Le Canada et le Conseil de l’Arctique

Le Conseil de l’Arctique est le principal forum multilatéral par lequel le Canada fait avancer ses intérêts à l’échelle internationale. Le Conseil de l’Arctique a été créé à Ottawa en 1996 par la Déclaration d’Ottawa. Le Canada a été le premier président du Conseil, il a présidé de 1996 à 1998, et à nouveau de 2013 à 2015.

Le Conseil est le forum intergouvernemental par excellence en matière de coopération circumpolaire.

Le Conseil de l’Arctique se compose de huit États arctiques et six organisations internationales de peuples autochtones à titre de participants permanents.

Le Canada s’efforce sans cesse de promouvoir le plus efficacement possible ses intérêts nationaux et internationaux dans l’Arctique.

Aperçu du Conseil de l’Arctique

Le Conseil de l’Arctique est le forum intergouvernemental par excellence en matière de coopération circumpolaire. Il est résolu à protéger les habitants de l’Arctique, notamment les peuples autochtones et leurs communautés, qui apportent des contributions et des connaissances uniques au Conseil en raison de leur relation privilégiée avec l’Arctique. Le Conseil s’emploie à promouvoir le développement durable, notamment le développement économique et social, ainsi que le bien-être culturel. Le Conseil s’est aussi engagé à protéger l’environnement arctique, notamment la santé de ses écosystèmes, le maintien de sa biodiversité ainsi que la conservation et l’utilisation durable de ses ressources naturelles.

Le Conseil a élaboré un programme d’action commun. Il a jeté les bases d’un ordre international solide, responsable, coopératif et fondé sur des règles dans la région arctique.

Les ministres des Affaires étrangères des huit États membres supervisent et orientent les travaux du Conseil, et sont soutenus par les hauts fonctionnaires responsables de l’Arctique.

Membres du Conseil de l’Arctique

Le Conseil de l’Arctique se compose de huit États arctiques : le Canada, le Royaume du Danemark (qui comprend les pays constitutifs autonomes du Groenland et des îles Féroé), la Finlande, l’Islande, la Norvège, la Russie, la Suède et les États-Unis.

Un aspect unique du Conseil de l’Arctique vient de la participation de six organisations internationales de peuples autochtones à titre de participants permanents qui siègent à la table de plein droit. Le Canada est membre de trois des six organisations suivantes :

La contribution du Canada au Conseil de l’Arctique

Le Canada s’efforce sans cesse de promouvoir le plus efficacement possible ses intérêts nationaux et internationaux dans l’Arctique. Il s’agit en outre de maintenir une coopération circumpolaire significative avec les États voisins; d’obtenir l’assurance que les voix du Nord, dont celles des communautés autochtones de l’Arctique, soient incluses dans le dialogue international; de contribuer à l’expertise scientifique et politique de grande qualité et en tirer parti; ainsi que de mettre à profit les investissements publics en collaborant avec les partenaires, qui à leur tour favorisent l’élaboration de politiques nationales sur l’Arctique.

Depuis la création du Conseil, le Canada a poursuivi son plan d’action dans de nombreux domaines, notamment en défendant la dimension humaine de l’Arctique, en offrant des données de sciences physiques et sociales de grande qualité, tout en veillant à ce que les questions importantes pour les peuples et les communautés du Nord soient bien prises en compte.

Le Canada, par l’intermédiaire de plusieurs ministères et organismes fédéraux, participe activement aux travaux techniques et scientifiques du Conseil de l’Arctique, une centaine de projets uniques sont en cours. Ces travaux sont effectués par les six groupes de travail d’experts suivants :

  • Le Programme de lutte contre les contaminants de l’Arctique (en anglais seulement) travaille à la prévention des effets néfastes de la pollution sur l’environnement arctique, à sa réduction et à son élimination à terme.
  • Le Programme de surveillance et d’évaluation de l’Arctique (en anglais seulement) donne des renseignements fiables et suffisants sur l’état de l’environnement arctique et des menaces qui pèsent sur lui. Offre également des conseils scientifiques pour aider les gouvernements de l’Arctique à prendre des mesures correctives et préventives concernant à l’égard des contaminants.
  • La Conservation de la flore et de la faune arctiques (en anglais seulement) s’efforce de préserver la biodiversité arctique et de communiquer ses conclusions aux gouvernements et aux habitants de l’Arctique, et aide à promouvoir des pratiques en veillant à la durabilité des ressources biologiques de l’Arctique.
  • La Prévention, préparation et intervention en cas d’urgence (en anglais seulement) a pour mandat de contribuer à la prévention des urgences et des accidents environnementaux ou autres, aux interventions en cas d’urgences et d’accidents et à leur préparation, ainsi qu’aux efforts de recherche et de sauvetage.
  • La Protection de l’environnement marin de l’Arctique (en anglais seulement) s’occupe des mesures de politiques et des mesures de prévention et de contrôle de la pollution non urgente liées à la protection du milieu marin arctique contre les activités menées sur terre et en mer.
  • Le Groupe de travail sur le développement durable (en anglais seulement) propose et adopte les mesures à prendre par les États de l’Arctique pour promouvoir le développement durable, notamment les possibilités qui s’offrent; protéger et améliorer l’environnement et les économies, la culture et la santé des peuples autochtones et des communautés arctiques, et améliorer les conditions environnementales, économiques et sociales de l’ensemble des communautés arctiques.
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