investisseurs à impact social du secteur privé dans le domaine de l’éducation des filles et des femmes en Asie de l’Est et dans la région du Pacifique et de l’Asie du Sud, en s’appuyant sur une base de données régionale des investisseurs du secteur privé plus vaste.

L’analyse montre que l’éducation des filles et des femmes est un domaine prioritaire mal desservi. Il s’agit d’un domaine urgent qui n’a pas été atteint par l’action politique dans les régions, ainsi que dans les pays à faible revenu et les pays d’Asie où il existe des disparités entre les sexes dans le domaine de l’éducation. Les priorités actuelles du sous-secteur de l’éducation et du domaine des programmes en Asie par les investisseurs philanthropiques et à impact social correspondent à l’orientation de la PAIF. L’éducation des adultes, l’éducation de base et l’éducation permanente, d’une part, et l’enseignement secondaire, d’autre part, étaient les deux principaux secteurs visés par les initiatives analysées. Les compétences, la transition en milieu de travail et l’éducation permanente, la sensibilisation et l’accès à l’éducation constituaient les principaux domaines des programmes. Le suivi des flux financiers et des acteurs spécifiques dans les partenariats avec le secteur privé est entravé par le manque de données cohérentes et accessibles au public. L’opacité des partenariats peut avoir des répercussions critiques sur la mobilisation du Canada à l’égard de l’éducation des filles et des femmes, compte tenu des préoccupations plus générales associées au partenariat avec les acteurs du secteur privé.

Recommandations

  • Agir rapidement pour étendre l’intervention du Canada dans l’éducation des filles et des femmes dans les contextes de conflits, les pays à faible revenu et les pays d’Asie où il existe des écarts entre les sexes en matière d’éducation.
  • Examiner de façon critique la pertinence des partenariats comme stratégie appropriée. Si le partenariat est jugé viable, être explicite sur les types d’acteurs privés avec lesquels Affaires mondiales Canada s’associera et/ou qu’il appuiera au moyen de partenariats officiels pour l’éducation des filles et des femmes.
  • Compte tenu de la modalité articulée par la PAIF pour conclure des partenariats avec le secteur privé, entreprendre des exercices pour assurer la transparence à l’égard du public de tout partenariat en matière d’éducation des filles et des femmes, y compris la composition des acteurs dans les partenariats et les flux financiers.

Ghazaleh Jerban
Protection des savoirs traditionnels : Le Canada peut regrouper les femmes, le commerce, la propriété intellectuelle et le développement durable sous un même toit

Ghazaleh Jerban est candidate au doctorat à la Faculté de droit de l'Université d'Ottawa et membre du Centre for Law, Technology and Society de l'Université d'Ottawa. Ses recherches portent sur les aspects sexospécifiques du droit de la propriété intellectuelle. Sa thèse examine la question de la protection internationale des savoirs traditionnels dans une perspective de genre. Elle a obtenu un certain nombre de stages et de bourses prestigieux, dont celui du bureau de liaison de l'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle auprès des Nations Unies. Elle a reçu plusieurs bourses d'études et est actuellement titulaire de la bourse de doctorat du Centre for International Governance Innovation (CIGI). En 2018, elle a obtenu la première bourse de recherche Ingenium-Université d'Ottawa en genre, sciences et technologie.

Le projet IPIC de Ghazaleh explorera la protection des connaissances traditionnelles dans le contexte de la propriété intellectuelle.

Sommaire exécutif
  • La protection des savoirs traditionnels (ST) est l’un des sujets les plus controversés du régime international de propriété intellectuelle (PI). Les gouvernements nationaux et les organisations internationales qui s’occupent des ST devraient prêter attention aux aspects sexospécifiques de la question en raison du lien important qui existe entre les ST, les femmes et le développement durable. Les savoirs traditionnels des femmes autochtones et des femmes des communautés locales sont essentiels à la réalisation des objectifs de développement durable (ODD).
  • Les politiques et les initiatives qui ignorent le rôle des femmes autochtones et des femmes des communautés locales dans les savoirs traditionnels peuvent avoir de graves conséquences pour la survie et le développement des peuples autochtones et des communautés locales et pour les savoirs traditionnels eux-mêmes en tant que corpus de connaissances dynamiques et vivants. Les décideurs politiques en matière de savoirs traditionnels devraient repenser le fond et le processus des débats sur la protection des savoirs traditionnels pour faire en sorte que la contribution des femmes autochtones et des femmes des communautés locales au système des savoirs traditionnels soit reconnue et que les avantages de leurs savoirs traditionnels leur reviennent tout en renforçant le développement socio-économique de leurs communautés.
  • Les instances nationales et internationales, notamment le Comité intergouvernemental de la propriété intellectuelle relative aux ressources génétiques, aux savoirs traditionnels et au folklore de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI), devraient intégrer la dimension de genre dans leurs travaux sur la protection des savoirs traditionnels, de sorte que tout futur instrument de protection des savoirs traditionnels réponde aux besoins des femmes autochtones et des femmes des communautés locales.
  • L’importance économique des savoirs traditionnels et leur valeur commerciale en font un outil de développement durable et d’autonomisation économique des femmes, en particulier à la lumière de la récente Déclaration sur le commerce et l’autonomisation économique des femmes de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Étant donné l’importance et le potentiel des savoirs traditionnels des femmes autochtones et des femmes des communautés locales pour le développement durable, la protection juridique des savoirs traditionnels devrait être complétée par des politiques commerciales inclusives qui intègrent les femmes autochtones et les femmes des communautés locales dans les politiques plus générales de commerce et de développement.
  • Les savoirs traditionnels étant une ressource sous-utilisée dans le processus de développement, leur protection et leur promotion sous la forme de micro, petites et moyennes entreprises (MPME) peuvent contribuer à réduire la pauvreté et à autonomiser les femmes grâce à la commercialisation de produits et de services basés sur les savoirs traditionnels. En fait, les activités des femmes autochtones et des femmes des communautés locales fondées sur les savoirs traditionnels au niveau microéconomique peuvent et doivent être prises en compte dans l’analyse du rôle des femmes dans le commerce et l’autonomisation économique des femmes au niveau macroéconomique.
  • Pour permettre aux femmes de maximiser leurs contributions au processus de développement durable fondées sur les ST, les acteurs nationaux et internationaux devraient élaborer des lois et des politiques qui offrent aux femmes autochtones et aux femmes des communautés locales une reconnaissance, un espace pour présenter leurs connaissances et des possibilités au moyen de politiques commerciales inclusives.
  • Le développement de MPME basées sur les ST est un précurseur nécessaire à la poursuite de l’autonomisation économique des femmes autochtones et des femmes des communautés locales. Leur accès au financement, aux chaînes de valeur et aux marchés devrait être amélioré par des politiques commerciales favorables. Les femmes autochtones et locales détentrices de savoirs traditionnels et praticiennes au sein des peuples autochtones et des communautés locales devraient être intégrées dans le système commercial international, car elles sont de véritables contributrices et protagonistes de leur propre développement et non pas simplement des bénéficiaires passives de l’aide nationale et étrangère.

Grace Jaramillo
Question de politique : Garantir un écosystème mondial pour les supergrappes canadiennes au moyen de politiques étrangères, commerciales et de développement international

Grace Jaramillo est titulaire d'une bourse de recherche postdoctorale au Département de science politique de l'Université de la Colombie-Britannique et gestionnaire de programme temporaire du commerce, de l'investissement et de l'innovation à la Fondation Asie Pacifique. Après avoir obtenu son doctorat de l'Université Queen's, elle a obtenu une bourse postdoctorale du CRSH pour étudier les retombées institutionnelles des accords de libre-échange dans les Amériques. Elle a passé la première année à la Balsillie School of International Affairs de l'Université de Waterloo, puis elle a déménagé à Vancouver pour terminer ses recherches sur les négociations du PCT-TA. Sa thèse de doctorat portait sur l'économie politique de la politique industrielle, étudiant la transition institutionnelle de la politique industrielle traditionnelle vers des politiques horizontales centrées sur le développement des grappes et les chaînes de valeur mondiales. Avant de s'installer au Canada, elle était une chercheuse chevronnée en relations internationales, nommée deux fois sur la liste annuelle des " 20 jeunes penseurs les plus éminents d'Amérique latine " par la Banque de développement de l'Amérique latine, la CAF.

Le projet du CIPI de Grace explorera une stratégie de diversification commerciale axée sur les supergrappes.

Sommaire exécutif

Le 22 mars 2017, le gouvernement du Canada a officiellement lancé l’Initiative des supergrappes technologiques en allouant 950 millions de dollars sur cinq ans dans le budget fédéral de cette année-là. L’Initiative est devenue le plus important partenariat public-privé visant à stimuler l’innovation dans l’histoire du Canada, en égalant à raison d’un dollar pour un dollar les investissements faits par le secteur privé pour créer des technologies de pointe en matière de fabrication, de production et d’innovation. Le rendement prévu des investissements était la création de 50 000 emplois et de 50 milliards de dollars de revenus au cours des 10 prochaines années. Avant tout, cette politique recoupe la conclusion d’un ensemble d’accords de libre-échange comme l’AECG, celui conclu avec la Corée du Sud, l’ACEUM et, le plus ambitieux, le Partenariat transpacifique global et progressif (PTPGP). Le 30 novembre 2018, le PTPGP a ouvert des marchés équivalant à 14 % du PIB mondial dans 11 pays de la région Asie-Pacifique. Sur le plan stratégique, le fait que les États-Unis se soient retirés de cet accord et d’autres efforts de libéralisation donne au Canada une occasion unique en son genre. On aura peut être deux ans pour tirer parti des efforts d’innovation du Canada en créant 1) une influence et un effet de levier auprès des premiers adoptants des innovations technologiques des supergrappes, créant ainsi très tôt de solides créneaux d’exportation, 2) des liens solides d’investissement, d’innovation et de partenariat avec les entreprises du PTPGP intéressées à investir dans les supergrappes canadiennes. La raison est claire : le PTPGP présente des avantages comme aucun autre accord de libre-échange en termes d’ouverture des marchés des services, de règles d’origine moins strictes qui favorisent la création de chaînes de valeur régionales et de ses normes élevées en matière de droits de propriété intellectuelle. Des accords comme l’AECG et l’ACEUM pourraient également servir de zones d’expansion après avoir piloté un tel programme dans les pays du PTPGP.


Jonathan Kandelshein – Chercheur principal Sydney Reis – Collaborator
Le respect des droits de l’homme à l’ère de la prolifération des biens à double usage

Jonathan Kandelshein est étudiant à la maîtrise à la Norman Paterson School of International Affairs de l'Université Carleton où il se concentre sur la politique de sécurité et de défense. Outre ses recherches sur l'application de l'intelligence artificielle à des questions stratégiques, il a également mené des recherches sur les campagnes de désinformation étrangères. Diplômé de la faculté de droit de Yale, Jonathan a pratiqué le droit à New York et à Dallas, au Texas, pendant six ans avant d'étudier au NPSIA. Il a obtenu son baccalauréat à l'Université Yeshiva, où il a obtenu un baccalauréat avec mention très bien en lettres classiques et en économie. Au printemps 2019, il a effectué un stage au sein du groupe des politiques du ministère de la Défense nationale, où il a participé à l'étude de questions touchant l'Amérique latine et les Caraïbes. Il est actuellement étudiant dans le cadre d'un programme coopératif d'été à Sécurité publique Canada.

Le projet du CIPI de Jonathan, en collaboration avec sa collaboratrice Sydney Reis, explorera les moyens de contrer les menaces à la démocratie par le développement de l'IA.

Sommaire exécutif

Dans le contexte de l’évolution rapide de la technologie et dans le cadre du régime d’exportation actuel, les pays occidentaux comme le Canada agissent comme catalyseurs des violations des droits de la personne par les États répressifs. Des technologies à double usage comme la reconnaissance faciale et vocale, les pare-feu et le suivi de la localisation par GPS sont mises au point par des sociétés occidentales et vendues à des gouvernements oppressifs. En raison de l’identité du Canada en tant que pays qui défend les droits de la personne à l’échelle nationale et internationale, et de son statut de signataire de la Déclaration universelle des droits de l’homme des Nations Unies et du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, le Canada a l’obligation de reconnaître les technologies à double usage comme une considération supplémentaire au régime actuel des droits de la personne.

Bien que le Canada soumette actuellement les « biens à double usage » - tels qu’ils sont définis par l’Arrangement de Wassenaar - à un examen de contrôle des exportations en vertu de la Loi sur l’exportation et l’importation de 1947, il ne dispose pas actuellement des mécanismes juridiques solides nécessaires pour mettre rapidement à jour la liste afin de s’adapter à l’évolution du paysage technologique. De plus, le Canada se fie uniquement à l’Arrangement de Wassenaar pour définir les biens à double usage; toutefois, il n’existe aucun mécanisme pour assurer le respect de ses conditions. Le contrôle des biens et des technologies à double usage souffre également de la « tragédie des biens communs », c’est-à-dire qui si le Canada adhère aux contrôles à l’exportation des technologies à double usage, un autre État peut en bénéficier à la place du Canada en ne respectant tout simplement pas les stipulations de l’accord. Afin de combler les lacunes de l’accord de Wassenaar et de faire en sorte que le Canada puisse tenir compte des considérations relatives aux droits de la personne dans les progrès technologiques, nous formulons un certain nombre de recommandations stratégiques. À savoir que le Canada devrait donner l’exemple, se concentrer moins sur des technologies particulières et davantage sur leur destination, parvenir à un consensus avec quelques nations partageant les mêmes idées, se concentrer sur les plus gros entrepreneurs et rendre contraignantes les normes éthiques et professionnelles des développeurs et des chercheurs en intelligence artificielle.


Marco Zenone
Le leadership mondial du Canada en matière de nutrition dans les pays à faible et moyen revenu : Promouvoir des politiques fondées sur des données probantes

Marco Antonio Zenone est candidat à la maîtrise ès sciences à la Faculté des sciences de la santé de l'Université Simon Fraser, où il a également obtenu un baccalauréat spécialisé. Ses recherches portent sur l'intersection entre les entreprises, la politique et la santé publique. Marco a dirigé de nombreux projets de recherche, se concentrant sur les questions de financement médical et sur les stratégies politiques utilisées par les industries transnationales de l'alimentation et des boissons pour influencer les politiques publiques mondiales. Marco travaille pour le BC Children's Hospital et est un membre principal de l'entreprise sociale Bridge for Health, de Vancouver. Il a reçu de nombreux prix pour son militantisme communautaire, notamment le prix Surrey Top 25 Under 25 et le titre de champion national canadien des coopératives.

Le projet du CIPI de Marco explorera la possibilité de réduire l'influence des sociétés privées sur les recommandations alimentaires internationales.

Sommaire exécutif

Les maladies non transmissibles (MNT) font peser sur les pays à revenu faible et intermédiaire des coûts de traitement élevés et mettent à rude épreuve les possibilités de réduire la pauvreté. Les taux croissants de MNT dans les PRFM sont associés à l’urbanisation rapide, à la mondialisation et à l’augmentation de la consommation d’aliments ultra-traités. Il est prouvé que l’industrie des aliments et des boissons non alcoolisées s’étend dans les PRFM pour compenser la stagnation des ventes dans les pays à revenu élevé et fait pression sur les gouvernements pour qu’ils adoptent des règlements et des politiques de nutrition favorables à l’industrie.

Le Canada est un chef de file en matière de santé mondiale. La recherche financée par le Centre de recherches pour le développement international a mené à d’importantes victoires en matière de politiques dans de nombreux PRFM. Le Canada est l’un des principaux bailleurs de fonds de Nutrition International, la Banque de céréales vivrières du Canada, et est fier de soutenir l’initiative Scaling Up Nutrition. Le Canada est également le principal bailleur de fonds du Réseau international de recherche, de surveillance et de soutien à l’action pour les aliments et l’obésité/maladies non transmissibles, réseau qui surveille l’industrie privée pour réduire l’obésité et les MNT. Le Canada s’est avéré, par ses actions antérieures, être un chef de file en matière de politiques fondées sur des données probantes et s’est engagé à soutenir les PRFM avec des guides, de l’information, des programmes et des plans solides en matière de nutrition.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a élaboré l’outil de protection contre les conflits d’intérêts possibles dans les programmes de nutrition pour créer un processus fondé sur des données probantes afin de réduire les conflits d’intérêts dans les politiques de nutrition. Malgré les meilleurs efforts, la mise en œuvre de l’outil se heurte à des obstacles dans les PRFM. Il y a des limites à la mise en œuvre de l’outil dans les PRFM, comme les ressources limitées et l’expertise technique.

Afin d’éclairer la façon dont le Canada peut appuyer une politique fondée sur des données probantes, une analyse documentaire a été effectuée pour mettre en correspondance l’activité politique des entreprises de l’industrie avec les limites de l’outil de l’OMS. On a trouvé des lacunes pour Affaires mondiales Canada et l’on propose des recommandations concrètes.

Lacunes trouvées

  • L’étendue de la SCP des industries des aliments et des boissons dans les PRFM est relativement inconnue.
  • Le manque d’infrastructure, de coordination des processus et de ressources limite la capacité de mettre en œuvre des politiques et des mesures fondées sur des données probantes.
  • Contraintes et tensions économiques non réglées découlant de la réglementation de l’industrie des aliments et des boissons ultra-traités et de ses répercussions sur les emplois et les recettes fiscales dans les PRFM.

Recommandations

  • Élargir la mission d’Affaires mondiales Canada et appuyer les organisations mondiales de nutrition afin de mettre davantage l’accent sur les questions d’embonpoint, d’obésité et de maladies non transmissibles.
  • Accroître les possibilités de financement pour les chercheurs des PRFM afin qu’ils puissent étudier l’activité politique des entreprises des industries des aliments et des boissons.
  • Fournir aux organisations mondiales de nutrition soutenues par Affaires mondiales Canada des fonds et une assistance technique pour aider les PRFM à utiliser ou à mettre en œuvre l’outil de protection de l’OMS contre les conflits d’intérêts possibles dans les programmes de nutrition.
  • Créer des guides de mise en œuvre technique et mettre à disposition de l’assistance technique pour appuyer les PRFM dans l’élaboration de guides alimentaires, en modélisant le processus du Guide alimentaire canadien.

Marie-Dominik Langlois - auteure principale Salvador Herencia Carrasco - deuxième auteur
Penser le développement durable par le respect de la diversité culturelle, l’inclusion et la participation des peuples autochtones dans la gestion de leurs ressources naturelles et le respect de leurs droits.

Étudiante au PhD en sociologie à l’Université d'Ottawa, Marie-Dominik Langlois a travaillé comme coordonnatrice dans différentes organisations de droits humains pour l’Amérique latine ou sur les enjeux extractifs de 2005 à 2013. Coordonnatrice du Groupe de recherche interdisciplinaire sur les territoires de l’extractivisme (GRITE) depuis 2017, elle a collaboré à différents projets de recherche sur les questions minières et l’Amérique latine et a traduit des textes académiques de féministes latino-américaines de l’espagnol au français. Ses recherches portent sur la réaffirmation identitaire du peuple xinka, sa résistance à l’exploitation minière et sa défense du droit à la consultation dans le Sud-Est du Guatemala.

Le projet du CIPI de Marie-Dominik explorera les droits des peuples autochtones dans le contexte de la gestion des ressources naturelles.

Sommaire exécutif

1. Question
Comment assurer le respect des droits des Peuples autochtones dans un contexte d’extraction de ressources naturelles, lors de présence d’investissements directs étrangers (IDÉ) canadiens? Pour y répondre, cette proposition d’énoncé politique présentera d’abord le contexte économique, social, politique et légal dans lequel évolue la problématique et formulera ensuite des recommandations à l’intention d’Affaires mondiales Canada (AMC) dans le but de prévenir, régler ou atténuer les problèmes rencontrés lors d’investissements extractifs sur ou à proximité de territoires autochtones à l’étranger. Nous reconnaissons que certaines recommandations proposées soient plus difficiles à adopter ou en dehors du mandat d’AMC. Cependant, nous considérons que, pour arriver à remplir les objectifs – soit une extraction qui respecte les droits des Peuples autochtones localement – elles sont toutes nécessaires et qu’AMC doit jouer un rôle de leadership dans leur mise en application et pour la cohérence parmi les politiques canadiennes.

2. Contexte
L’énoncé de politique se concentrera sur les droits à la terre et au territoire, ainsi que les droits de consultation et de consentement libre, préalable et éclairé. Cependant, ces droits ont un aspect multidimensionnel, car ils sont le moyen d’assurer l’exercice d’autres droits internationalement protégés, tels que les droits à la culture, à la religion et au développement. Par conséquent, nos recommandations et nos analyses vont au-delà du régime foncier et de l’administration des terres. Elles visent à garantir que les Peuples autochtones continuent d'exister de la meilleure façon qui leur semble appropriée.


Marion Laurence
Maintien de la paix axé sur les données : Opportunités, défis et limites

Marion a récemment terminé son doctorat en sciences politiques à l'Université de Toronto. Ses recherches portent sur le maintien de la paix, la consolidation de la paix et la gouvernance de la sécurité mondiale. Elle a déjà reçu des bourses d'études supérieures du CRSH et de l'OGS, et sa thèse porte sur la façon dont la norme d'impartialité est interprétée au quotidien dans les opérations de paix des Nations Unies. S'inspirant du travail de terrain effectué en Sierra Leone, en Côte d'Ivoire et à New York, le projet explique l'évolution de l'ONU vers des pratiques controversées - comme les opérations anti-insurrectionnelles de facto - et contribue aux débats sur la contestation et le changement des normes dans les organisations internationales. Avant de commencer son doctorat, Marion a travaillé au Sénat du Canada pour le Lgén l'honorable Roméo Dallaire. Elle est également une ancienne élève du Programme de stages parlementaires. En 2019-2020, Marion sera chargée de recherche au Centre d'études en politiques internationales et à l'École supérieure des affaires publiques et internationales de l'Université d'Ottawa.

Le projet du CIPI de Marion explorera le maintien de la paix axé sur les données.

Sommaire exécutif

Résumé : L’ONU est déterminée à améliorer les opérations de paix en développant sa capacité de recueillir, d’analyser et de prendre des décisions fondées sur des données de haute qualité. Les avantages du maintien de la paix « axé sur les données » comprennent une meilleure connaissance de la situation, de nouveaux outils pour évaluer le rendement et rendre le personnel responsable, et une plus grande confiance du public dans le maintien de la paix des Nations Unies. Les défis actuels comprennent la partialité des données et la « connaissance des données » insuffisante, les préoccupations concernant la vie privée et la confidentialité, et les sensibilités politiques relatives à la collecte et à la communication des données. L’analyse systématique des données a également ses limites - elle n’est pas à l’abri de la politisation et ne peut se substituer à un manque de volonté politique ou à une réticence à agir d’après des renseignements fiables. Une meilleure compréhension de ces questions aidera le Canada à renforcer les opérations de paix de l’ONU et à faire progresser les priorités stratégiques canadiennes, notamment l’Initiative Elsie et la mise en œuvre des Principes de Vancouver.

Recommandations en matière de politiques

  • Le Canada devrait collaborer avec le Secrétariat, les pays fournisseurs de troupes et de police et d’autres parties prenantes pour intégrer la maîtrise des données dans la formation préalable au déploiement, l’initiation et la formation en cours de mission de tous les soldats de la paix. Cela devrait inclure un soutien à la formation sur la manière d’utiliser efficacement SAGE et de traiter les renseignements sensibles de manière responsable. Une attention particulière devrait être accordée à la capacité des personnes occupant des postes de direction d’interpréter avec confiance différents types de données, de reconnaître les sources de parti pris dans les données et de prendre des décisions en conséquence.
  • Le Canada devrait collaborer avec le Secrétariat et les chefs de mission pour s’assurer que les outils de collecte et d’analyse des données sur le maintien de la paix appuient la mise en œuvre des Principes de Vancouver et du Programme pour les femmes, la paix et la sécurité. Les besoins en information des missions, les plans d’acquisition du renseignement des missions et les besoins en information essentielle des commandants devraient comprendre - entre autres - des renseignements sur le recrutement et l’utilisation d’enfants soldats et sur la prévalence de la violence sexuelle liée aux conflits. SAGE doit être configuré pour que le personnel sur le terrain puisse enregistrer ces renseignements de manière systématique et y accéder en temps réel pour éclairer la prise de décision.
  • Le Canada devrait appuyer les opérations de paix de l’ONU - en particulier les Centres d’analyse conjointe des missions - pour s’assurer que leur financement, leur personnel et leur équipement leur permettent de recueillir, de gérer et d’analyser efficacement les données sur leur environnement opérationnel. Ce soutien devrait comprendre des ressources aériennes, des budgets de déplacement et du personnel ayant reçu une formation spécialisée en analyse et en coordination des données.
  • Le Canada devrait collaborer avec le Secrétariat pour déterminer si son Système global d’évaluation du rendement (SGER) peut être mis à profit pour faire progresser l’objectif de l’Initiative Elsie, qui consiste à recueillir des données sur les approches efficaces pour accroître la participation significative des femmes aux opérations de paix de l’ONU. Le Canada devrait également travailler avec les États membres qui partagent les mêmes idées pour obtenir un appui au CPAS et maximiser la probabilité que les principaux intervenants - y compris le Conseil de sécurité et la Cinquième Commission - prennent en compte les données sur le rendement dans les décisions relatives aux mandats et aux budgets des opérations de paix.
  • Le Canada devrait s’efforcer de répondre aux préoccupations politiques et éthiques concernant l’analyse systématique des données en engageant un dialogue avec les États concernés et d’autres intervenants, en préconisant la transparence dans les pratiques de collecte de données de l’ONU et en sensibilisant aux risques associés aux atteintes à la protection des données et à la vie privée, en particulier pour les populations vulnérables.

Rachel Schmidt
S’attaquer aux stéréotypes et aux préjugés inconscients dans l’antiterrorisme canadien : Quelle est la place de l’ACS+?

Rachel Schmidt est candidate au doctorat à la Norman Paterson School of International Affairs (Université Carleton). Sa recherche porte sur le rôle des femmes dans les groupes extrémistes et insurgés, et sa thèse de doctorat compare les décisions des hommes et des femmes combattants d'abandonner les groupes armés, en utilisant plus de 100 entrevues sur le terrain avec d'anciens combattants de la guérilla et des groupes paramilitaires en Colombie. Rachel est également chercheure agrégée au Réseau canadien de recherche sur le terrorisme, la sécurité et la société (TSAS) et rédactrice principale d'OpenGlobalRights. Elle a mené des travaux de terrain sur les insurrections, l'extrémisme et la violence des gangs en Colombie, en Équateur, en Irlande, au Royaume-Uni et au Canada.

Le projet du CIPI de Rachel explorera l'impact des stéréotypes de genre sur les politiques antiterroristes.

Sommaire exécutif

Résumé : Plusieurs questions clés concernent les politiques et les programmes canadiens visant à contrer la radicalisation vers la violence. Premièrement, bien que plusieurs ministères fassent des progrès notables en matière d’ACS+, les stéréotypes sexuels et raciaux - et le statut spécial accordé au terrorisme par rapport aux autres crimes violents - continuent d’entraver les analyses objectives et exhaustives tant du côté de la prévention que du désengagement de la lutte contre l’extrémisme violent (LEV) et du contre-terrorisme. Bien que le gouvernement canadien soit clairement un chef de file mondial dans la mise en avant des préoccupations liées au genre dans les cercles mondiaux de lutte contre le terrorisme, cet accent politique ne se traduit pas toujours par un travail national sur le terrain. Deuxièmement, il existe un niveau de désaccord important sur ce qu’est la LEV et sur la façon dont elle est liée au contre-terrorisme - ou en concurrence avec celui-ci. En raison de ce désaccord et des méthodes disparates de conception des programmes qui s’y rattachent, les questions de genre et les préoccupations intersectorielles ont souvent été reléguées au second plan, étant à la fois moins importantes que d’autres priorités et trop complexes. Troisièmement, les praticiens sont frustrés par le manque de communication et de transparence du gouvernement, en particulier sur la question du retour des VEC.

Recommandations en matière de politiques

  • La formation sur l’analyse intersectorielle doit être réinventée et adaptée pour mieux répondre aux stéréotypes sexuels et raciaux qui affectent le travail de LEV et de contre-terrorisme.
  • L’amalgame commun et persistant entre le genre et les femmes doit être systématiquement abordé et démystifié.
  • Plutôt que de devenir « sans préjugés », les ministères doivent s’attaquer aux préjugés inconscients en mettant davantage de préjugés sur la table (c.-à-d. des employés de sexe, de race et de religion différents), surtout dans les rôles décisionnels.
  • Le Centre du Canada, en partenariat avec la GRC et d’autres ministères de la Sécurité publique, doit définir plus clairement ce que la LEV signifie au Canada, en établissant un lexique précis pour l’ensemble du pays, un ensemble de pratiques exemplaires fondées sur des données probantes et des attentes détaillées sur les rôles des organismes partenaires et la formation qu’ils offrent. Autrement dit, l’ACS+ ne devrait pas être laissée comme quelque chose à ajouter à l’avenir, ou comme quelque chose qui serait relégué à un spécialiste des questions d’égalité entre les sexes.
  • Le gouvernement du Canada doit communiquer clairement un plan de retour des VEC aux organismes qui travaillent dans le domaine de la LEV.

Dre. Prachi Srivastava – Collaboratrice

Prachi Srivastava est professeure agrégée dans le domaine de l'éducation et du développement international et présidente de la grappe de recherche universitaire sur les politiques critiques, l'équité et le leadership, Université Western Ontario. Elle est également chercheure invitée principale au Centre for International Education de l'Université du Sussex, professeure auxiliaire à l'École du développement international et des études mondiales de l'Université d'Ottawa et professeure auxiliaire au Centre for Global Studies du Huron College. Elle a publié de nombreux articles sur les politiques mondiales en matière d'éducation, la privatisation et les acteurs privés non étatiques de l'éducation dans les pays du Sud. Elle compte parmi les premiers érudits de l'" enseignement privé à faible coût ", et a inventé ce terme. Ses travaux ont été cités dans divers Rapports mondiaux de suivi sur l'EPT et Rapports mondiaux de suivi sur l'éducation, ainsi que dans le Rapport mondial sur le développement 2018 de la Banque mondiale. Mme. Srivastava a fourni son expertise à des donateurs et à des organismes (p. ex. DFID, Commission européenne, JICA, UNESCO, Banque mondiale, Commission européenne) et a présenté des preuves à Westminster au Groupe parlementaire multipartite britannique sur l'éducation mondiale pour tous. Elle a attiré plus de 550 000 $ en financement de recherche à titre de chercheure principale. Elle a dirigé un important programme international de recherche concertée financé par une subvention Savoir du CRSH sur le droit à l'éducation et les acteurs privés non étatiques. Elle a occupé des postes de visite à l'Université Columbia, à l'Université nationale de Singapour et à l'Université d'Oxford. Elle est titulaire d'un doctorat de l'Université d'Oxford.


Sydney Reis – Collaboratrice

Sydney Reis est étudiante à la maîtrise à la Norman Patterson School of International Affairs, spécialisée dans le renseignement et les affaires internationales. Ses intérêts de recherche comprennent l'intersection de l'intelligence artificielle et de l'éthique, ainsi que le rôle d'Internet dans le terrorisme et l'ingérence étrangère. Sydney est actuellement analyste des politiques étudiantes à Sécurité publique Canada (Opérations de sécurité nationale). Elle détient un baccalauréat en sciences politiques de l'Université Western et a déjà occupé divers postes de soutien auprès de ministres du Cabinet de l'Ontario.

Signaler un problème sur cette page
Veuillez cocher toutes les réponses pertinentes :

Merci de votre aide!

Vous ne recevrez pas de réponse. Pour toute question, s’il vous plaît contactez-nous.

Date de modification: