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Sommet du G20 en Afrique du Sud : Déclaration des dirigeants

Le 23 novembre 2025

  1. Nous, les dirigeants du G20, réunis à Johannesburg, en Afrique du Sud, les 22 et 23 novembre 2025, pour ce premier sommet historique sur le continent africain sous la présidence sud-africaine, avons abordé les grands défis mondiaux et discuté des moyens de promouvoir la solidarité, l’égalité et la durabilité en tant que piliers essentiels d’une croissance inclusive.
  2. Pour la première fois, les dirigeants du G20 se sont réunis en Afrique. Dans l’esprit de l’ubuntu, nous reconnaissons que les nations ne peuvent prospérer isolément. La philosophie africaine ubuntu, souvent traduite par « je suis parce que nous sommes », met l’accent sur l’interdépendance des individus dans un contexte communautaire, sociétal, économique et environnemental plus large. Nous sommes conscients de notre interdépendance en tant que communauté mondiale de nations et nous réaffirmons notre engagement à veiller à ce que personne ne soit laissé pour compte, et ce, grâce à la coopération multilatérale, à la coordination macroéconomique, aux partenariats mondiaux pour le développement durable et à la solidarité.
  3. Nous nous réunissons dans un contexte de concurrence et d’instabilité géopolitiques et géoéconomiques croissantes, d’intensification des conflits et des guerres, d’aggravation des inégalités, et de hausse de l’incertitude et de la fragmentation de l’économie mondiale. Face à cet environnement politique et socio-économique difficile, nous soulignons notre conviction en faveur de la coopération multilatérale pour relever collectivement les défis communs. Nous constatons avec peine les immenses souffrances humaines et les effets néfastes des guerres et des conflits dans le monde.
  4. Nous affirmons notre engagement inébranlable à agir conformément au droit international, y compris au droit international humanitaire, à la Charte des Nations Unies et à son principe de règlement pacifique des différends et, à cet égard, nous condamnons toutes les attaques contre les civils et les infrastructures.
  5. Nous réaffirmons en outre que, conformément à la Charte des Nations Unies, tous les États doivent s’abstenir de recourir à la menace ou à l’emploi de la force pour chercher à acquérir des territoires en portant atteinte à l’intégrité territoriale, à la souveraineté ou à l’indépendance politique de tout État, et que les États doivent développer des relations amicales entre les nations, notamment en favorisant et en encourageant le respect des droits de la personne et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de genre, de langue ou de religion.
  6. Nous condamnons le terrorisme sous toutes ses formes et manifestations.
  7. Guidés par les objectifs et les principes de la Charte des Nations Unies dans son intégralité, nous convenons d’agir en faveur d’une paix juste, globale et durable au Soudan, en République démocratique du Congo, dans les territoires palestiniens occupés, en Ukraine, ainsi que pour mettre fin à d’autres conflits et guerres partout dans le monde. Ce n’est qu’avec la paix que nous parviendrons à la durabilité et à la prospérité.

Renforcer la résilience et les interventions en cas de catastrophe

  1. Nous reconnaissons que les catastrophes et les bouleversements, dont la fréquence, l’intensité et l’étendue géographique augmentent, entravent les progrès vers le développement durable et mettent à rude épreuve les capacités nationales et la capacité d’intervention du système international, que les risques soient induits par des aléas naturels, d’origine humaine ou exacerbés par les changements climatiques. Ces catastrophes ont un impact dévastateur sur tous les pays. Nous soulignons la nécessité d’accorder une attention particulière à ceux qui sont déjà touchés de manière disproportionnée par les catastrophes et qui ne peuvent assumer les coûts de l’adaptation, de l’atténuation des effets des catastrophes, de la préparation et du rétablissement, en particulier les petits États insulaires en développement et les pays les moins avancés. Nous soulignons l’importance d’adopter des approches intégrées, inclusives, centrées sur les personnes et globales en matière de réduction des risques de catastrophes. Nous constatons qu’il est nécessaire de renforcer la résilience et les interventions en cas de catastrophes, y compris en prenant des mesures coordonnées pour réduire l’incidence et les effets négatifs des catastrophes, dont les tremblements de terre, les chaleurs extrêmes, les inondations, les sécheresses et les incendies de forêt ainsi que la désertification, et nous assurer d’être prêts à nous entraider, et à aider nos partenaires, en cas de besoin. Nous encourageons donc la communauté mondiale, dont les donateurs, les institutions financières internationales, les banques de développement et le secteur privé, à se pencher sur les mesures de rétablissement et de reconstruction après les catastrophes, ainsi que sur les mesures d’adaptation, d’atténuation des catastrophes, de préparation et de reconstruction. Cela devrait se faire de manière à promouvoir une résilience durable, en particulier pour les pays en développement et les personnes les plus vulnérables, dans le respect de leur situation et de leurs priorités nationales.
  2. Nous soulignons l’importance d’investir dans le renforcement de la résilience durable, de donner la priorité à la prévention et de prendre des mesures d’anticipation, en s’appuyant sur des politiques fondées sur des données probantes. Il peut s’agir de l’expansion et de l’utilisation accrue de mécanismes de financement préétablis abordables, inclusifs et accessibles, afin de renforcer la réduction proactive des risques de catastrophes et la préparation à une intervention et un rétablissement rapides, souples, efficaces, complets et équitables, en plaçant la vie et les moyens de subsistance des personnes au centre des préoccupations. Il pourrait également s’agir de financements qui incitent à la réduction proactive des risques de catastrophes, comme l’assurance paramétrique, les mécanismes de mise en commun des risques, les lignes de crédit préventives, les obligations catastrophes, les systèmes de garantie d’assurance liés à des mécanismes de prestation optionnels, en particulier des systèmes de protection sociale adaptés, et nous prenons note des initiatives telles que la Coalition pour des infrastructures résilientes aux catastrophes.
  3. Nous accueillons favorablement les Principes volontaires de haut niveau du G20 pour l’investissement dans la réduction des risques de catastrophes (RRC) et encourageons la collaboration internationale en vue de raffermir l’investissement dans la RRC et, pour les membres du G20 et les pays invités, le cas échéant, d’intégrer ces principes dans la planification et les systèmes financiers nationaux et infranationaux dans tous les secteurs concernés et à tous les niveaux, en fonction des circonstances, des priorités et des besoins nationaux. Nous reconnaissons en outre que le cadre d’évaluation de l’état de préparation au rétablissement, élaboré sous la présidence sud-africaine du G20, est un outil volontaire précieux pour une planification proactive, inclusive et durable du rétablissement, afin d’intégrer des actions prioritaires pour un rétablissement résilient.
  4. La multiplication des catastrophes de grande ampleur touche de manière disproportionnée les personnes en situation de vulnérabilité, ce qui exacerbe la pauvreté et les inégalités, en particulier pour les groupes à faible revenu. Nous soulignons donc la nécessité d’axer nos efforts sur la lutte contre les inégalités et la réduction des vulnérabilités. Nous notons également que les pays en développement ont besoin de plus de moyens de mise en œuvre, y compris de ressources adéquates, durables et disponibles rapidement, par l’entremise de la coopération internationale et des partenariats mondiaux pour le développement, ainsi que d’un soutien international continu, afin de renforcer leurs efforts de réduction des risques de catastrophes. Nous accueillons favorablement les solutions fondées sur la nature et les approches écosystémiques en tant que mesures visant à minimiser les risques et à consolider la résilience à certains dangers tout en fournissant des services écosystémiques.
  5. Nous reconnaissons l’importance de renforcer les partenariats afin de promouvoir une coopération technologique mutuellement avantageuse et l’échange de bonnes pratiques, ainsi que la nécessité d’investir dans des infrastructures inclusives, durables et de qualité comme fondement d’une reprise et d’une résilience plus fortes et d’un développement à long terme. Nous rappelons qu’il est urgent de protéger tous les pays grâce à une couverture universelle des systèmes d’alerte précoce et soulignons l’importance de l’appel à la mise en œuvre de l’initiative des Nations Unies « Alertes précoces pour tous » d’ici 2027. Nous félicitons l’Afrique du Sud d’avoir été le premier pays à lancer sa feuille de route dans le cadre de cette initiative.
  6. Nous réaffirmons l’importance du Cadre de Sendai pour la réduction des risques de catastrophes 2015-2030 et reconnaissons les fortes synergies entre ce cadre, le Programme de développement durable à l’horizon 2030, la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) et l’Accord de Paris. Nous soulignons en outre la nécessité d’accélérer les progrès dans la mise en œuvre de ces cadres, en particulier en Afrique.

Prendre des mesures pour assurer la viabilité de la dette des pays à faible revenu (coût du capital)

  1. Nous reconnaissons qu’un niveau d’endettement élevé est l’un des obstacles à la croissance inclusive dans de nombreuses économies en développement, ce qui limite leur capacité à investir dans les infrastructures, la résilience aux catastrophes, les soins de santé, l’éducation et d’autres besoins de développement. Certes, le risque d’une crise systémique de la dette semble largement contenu, mais de nombreux pays vulnérables à revenu faible ou intermédiaire sont confrontés à des coûts de financement élevés, à d’importants besoins de refinancement externe et à un exode considérable des capitaux privés. Ces vulnérabilités liées à la dette, ainsi que d’autres facteurs, peuvent limiter leur marge de manœuvre budgétaire, leur capacité à lutter contre la pauvreté et les inégalités, et leur capacité à investir dans la croissance et le développement. La situation est particulièrement difficile pour de nombreux pays à faible revenu, notamment en Afrique. Nous constatons avec inquiétude que les paiements d’intérêts sur la dette publique extérieure totale ont fortement augmenté et ont plus que doublé au cours de la dernière décennie pour les pays à faible revenu (PFR).
  2. Nous réaffirmons notre engagement à soutenir les efforts déployés par les pays à revenu faible ou intermédiaire pour remédier aux vulnérabilités liées la dette de manière efficace, globale et systématique. Nous approuvons la déclaration ministérielle du G20 sur la viabilité de la dette, adoptée par nos ministres des Finances lors de leur réunion d’octobre 2025, qui jette les bases d’une action concrète visant à faire progresser cet engagement.
  3. Nous réitérons notre engagement à renforcer davantage la mise en œuvre du Cadre commun du G20 pour le traitement de la dette au-delà de l’Initiative de suspension du service de la dette, de manière prévisible, rapide, ordonnée et coordonnée.
  4. Nous réaffirmons notre appel à une plus grande transparence de la dette de la part de tous les intervenants, y compris les créanciers privés.
  5. Nous soutenons l’examen en cours du cadre de viabilité de la dette des pays à faible revenu (CVD-PFR) du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale, qui permettra d’améliorer davantage la méthodologie sur laquelle repose l’analyse de viabilité de la dette du FMI et de la Banque mondiale pour les pays à faible revenu et contribuera ainsi à comprendre et à traiter plus efficacement les vulnérabilités liées à la dette.
  6. Nous prenons note de l’utilisation volontaire de dispositions liées à la dette et à la résilience aux crises, le cas échéant, qui peuvent fournir une marge de manœuvre essentielle et améliorer la liquidité. Nous prenons également note des efforts déployés pour étudier la possibilité de recourir à des opérations de gestion du passif et à des échanges de dette contre développement, de dette contre climat ou à des échanges semblables, de manière volontaire et au cas par cas, avec une vision équilibrée quant à leurs avantages et à leurs limites, afin de contribuer à renforcer la viabilité de la dette.
  7. Nous demeurons déterminés à collaborer de manière constructive avec les principaux intervenants pour faire progresser la compréhension commune, y compris avec le secteur privé, les créanciers officiels bilatéraux et multilatéraux et les pays débiteurs, par exemple dans le cadre de la Table ronde mondiale sur la dette souveraine. Il est important de collaborer avec les pays emprunteurs et de renforcer leur voix.
  8. Nous continuons d’exhorter la communauté internationale à soutenir les pays vulnérables qui mettent en œuvre un solide programme de réformes, dont la dette est viable, mais qui sont confrontés à des problèmes de liquidités, et nous encourageons le FMI et la Banque mondiale à poursuivre leur travail sur les options réalisables pour soutenir ces pays, lesquelles devraient être propres à chaque pays et volontaires. Nous discuterons également de la manière de soutenir ces pays, avec l’aide du FMI et de la Banque mondiale. Nous attendons avec intérêt de recevoir d’autres rapports du FMI et de la Banque mondiale à ce sujet pour en débattre.
  9. Nous soulignons qu’il est important de combler les lacunes en matière de gestion de la dette, de transparence de la dette, de gestion des finances publiques et de mobilisation des ressources nationales, et nous continuerons de faire progresser des initiatives adéquates de renforcement des capacités à cette fin.

Mobiliser des financements pour des transitions énergétiques justes

  1. Nous reconnaissons les inégalités et les défis, ainsi que les possibilités de croissance, qui existent dans le paysage énergétique mondial actuel, en particulier en Afrique et dans d’autres régions en développement. Nous savons que plus de 600 millions d’Africains n’ont pas accès à l’électricité, le taux d’accès moyen de 40 % dans les pays africains étant le plus bas du monde, et que l’on estime qu’un milliard de personnes en Afrique n’ont pas accès à des moyens de cuisson propres. Nous sommes profondément alarmés par le fait que deux millions d’Africains perdent la vie chaque année en raison de l’absence de combustibles de cuisson propres dans les ménages.
  2. Nous réaffirmons que la sécurité énergétique demeure fondamentale pour la souveraineté nationale, le développement économique, la stabilité et la prospérité mondiale. Nous nous félicitons de la boîte à outils volontaire sur la sécurité énergétique élaborée par la présidence sud-africaine du G20, qui constitue une ressource pratique permettant aux pays de renforcer leurs systèmes nationaux. La boîte à outils a été conçue pour aider les pays à adopter des approches intégrées en matière de technologies et d’innovations énergétiques, d’identification des risques, d’interconnectivité régionale, de résilience des infrastructures, d’efficacité énergétique, de préparation aux situations d’urgence et de développement de la main-d’œuvre, ce qui est particulièrement pertinent pour les pays en développement.
  3. Nous soutenons la mise en œuvre des efforts visant à tripler la capacité des énergies renouvelables à l’échelle mondiale et à doubler le taux annuel moyen mondial d’amélioration de l’efficacité énergétique à l’échelle mondiale par l’intermédiaire des politiques et des objectifs existants, et nous soutenons également la mise en œuvre d’autres technologies à émissions nulles ou faibles, y compris les technologies de réduction et d’élimination des émissions en fonction des circonstances nationales d’ici 2030. Nous soulignons le rôle crucial que jouent les approches technologiquement neutres, intégrées et inclusives en matière de sécurité énergétique et de transition énergétique. De plus, nous reconnaissons la nécessité de catalyser et d’accroître les investissements provenant de toutes les sources et tous les canaux financiers pertinents afin de combler le déficit de financement des transitions énergétiques durables à l’échelle mondiale, en particulier dans les pays en développement, et nous soulignons qu’il est urgent de réduire les risques, de mobiliser et de diversifier les investissements existants et supplémentaires dans les technologies et les infrastructures liées aux transitions énergétiques. Réaffirmant qu’il est important de soutenir les pays en développement dans leur transition vers de faibles émissions de carbone, nous travaillerons à faciliter un financement à faible coût pour ces pays, y compris par l’entremise de financements concessionnels et de financements innovants, de mécanismes de financement mixte, d’instruments d’atténuation des risques et d’un soutien technologique. Nous reconnaissons le rôle déterminant de la planification énergétique nationale, du renforcement des capacités, du transfert volontaire de technologies selon des modalités convenues mutuellement, des stratégies et cadres stratégiques, ainsi que de la promotion de la coordination entre les différents ordres de gouvernement et les institutions financières internationales, afin de créer des environnements favorables pour attirer le financement destiné aux transitions énergétiques.
  4. Rappelant le cadre de référence du G20 pour des plateformes nationales efficaces élaborées sous la présidence de l’Arabie saoudite en 2020, le cadre pour la planification de la transition et les plateformes nationales ainsi que les Principes volontaires du G20 pour des transitions énergétiques justes et inclusives adoptés sous la présidence brésilienne du G20 en 2024, les membres du G20 et les pays invités devraient redoubler d’efforts pour faire progresser la planification des transitions énergétiques par des approches locales, nationales et régionales, en tenant compte des circonstances et des priorités nationales qui visent, entre autres, la sécurité énergétique, la réduction de la pauvreté, la résilience sociale et l’équité, ainsi que le transfert volontaire de technologies à des conditions convenues d’un commun accord et le renforcement du pouvoir économique. Nous reconnaissons l’importance d’adopter des modes de production et de consommation durables et d’intégrer les modes de vie pour le développement durable.
  5. Nous ferons progresser la sécurité énergétique, l’accessibilité financière et l’accès à l’énergie, ainsi que la stabilité des marchés, en empruntant diverses voies et en adoptant une approche technologiquement neutre pour accélérer des transitions énergétiques durables, justes et inclusives, y compris en augmentant l’offre d’énergie et la gestion de la demande et en déployant des efforts d’expansion et de modernisation du transport d’énergie qui contribuent à l’amélioration de la sécurité énergétique nationale et collective afin de répondre à la demande croissante d’énergie. Nous accomplirons cela en soutenant des systèmes énergétiques équilibrés, fiables, novateurs, sécuritaires, abordables, accessibles, propres et durables, conformément aux objectifs pertinents et applicables et aux engagements internationaux.
  6. Nous accueillons favorablement le Plan d’action volontaire d’investissement dans les infrastructures pour accélérer le déploiement de solutions de cuisson propres. Nous prenons note de l’engagement volontaire des membres à créer un environnement stratégique favorable et, le cas échéant, à entreprendre des réformes pour soutenir le développement et le déploiement de technologies, d’infrastructures et de combustibles de cuisson propres, accessibles et abordables, dont, entre autres, le gaz de pétrole liquéfié. Il s’agit notamment de soutenir les investissements dans des solutions énergétiques décentralisées et inclusives, l’expansion du réseau et des cadres stratégiques favorables. Nous reconnaissons l’action multipartite nécessaire pour accélérer la sécurité énergétique universelle, l’accès à l’énergie et son caractère abordable, stimuler le développement durable et favoriser des transitions justes sur l’ensemble du continent africain. Nous saluons la plateforme Mission 300, dirigée par le Groupe de la Banque mondiale et la Banque africaine de développement, qui vise à faire progresser les efforts pour connecter 300 millions de personnes à l’électricité en Afrique d’ici 2030. Nous prenons également note des autres initiatives internationales concernant l’utilisation de différents types de technologies et de combustibles à émissions nulles ou faibles pour promouvoir l’accès à l’énergie en Afrique et au-delà.
  7. Nous soulignons que l’industrialisation durable est la pierre angulaire du développement durable et des transitions énergétiques. Nous prenons note des Principes volontaires de haut niveau pour les pôles d’industrialisation durable afin de favoriser le partage équitable des avantages découlant de l’industrialisation, y compris par la fabrication et la valorisation des minéraux et des ressources à la source.
  8. Nous réaffirmons les Principes volontaires pour des transitions énergétiques justes et inclusives et rappelons la déclaration des dirigeants de Rio de Janeiro concernant nos engagements à favoriser des transitions énergétiques propres, durables, justes, abordables et inclusives.

Exploiter les minéraux critiques pour une croissance inclusive et un développement durable

  1. Nous sommes conscients qu’à mesure que l’économie mondiale connaît des changements importants, dont des transitions durables, une numérisation rapide et des innovations industrielles, la demande de minéraux critiques va augmenter. Nous constatons que les avantages associés aux minéraux critiques n’ont pas été pleinement réalisés et que les pays producteurs, en particulier dans les pays en développement, sont confrontés à des problèmes de sous-investissement, de valeur ajoutée et de valorisation limitées, de manque de technologies, ainsi qu’à des problèmes socio-économiques et environnementaux.
  2. Voilà pourquoi nous accueillons favorablement le Cadre du G20 sur les minéraux critiques, qui est un plan directeur volontaire et non contraignant visant à faire en sorte que les ressources minérales critiques deviennent un moteur de la prospérité et du développement durable. Le Cadre est conçu pour répondre au besoin urgent de coopération internationale afin d’assurer des chaînes de valeur durables, transparentes, stables et résilientes pour les minéraux critiques qui sous-tendent l’industrialisation et le développement durable. De plus, il vise à stimuler les investissements dans l’exploration minière, à promouvoir la valorisation locale à la source et à renforcer la gouvernance pour des pratiques minières durables. Il préserve pleinement le droit souverain des pays dotés de minerais d’exploiter leurs ressources pour favoriser une croissance économique inclusive, tout en assurant la gestion économique, sociale et environnementale, la conservation, la participation des communautés locales et la sécurité de l’approvisionnement. Les minéraux critiques doivent devenir un catalyseur de valeur ajoutée et de développement à grande échelle, plutôt que de simples produits exportés sous forme de matière première.
  3. Pour assurer une croissance économique durable à long terme, nous soutenons l’exploration accrue des minéraux critiques, en particulier dans les pays en développement; la promotion de la diversification des sources, des itinéraires, des marchés, des lieux de traitement et des chaînes de valeur des minéraux; l’amélioration de la conservation de la valeur et l’optimisation des retombées positives dans les pays en développement dotés de minéraux; ainsi que la mise en œuvre de normes solides, non discriminatoires et pertinentes sur les aspects économiques, sociaux et environnementaux, conformément aux cadres nationaux. Nous cherchons à faire en sorte que la chaîne de valeur des minéraux critiques puisse mieux résister aux perturbations, qu’elles découlent de tensions géopolitiques, de mesures commerciales unilatérales incompatibles avec les règles de l’OMC, de pandémies ou de catastrophes naturelles, et que davantage de pays producteurs puissent participer aux chaînes de valeur et en tirer profit.
  4. Nous encourageons les secteurs public et privé, les institutions financières, les partenaires de développement, les investisseurs et les communautés locales à travailler ensemble pour libérer tout le potentiel des minéraux critiques au profit des populations locales là où ces ressources sont abondantes, et pour stimuler un développement durable et équitable, la croissance économique et la prospérité.

Croissance économique inclusive, industrialisation, emploi et réduction des inégalités

  1. Nous reconnaissons que les inégalités, le chômage, le sous-emploi et l’emploi informel constituent des menaces importantes pour la croissance économique mondiale, le développement et la stabilité sociale et économique. Nous soulignons qu’il est impératif de relever ces défis, ainsi que de s’attaquer aux disparités en matière de richesse et de développement au sein d’un même pays et d’un pays à l’autre. Nous rappelons qu’il est essentiel de garantir à tous l’égalité des chances et l’accès aux ressources économiques et aux services de base pour assurer une prospérité partagée, en fonction des circonstances nationales et de nos obligations internationales.
  2. Nous reconnaissons que des politiques industrielles inclusives et durables peuvent jouer un rôle fondamental dans le renforcement de la résilience économique, le soutien d’une croissance robuste et la création d’emplois de haute qualité d’une manière qui profite à tous les pays. À cette fin, nous accueillons favorablement les Principes volontaires et non contraignants de haut niveau du G20 sur la politique industrielle durable pour une croissance économique inclusive, l’industrialisation, l’emploi et l’égalité. L’industrialisation – en particulier la croissance du secteur manufacturier et des secteurs connexes – est un moteur essentiel de la productivité, de la création d’emplois et de la croissance économique. Dans un monde confronté à des défis multiformes et interdépendants, des politiques industrielles inclusives et durables sont donc devenues de plus en plus urgentes pour raffermir la résilience économique, diversifier les économies et soutenir une croissance solide qui assure des avantages économiques pour tous les pays. Nous renforcerons le multilatéralisme et encouragerons la stabilité, la concurrence loyale et la prévisibilité dans l’économie mondiale afin de faciliter les investissements dans des secteurs productifs inclusifs et durables, dans les technologies existantes et émergentes, tout en favorisant l’innovation industrielle par l’innovation technologique. L’industrie a des effets multiplicateurs importants sur d’autres secteurs de l’économie, stimule l’innovation, crée des emplois de bonne qualité et un travail décent, et produit des biens et des services essentiels pour la société. Nous ferons progresser la collaboration et le dialogue à l’échelle mondiale afin de maximiser les effets positifs associés à la mise en œuvre de politiques industrielles durables, tout en travaillant sur des actions conformes aux obligations et aux droits internationaux, y compris les règles de l’OMC, afin de réduire au minimum les effets négatifs de ces politiques.
  3. En nous appuyant sur les principes du G20 pour une croissance économique inclusive, l’emploi et la réduction des inégalités, nous reconnaissons que l’emploi constitue un objectif central de la croissance économique et que des emplois de bonne qualité et un travail décent doivent être au cœur d’une industrialisation durable. Des institutions du travail solides, des mécanismes équitables de fixation des salaires et une protection sociale universelle et adaptable sont déterminants pour réduire les inégalités et favoriser la résilience. Nous reconnaissons l’importance de politiques coordonnées qui lient l’industrialisation, la création d’emplois décents, la protection sociale et le respect des droits du travail en tant que moteurs d’une croissance économique inclusive, en veillant à ce que les politiques économiques stimulent à la fois la productivité et l’équité, et ne laissent personne pour compte.
  4. En tant que dirigeants du G20, nous partageons la même vision : mettre à profit la science, la technologie, l’esprit d’entreprise et le savoir autochtone et local dans le cadre de partenariats pour ouvrir de nouvelles voies vers la prospérité, sans laisser personne pour compte. Nous considérons l’esprit d’entreprise comme la pierre angulaire de cette vision. Nous reconnaissons également le rôle des entreprises en démarrage ainsi que des micro, petites et moyennes entreprises (MPME) comme vecteurs de la création d’emplois, de l’innovation et du développement local.

Sécurité alimentaire

  1. Nous nous félicitons, certes, des progrès accomplis dans la réduction de la faim dans le monde, mais nous demeurons profondément préoccupés par le fait que jusqu’à 720 millions de personnes ont continué à souffrir de la faim en 2024 et que 2,6 milliards de personnes n’ont pas les moyens de s’offrir une alimentation saine. Nous réaffirmons que l’alimentation est au cœur de la vie humaine et que le G20 devrait déployer tous ses efforts pour assurer la réalisation de l’objectif de développement durable 2 et la concrétisation progressive du droit à l’alimentation dans le contexte de la sécurité alimentaire nationale, comme le réaffirment les principes de haut niveau de Deccan pour la sécurité alimentaire. Nous reconnaissons le droit fondamental de chacun d’être à l’abri de la faim et nous affirmons qu’une volonté politique est nécessaire pour créer les conditions permettant d’élargir l’accès à des aliments salubres, sains et nutritifs et de les rendre plus abordables. Nous réaffirmons notre engagement à respecter le droit international, en particulier le droit international humanitaire, et rappelons que la privation intentionnelle de nourriture des civils ne doit pas être utilisée comme méthode de guerre.
  2. Nous réitérons par conséquent notre engagement à garantir des systèmes alimentaires résilients et durables ainsi que la sécurité alimentaire au moyen de politiques commerciales ouvertes et non discriminatoires conformes aux règles de l’OMC. Nous notons que la modernisation de l’agriculture et la résilience des systèmes alimentaires peuvent être renforcées par la gestion des terres, de la biodiversité des sols, de l’énergie et de l’eau, la réduction du gaspillage alimentaire, l’adaptation et l’atténuation, le soutien aux technologies, l’innovation et les approches durables et l’investissement dans les petites exploitations et l’agriculture familiale, tout en favorisant l’inclusion et le renforcement du pouvoir des femmes et des jeunes, en renforçant la production alimentaire locale, des chaînes de valeur alimentaires résilientes et améliorées qui facilitent la diversification des approvisionnements alimentaires, des réserves alimentaires nationales et d’urgence conformes aux règles de l’OMC, en réduisant les pertes et les déchets alimentaires, y compris au moyen d’initiatives « zéro déchet » et autres, et des accords commerciaux internationaux et régionaux qui garantissent que les approvisionnements alimentaires complètent la sécurité alimentaire nationale et la production nationale, et améliorent l’accès à des régimes alimentaires sains et abordables.
  3. Nous saluons les travaux du Groupe de travail du G20 sur la sécurité alimentaire, établi sous la présidence sud-africaine, qui s’harmonise avec d’autres cadres existants en matière de sécurité alimentaire, et nous saluons le rôle de leadership joué par la présidence pour faire avancer le programme mondial sur la sécurité alimentaire et la nutrition. Nous saluons également les approches ubuntu en matière de sécurité alimentaire et de nutrition, et de volatilité excessive des prix des denrées alimentaires, présentées lors de la réunion ministérielle du G20 sur la sécurité alimentaire, qui visent à remédier aux effets négatifs de la volatilité excessive des prix des denrées alimentaires, en particulier pour les ménages à faible revenu, et qui témoignent de notre volonté commune de façonner un avenir dans lequel toutes les personnes peuvent avoir accès à des aliments adéquats, salubres, abordables et nutritifs. Nous nous engageons à mettre en œuvre les approches ubuntu et à examiner les progrès réalisés en matière de mise en œuvre.
  4. Nous rappelons les initiatives antérieures du G20 en matière de sécurité alimentaire et de nutrition, avec lesquelles les travaux du Groupe de travail du G20 sur la sécurité alimentaire s’harmonisent. Nous nous engageons à travailler ensemble pour renforcer l’agriculture, l’aquaculture et les systèmes alimentaires au profit des générations actuelles et futures, tout en réaffirmant notre soutien à l’Alliance mondiale contre la faim et la pauvreté, qui constitue une plateforme importante pour lutter contre la pauvreté, la faim et les inégalités de manière intégrée et durable. Nous rappelons la coopération fructueuse entre la présidence sud-africaine et l’Égypte pour l’organisation de la troisième réunion du Groupe de travail du G20 sur la sécurité alimentaire au Caire en septembre 2025, ce qui reflète l’engagement ferme du G20, sous la présidence sud-africaine, à relever les défis de la sécurité alimentaire propres à l’Afrique.
  5. Compte tenu du vaste potentiel agricole de l’Afrique, nous encourageons les efforts visant à intensifier le renforcement des capacités et l’assistance technique, ainsi que le soutien ciblé aux petits exploitants agricoles et aux pêcheurs, en particulier les femmes et les jeunes, en améliorant l’accès au financement, aux marchés, aux outils numériques et aux infrastructures résilientes aux changements climatiques. Nous soutenons la mise en œuvre de la stratégie et du plan d’action du Programme détaillé pour le développement de l’agriculture africaine de l’Union africaine et de la Zone de libre-échange continentale africaine, y compris en investissant dans les capacités locales de production, de stockage et de distribution des denrées alimentaires afin de réduire la dépendance à l’égard des chaînes d’approvisionnement mondiales volatiles, ainsi qu’en soutenant les efforts déployés par les Africains pour créer des banques de semences intégrées, améliorer la production locale d’engrais et promouvoir le commerce intra-africain des produits agricoles.

Intelligence artificielle, gouvernance des données et innovation pour le développement durable

  1. Nous réaffirmons le potentiel des technologies numériques et émergentes, y compris l’intelligence artificielle (IA), de façon durable et inclusive, pour réduire les inégalités et nous saluons le travail du groupe de travail sur l’intelligence artificielle, la gouvernance des données et l’innovation pour le développement durable, ainsi que le leadership de la présidence sud-africaine du G20 dans l’avancement des discussions mondiales sur l’IA.
  2. Nous réaffirmons les principes du G20 en matière d’IA et rappelons les déclarations des dirigeants de New Delhi et de Rio de Janeiro sur notre engagement à exploiter le potentiel des technologies numériques et émergentes, y compris l’IA. Nous travaillerons à promouvoir la coopération internationale et à poursuivre les discussions afin de libérer tout le potentiel de l’IA, partager équitablement ses avantages et atténuer les risques, en reconnaissant la nécessité d’intégrer les voix des pays développés et des pays en développement. Pour assurer un développement, un déploiement et une utilisation sûrs et fiables de l’IA, il faut se pencher sur les droits fondamentaux, la transparence et l’explicabilité, l’équité, la responsabilité, la réglementation, la sécurité, la supervision humaine appropriée, l’éthique, les préjugés, la vie privée, la protection des données et la gouvernance des données. Nous reconnaissons le rôle des Nations Unies, ainsi que d’autres instances existantes compétentes, dans la promotion de la coopération internationale en matière d’IA, y compris pour favoriser le développement durable.
  3. Nous prenons note de la création par l’UNESCO, sous la présidence sud-africaine, du mécanisme d’assistance aux politiques relatives à la technologie, qui vise à aider les pays à élaborer leurs politiques en matière d’IA en s’appuyant sur les expériences et les recherches mondiales.
  4. Nous nous félicitons en outre du lancement de l’initiative « IA pour l’Afrique », qui a été conçue comme une plateforme volontaire de coopération multilatérale et multipartite entre le G20 et l’Union africaine. Nous encourageons la promotion de l’accès à la puissance informatique dans les pays africains, ainsi que du talent et de la formation en IA, des ensembles de données représentatifs et de haute qualité, et des infrastructures, en tant qu’éléments clés du développement et de l’adoption de l’IA en Afrique. Nous encourageons le développement de l’écosystème africain de l’IA par des contributions volontaires de ressources techniques et financières, et le développement de capacités souveraines d’IA centrées sur l’Afrique, en fonction de partenariats à long terme, en mettant l’accent sur des modèles d’investissement qui génèrent une valeur durable sur le continent.

Partenariat pour l’Afrique

  1. Nous réaffirmons notre soutien résolu à l’Afrique pour promouvoir la croissance économique, le commerce, l’emploi et la prospérité. Nous prenons note du rôle essentiel que jouent les investissements du secteur privé pour libérer le potentiel économique du continent.
  2. Nous reconnaissons l’importance du Pacte du G20 avec l’Afrique. Nous félicitons la présidence sud-africaine du G20 d’avoir encore renforcé le Pacte, notamment en lançant sa deuxième phase (2025-2033) soutenue par la création d’un fonds multidonateurs du Groupe de la Banque mondiale. Nous prenons note des réformes entreprises par les partenaires du « Pacte avec l’Afrique » pour améliorer leur climat d’investissement, ainsi que des nouveaux membres du Pacte, soit la République de Zambie et la République d’Angola.
  3. Nous reconnaissons également d’autres partenariats élargis avec l’Afrique, fondés sur des initiatives collectives ou bilatérales, visant à renforcer sa capacité à générer de la croissance, du développement, de l’industrialisation et des progrès technologiques.
  4. Nous prenons acte de l’initiative du G20 visant à soutenir l’industrialisation en Afrique et dans les pays les moins avancés et réaffirmons notre engagement à aider les pays en développement, en particulier les pays africains, à mieux s’intégrer dans les chaînes industrielles, de valeur et d’approvisionnement mondiales et à accélérer leur processus d’industrialisation et de modernisation, et nous soutenons les efforts déployés par les membres du G20 dans ce sens.

Volet financier

  1. L’économie mondiale a fait preuve de résilience au cours du premier semestre de 2025, malgré l’incertitude croissante et les défis complexes auxquels elle est confrontée. Il s’agit notamment des tensions géopolitiques et commerciales persistantes, des perturbations des chaînes d’approvisionnement mondiales, des niveaux d’endettement élevés et de la fréquence des phénomènes météorologiques extrêmes et des catastrophes naturelles. Ces facteurs sont susceptibles d’entraîner une baisse de la croissance et d’être une source de risques pour la stabilité financière et la stabilité des prix.
  2. Compte tenu du niveau élevé de la dette publique et des pressions budgétaires, nous reconnaissons la nécessité d’augmenter le potentiel de croissance à long terme en adoptant des politiques macroéconomiques axées sur la croissance, tout en constituant des réserves budgétaires, en assurant la viabilité des finances publiques, en encourageant les investissements publics et privés et en entreprenant des réformes visant à accroître la productivité. Les réformes structurelles sont essentielles pour générer une croissance économique forte et créer des emplois plus nombreux et de meilleure qualité. Tous les déséquilibres excessifs devraient faire l’objet d’une analyse plus approfondie par le Fonds monétaire international (FMI) et, si nécessaire et sans discrimination, être traités au moyen de réformes propres à chaque pays et d’une coordination multilatérale, d’une manière qui contribue à une économie mondiale ouverte et sans compromettre une croissance économique durable. Nous réaffirmons l’engagement pris en avril 2021 par les ministres des Finances et les gouverneurs des banques centrales concernant les taux de change. Les banques centrales restent fermement engagées à favoriser la stabilité des prix, conformément à leurs mandats respectifs. L’indépendance des banques centrales est cruciale pour atteindre cet objectif. Nous soulignons qu’il importe de renforcer la coopération multilatérale pour faire face aux risques existants et émergents qui pèsent sur l’économie mondiale.

Travailler ensemble pour renforcer l’architecture financière internationale et améliorer la viabilité de la dette

  1. Nous réaffirmons le rôle essentiel des banques multilatérales de développement (BMD) dans la réduction de la pauvreté, la croissance économique et le développement des pays clients. Nous nous félicitons du premier rapport sur la mise en œuvre de la feuille de route du G20 pour les BMD établi par le groupe des dirigeants des BMD. Nous reconnaissons en outre que le cadre d’adéquation des fonds propres peut aider les BMD à utiliser plus efficacement les ressources existantes, à partager davantage de risques avec le secteur privé et à utiliser de nouveaux instruments pour accroître la capacité de prêt au cours de la prochaine décennie, et nous reconnaissons la nécessité d’un travail continu des BMD pour mettre en œuvre la feuille de route du G20 et les réformes du cadre d’adéquation des fonds propres. Nous attendons avec intérêt le résultat de l’examen de l’actionnariat de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement à l’horizon 2025, conformément aux principes de Lima en matière d’actionnariat. Nous soutenons la 17e reconstitution du Fonds africain de développement.
  2. Certes, le risque d’une crise systémique de la dette semble largement contenu, mais de nombreux pays vulnérables à revenu faible ou intermédiaire sont confrontés à des coûts de financement élevés, à d’importants besoins de refinancement externe et à un exode marqué des capitaux privés. Ces vulnérabilités liées à la dette, ainsi que d’autres facteurs, peuvent limiter leur marge de manœuvre budgétaire, leur capacité à lutter contre la pauvreté et les inégalités, et leur capacité à investir dans la croissance et le développement. Nous nous félicitons des progrès récents du Cadre commun et notons que, cinq ans après sa création, il a permis de traiter la dette des quatre pays qui l’avaient demandé, à savoir le Tchad, la Zambie, le Ghana et l’Éthiopie.
  3. Nous réaffirmons notre engagement en faveur d’un FMI robuste, fondé sur les quotes-parts et doté de ressources suffisantes, et jouant un rôle central au sein du dispositif mondial de sécurité financière. Nous sommes favorables à la poursuite de la collaboration du FMI dans le cadre des accords de financement régionaux. Nous avons avancé les approbations nationales pour notre consentement à l’augmentation des quotes-parts dans le cadre de la 16e révision générale des quotes-parts, et nous attendons avec intérêt de finaliser ce processus sans plus tarder. Nous reconnaissons l’importance d’un réalignement des quotes-parts afin de mieux refléter les positions relatives des membres dans l’économie mondiale tout en protégeant les quotes-parts des membres les plus pauvres. Nous reconnaissons toutefois que l’obtention d’un consensus parmi les membres sur les réformes des quotes-parts et de la gouvernance nécessitera des progrès par étapes. Nous soutenons l’appel lancé au conseil d’administration du FMI pour qu’il élabore un ensemble de principes guidant les futures discussions sur les quotes-parts et la gouvernance du FMI d’ici les réunions du printemps 2026, conformément à la déclaration de Diriyah.
  4. Nous soulignons la nécessité de renforcer la représentation et la voix des pays en développement dans la prise de décision au sein des BMD et d’autres institutions économiques et financières internationales. Dans ce contexte, nous saluons la création d’un 25e siège au conseil d’administration du FMI afin de consolider la voix et la représentation de l’Afrique subsaharienne.
  5. Nous prenons acte de la note du G20 sur la canalisation des droits de tirage spéciaux (DTS). Nous prenons note du fait que la canalisation volontaire de DTS ou de contributions équivalentes pour les pays qui en ont besoin a dépassé les 100 milliards de dollars américains, ainsi que du transfert au Fonds fiduciaire pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance et au Fonds fiduciaire pour la résilience et la durabilité. Nous demandons instamment que les engagements en suspens soient rapidement honorés et nous encourageons les pays qui le souhaitent et qui en ont la capacité juridique à envisager la canalisation des DTS vers les BMD, tout en respectant le statut d’actif de réserve des créances libellées en DTS qui en découlent et en assurant leur liquidité.
  6. Nous demeurons déterminés à promouvoir des flux de capitaux durables vers les marchés émergents et les économies en développement et à favoriser des cadres stratégiques sains, dont l’indépendance des banques centrales. Nous prenons note du rôle croissant des institutions financières non bancaires (IFNB) et des travaux en cours pour comprendre l’impact sur les flux de capitaux.

Financer la résilience : accroître les flux de financement durable, l’investissement dans les infrastructures et la sécurité sanitaire

  1. Nous reconnaissons l’importance des économies durables et résilientes. Nous prenons note des recommandations de la présidence du G20 en 2025 et du rapport sur la finance durable des coprésidents du Groupe de travail sur la finance durable, qui visent à combler les lacunes en matière de protection contre les catastrophes naturelles et à intégrer les questions d’adaptation et de résilience dans les plans de transition volontaires des institutions financières et des entreprises, en tenant compte de la situation de chaque pays. Nous reconnaissons les efforts déployés par les membres du G20 pour poursuivre la mise en œuvre globale de la Feuille de route du G20 pour la finance durable, qui est un document pluriannuel orienté vers l’action, de nature volontaire et flexible.
  2. Nous avons discuté de la nécessité d’améliorer l’intégrité et l’interopérabilité sur les marchés des crédits carbone et nous prenons note du modèle commun de données sur les crédits carbone, volontaire et non contraignant, élaboré conformément aux principes directeurs du Groupe de travail sur la finance durable pour la conception de modèles de données efficaces sur les crédits carbone, en tant qu’outil volontaire, conforme à l’article 6 de l’Accord de Paris et aligné sur les orientations de la CCNUCC. Nous prenons note des efforts déployés par le Comité directeur sur les données climatiques pour mettre à l’essai le modèle commun de données sur les crédits carbone en 2026 avec les intervenants et les acteurs du marché qui le souhaitent.
  3. Nous demeurons déterminés à renforcer l’architecture mondiale de la finance durable en contribuant à assurer une coordination solide, résiliente et efficace entre les intervenants afin de favoriser l’interopérabilité entre les BMD, les fonds verticaux pour le climat et l’environnement et les banques nationales de développement, à l’appui des objectifs de durabilité et des priorités nationales, le cas échéant. Nous soulignons qu’il importe de mobiliser les investissements du secteur privé, y compris au moyen d’instruments financiers novateurs, d’outils de partage des risques et d’investissements dirigés par les pays, tout en reconnaissant que les approches varieront en fonction de la situation, des priorités, des capacités et des plateformes nationales.
  4. Nous reconnaissons que l’investissement dans des infrastructures de qualité en harmonie avec les priorités nationales est essentiel pour soutenir une croissance économique plus rapide et un développement durable. Nous approuvons les résultats attendus dans le cadre du programme du groupe de travail sur les infrastructures, qui se concentrent sur l’élaboration d’un portefeuille crédible de projets étayé par un environnement favorable, des pratiques de préparation et des données bien structurées, la réduction des risques liés aux projets grâce à des instruments de financement mixtes, et la promotion des infrastructures transfrontalières pour le développement régional. Nous saluons également le lancement de l’initiative Ubuntu Legacy par la présidence et la Banque africaine de développement, qui vise à débloquer et à accélérer les projets d’infrastructure transfrontaliers en Afrique. Cette initiative constitue un modèle que les intervenants d’autres régions pourraient adopter.
  5. Nous saluons les travaux du Groupe de travail conjoint sur les finances et la santé visant à renforcer la coordination des finances et de la santé dans le cadre des efforts de prévention, de préparation et d’intervention liés aux pandémies. Nous soulignons l’importance d’accentuer la mobilisation des ressources nationales en tant que source principale de financement durable de la prévention, de la préparation et de l’intervention en cas de pandémie et d’assurer l’efficience des dépenses de santé au moyen d’une coordination étroite entre les secteurs des finances et de la santé. Nous soulignons la nécessité de mieux harmoniser les flux de financement externes et internes, ainsi que les autres formes d’assistance, avec les plans nationaux et les priorités stratégiques. Nous accueillons favorablement la mise à jour des principaux produits du Groupe de travail, à savoir les suivants : Global Report on the Framework for Economic Vulnerabilities and Risks, Operational Playbook for Response Financing, et Report on Financing for Pandemic Preparedness. Nous prenons note des exercices de simulation sur le financement des interventions en cas de pandémie entrepris par les responsables des secteurs des finances et de la santé, ainsi que des travaux du groupe indépendant de haut niveau, qui a été à nouveau convoqué par la présidence.
  6. Nous continuerons à travailler avec le Fonds de lutte contre les pandémies et d’autres fonds pour la santé mondiale afin de catalyser les actions internationales et nationales en matière d’investissement visant à renforcer la prévention, la préparation et l’intervention en cas de pandémie, et d’encourager de nouvelles contributions au Fonds de lutte contre les pandémies de la part d’un groupe de donateurs plus diversifié. Nous convenons qu’il est important de préserver les résultats techniques du Groupe de travail et de poursuivre, au besoin, les discussions sur l’évolution de celui-ci.

Protéger la stabilité financière, promouvoir l’innovation tout en gérant les risques systémiques et poursuivre les efforts pour soutenir l’inclusion financière

  1. Nous reconnaissons que la stabilité financière est à la base d’une croissance économique durable et nous réaffirmons notre engagement à remédier aux vulnérabilités et à promouvoir un système financier mondial ouvert, résilient et stable. En nous appuyant sur les principes fondamentaux énoncés dans la déclaration de Bali (2022) et la déclaration de Buenos Aires (2018), nous soulignons l’importance d’une mise en œuvre complète, rapide et cohérente de toutes les réformes et normes internationales convenues, y compris Bâle III. Nous soulignons le rôle important du Conseil de stabilité financière (CSF) et des organismes internationaux de normalisation pour surveiller les risques financiers et les vulnérabilités et pour élaborer des normes et des recommandations financières rigoureuses, afin de maintenir la stabilité financière et d’améliorer la résilience du système financier mondial.
  2. Nous réaffirmons notre engagement en faveur de la mise en œuvre effective de la Feuille de route du G20 pour l’amélioration des paiements transfrontaliers et nous nous engageons à prendre, le cas échéant, d’autres mesures appropriées pour atteindre ses objectifs. Nous saluons les efforts de collaboration déployés par les organisations internationales et les organisations partenaires concernées pour faire avancer ce programme.
  3. Nous approuvons les recommandations du CSF visant à traiter les risques systémiques découlant de l’effet de levier dans les IFNB et encourageons les administrations à mettre en œuvre ces recommandations et à améliorer la disponibilité et la communication des données, la qualité, l’utilisation et le partage de l’information. Nous réaffirmons notre soutien à l’exploitation des possibilités offertes par l’IA, les cryptoactifs et les développements de la technologie financière connexes pour le secteur financier, ainsi qu’à l’atténuation des risques qui y sont associés. Nous saluons l’examen thématique par les pairs du CSF sur la mise en œuvre de ses recommandations de haut niveau sur les cryptoactifs et les cryptomonnaies stables, et nous encourageons la mise en œuvre du cadre réglementaire mondial du CSF et d’autres organismes internationaux de normalisation à cet égard. La plupart des membres reconnaissent l’importance de s’attaquer aux risques financiers liés au climat. Ces efforts sont essentiels pour préserver la stabilité financière tout en favorisant une innovation responsable.
  4. Nous réaffirmons notre soutien au Groupe d’action financière (GAFI) et aux organismes régionaux de type GAFI pour superviser la mise en œuvre effective des normes du GAFI visant à lutter contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et le financement de la prolifération dans l’ensemble du réseau mondial. Nous insistons sur la nécessité d’intensifier les efforts déployés à l’échelle mondiale pour prévenir l’utilisation abusive des entités juridiques, favoriser un recouvrement accru des actifs, faciliter une coopération internationale rapide, constructive, inclusive et efficace, améliorer la transparence des paiements et promouvoir une innovation responsable dans le secteur des actifs virtuels, tout en atténuant le risque de financement illicite faisant intervenir des actifs virtuels. Nous soutenons également les travaux en cours du GAFI sur les technologies émergentes et les risques associés, y compris en ce qui concerne le financement décentralisé, les cryptomonnaies stables et les transactions entre pairs.
  5. Dans l’esprit du thème de la présidence sud-africaine du G20, « Solidarité, égalité, durabilité », nous nous engageons à adopter des politiques financières qui contribuent à la prospérité économique de tous.
  6. Nous prenons note de l’appel à intensifier les efforts pour combler le déficit de financement des micro, petites et moyennes entreprises (MPME), mis en évidence dans le plan d’action du Partenariat mondial pour l’inclusion financière pour le financement des MPME. Nous réitérons notre engagement en faveur de l’inclusion financière et nous nous engageons à renforcer l’utilisation des services financiers dans les domaines des paiements, de l’épargne, du crédit, de l’assurance et des envois de fonds, d’une manière qui favorise la protection et la confiance des consommateurs.

Travailler ensemble pour stabiliser le système fiscal international et renforcer la mobilisation des ressources nationales

  1. Nous continuerons de collaborer de manière constructive pour répondre aux préoccupations concernant l’impôt minimum mondial du Pilier Deux, avec l’objectif commun de trouver une solution équilibrée et pratique acceptable pour tous dès que possible. La mise en œuvre d’une solution devra inclure un engagement à veiller à ce que tous les risques importants qui peuvent être relevés en ce qui concerne l’égalité des conditions de concurrence, y compris les discussions sur le traitement équitable des incitations fiscales fondées sur la substance, et les risques d’érosion de la base d’imposition et de transfert de bénéfices (BEPS) soient pris en considération. Elle facilitera également la poursuite des progrès pour stabiliser le système fiscal international, y compris un dialogue constructif sur les défis fiscaux découlant de la numérisation de l’économie. Ces efforts seront déployés en étroite collaboration avec tous les membres du Cadre inclusif OCDE/G20, tout en préservant la souveraineté fiscale de tous les pays.
  2. Nous prenons note des négociations en cours en vue d’établir une convention-cadre des Nations Unies sur la coopération internationale en matière fiscale, et les membres du G20 participants ont réaffirmé l’objectif de parvenir à un large consensus et de s’appuyer sur les réalisations et les processus existants ainsi que sur les travaux en cours d’autres organisations internationales, tout en cherchant à éviter toute duplication inutile des efforts.
  3. Rappelant la déclaration ministérielle du G20 de Rio de Janeiro sur la coopération fiscale internationale, nous continuons à nous féliciter de la décision des responsables du Cadre inclusif d’adopter une approche progressive, fondée sur des données probantes, pour étudier la mobilité mondiale et comprendre l’interaction entre les politiques fiscales, les inégalités et la croissance.
  4. Nous saluons les rapports d’évaluation sur le projet BEPS de l’OCDE/G20 et les initiatives en matière de transparence, qui démontrent que des progrès importants peuvent être réalisés en travaillant en étroite collaboration. Pour consolider les acquis et faire en sorte que les pays en développement puissent participer pleinement et en tirer avantage, il faudra appuyer une participation inclusive et renforcer une capacité fiscale adaptée aux besoins. Il est possible d’étendre ces acquis grâce à un nouveau cadre de l’OCDE qui permettra aux pays intéressés d’accroître la transparence fiscale internationale concernant les biens immeubles de façon volontaire.
  5. Nous convenons du fait que la mobilisation des ressources nationales (MRN) est un impératif commun. Les résultats obtenus sous la présidence sud-africaine du G20 démontrent que la MRN est la source de financement la plus efficace, que l’administration des recettes est un pilier essentiel du système fiscal, que la coordination et la collaboration entre les fournisseurs de services de renforcement des capacités sont importantes et qu’une approche structurée de la réforme – prise en charge et dirigée par le pays, respectant le contrat social avec les contribuables – est très utile. Nous attendons avec intérêt la conférence sur la fiscalité et le développement de la plateforme de collaboration en matière fiscale sur la MRN, qui se tiendra à Tokyo l’année prochaine.

Renforcer la priorité accordée à l’Afrique dans le cadre du volet financier et en améliorer l’efficacité

  1. Les ministres des Finances et les gouverneurs des banques centrales ont lancé le Cadre d’engagement du G20 pour l’Afrique – volet financier pour 2025-2030 afin de soutenir les efforts du continent africain et de ses pays membres pour atteindre leurs objectifs économiques, financiers et connexes. Nous considérons ce cadre comme une occasion de renforcer la collaboration entre le G20 et l’Afrique et comme un héritage durable de la présidence sud-africaine. Nous saluons le travail préparatoire des organisations internationales visant à relever les obstacles majeurs à la croissance et au développement de l’Afrique, qui a servi de base au Cadre d’engagement du G20 pour l’Afrique.
  2. Nous saluons la structure opérationnelle et l’approche de la mise en œuvre du Cadre d’engagement du G20 pour l’Afrique sous la forme d’un éventail de domaines prioritaires potentiels, déterminés par les présidences successives, jusqu’en 2030. Nous saluons l’offre de la présidence sud-africaine d’appuyer le cadre jusqu’en 2030, y compris par des ressources dédiées, la collaboration avec chaque présidence, la coordination du cadre et la mise en place d’un processus consultatif, en consultation avec l’Union africaine et les institutions africaines, ainsi que des mises à jour annuelles et des contributions périodiques. Nous soutenons les efforts visant à renforcer les initiatives existantes en faveur du Cadre d’engagement du G20 pour l’Afrique, en particulier le Pacte avec l’Afrique.
  3. Nous nous félicitons de l’examen des processus de fonctionnement et de prise de décision du volet financier du G20 mené par la présidence sud-africaine, et y compris de ses principales conclusions, des points d’accord sur plusieurs aspects des pratiques actuelles et des options potentielles pour les renforcer. L’examen constituera une base utile permettant aux membres d’envisager des options pour adapter les pratiques de travail actuelles, selon les préférences des futures présidences et des membres, tout en respectant les principes informels et consensuels du groupe.
  4. Nous prenons note des résultats de la quatrième Conférence internationale sur le financement du développement, qui s’est tenue du 30 juin au 3 juillet 2025 à Séville, en Espagne, et de l’engagement renouvelé des pays participants à aider les pays en développement à atteindre leurs objectifs de développement.

Contribution du G20 au programme de développement mondial et à la promotion d’une gouvernance mondiale équitable

  1. Nous soulignons que l’année 2025 a marqué le 80e anniversaire de l’ONU et de sa Charte. Nous réaffirmons notre volonté de renforcer le multilatéralisme, avec pour pierre angulaire les Nations Unies, fondé sur les principes du droit international tels qu’ils sont énoncés dans la Charte des Nations Unies. Nous réaffirmons également que tous les États doivent agir d’une manière conforme aux buts et aux principes de la Charte des Nations Unies dans son intégralité.
  2. Afin de promouvoir la réforme des Nations Unies qui nous permettra d’atteindre nos objectifs communs, nous travaillerons avec tous les membres des Nations Unies dans l’esprit de l’appel à l’action du G20 sur la réforme de la gouvernance mondiale. Nous prenons note de l’initiative UN80 et réaffirmons notre approche de sa mise en œuvre conformément à la résolution A/RES/79/318 de l’Assemblée générale des Nations Unies du 18 juillet 2025.
  3. Nous nous engageons à réformer le Conseil de sécurité au moyen d’une réforme transformatrice qui l’aligne sur les réalités et les exigences du XXIe siècle, le rende plus représentatif, plus inclusif, plus efficace, plus démocratique et plus responsable, et plus transparent pour l’ensemble des membres des Nations Unies, permettant un meilleur partage des responsabilités entre tous ses membres, tout en améliorant l’efficacité et la transparence de ses méthodes de travail. Nous appelons à une composition élargie du Conseil de sécurité qui améliore la représentation des régions et des groupes sous-représentés ou non représentés, comme l’Afrique, l’Asie-Pacifique, l’Amérique latine et les Caraïbes.
  4. Nous réaffirmons que la paix est une voie vers un développement économique durable et que la coopération internationale et les solutions multilatérales sont importantes pour relever les défis mondiaux, y compris les inégalités et l’instabilité économiques croissantes.
  5. Nous sommes attachés au programme mondial de développement et nous sommes déterminés à accélérer les efforts pour relever les défis sociaux, économiques et environnementaux auxquels le monde est confronté grâce à une coopération internationale renforcée, et nous prenons note des résultats de la quatrième Conférence internationale sur le financement du développement qui s’est tenue à Séville du 30 juin au 3 juillet 2025.
  6. Nous reconnaissons que le commerce et l’investissement peuvent être un moteur de la croissance économique, du développement, de la création d’emplois, de l’industrialisation, du progrès technologique et contribuer à la sécurité alimentaire mondiale, tout en notant que les avantages ne sont pas partagés par tous. Nous travaillons à faire en sorte que les avantages du commerce atteignent tous les segments de la société et que tous aient la possibilité d’en bénéficier. Nous soulignons qu’il importe de renforcer la coopération multilatérale pour faire face aux risques et défis existants et émergents qui pèsent sur l’économie mondiale. Nous reconnaissons l’importance de l’OMC pour faire avancer les questions commerciales. Nous reconnaissons que les règles convenues au sein de l’OMC sont essentielles pour faciliter le commerce mondial. Nous reconnaissons également que l’OMC a des défis à relever. Nous reconnaissons qu’une réforme réelle, nécessaire et globale de l’OMC est incontournable pour améliorer ses fonctions afin qu’elle soit mieux adaptée à la réalisation des objectifs de tous les membres. Nous reconnaissons également la nécessité d’une collaboration constructive à l’OMC sur l’agriculture et d’autres questions présentant un intérêt pour les membres, y compris le développement, et nous appelons à une discussion constructive à l’OMC afin de déterminer les domaines dans lesquels des progrès sont possibles dans les négociations en cours. Nous nous engageons à travailler de manière constructive afin d’obtenir des résultats positifs lors de la 14e Conférence ministérielle de l’OMC, qui se tiendra en mars 2026 au Cameroun.
  7. Nous reconnaissons que l’intégration économique régionale, y compris la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA), est un facteur clé de la croissance économique, de la résilience, de l’investissement et du développement, et nous prenons note de l’initiative de la présidence sud-africaine concernant un programme de coopération du G20 avec l’Afrique sur le commerce et l’investissement, qui est une initiative volontaire et non contraignante visant à renforcer la croissance inclusive et le potentiel de développement de l’Afrique en appuyant la mise en œuvre de la ZLECA, en mobilisant les investissements dans le secteur productif de l’Afrique et en facilitant les investissements dans des projets d’infrastructure essentiels à l’appui de l’Agenda 2063 de l’Union africaine.
  8. Nous nous unirons pour faire progresser les systèmes de protection sociale universelle, y compris les socles de protection sociale définis à l’échelle nationale, en tant que pierre angulaire du développement inclusif. Nous reconnaissons le droit fondamental à la sécurité sociale et le fait que les systèmes de protection sociale universelle favorisent la résilience, la bonne santé et le bien-être humain. La sécurité sociale préserve la dignité humaine, favorise le développement durable et réduit les inégalités. Nous appelons tous les membres du G20 et les autres pays à soutenir l’adoption et la mise en œuvre progressive de systèmes de protection sociale universelle, à l’échelle nationale, et, par l’entremise de la coopération, à aider d’autres pays, en particulier les pays à faible revenu, à renforcer leurs capacités et à mobiliser des ressources. Nous reconnaissons également l’importance d’une fiscalité progressive, de réformes structurelles et de politiques de redistribution pour financer des systèmes de protection sociale inclusifs, réduire les inégalités et consolider la cohésion sociale.
  9. Nous nous engageons à renforcer nos efforts dans la lutte contre les flux financiers illicites, en notant qu’au moins 88 milliards de dollars américains de flux sortants de l’Afrique sont perdus chaque année, ce qui compromet les efforts de mobilisation des ressources nationales. Nous nous félicitons du rôle moteur joué par l’Afrique du Sud dans l’élaboration de l’appel à l’action et nous attendons avec intérêt la feuille de route pour la mise en œuvre des principes volontaires et non contraignants de haut niveau sur la lutte contre les flux financiers illicites. Nous notons que l’Afrique du Sud est en train de mettre en place une Commission Ubuntu pour encourager la recherche et un dialogue éclairé sur les défis d’intérêt public à l’échelle mondiale et sur les investissements publics mondiaux.
  10. Conscients de notre rôle de chef de file, nous réaffirmons nos engagements inébranlables, dans la poursuite de l’objectif de la CCNUCC, à lutter contre les changements climatiques en renforçant la mise en œuvre intégrale et effective de l’Accord de Paris, en tenant compte de l’équité et du principe des responsabilités communes, mais différenciées et des capacités respectives en fonction des situations propres à chaque pays. Nous réitérons notre engagement et intensifierons nos efforts pour parvenir à des émissions nettes de gaz à effet de serre nulles ou à la neutralité carbone à l’échelle mondiale d’ici le milieu du siècle environ. Nous nous encourageons mutuellement à prendre des engagements en matière d’émissions nettes de gaz à effet de serre et de neutralité climatique d’une manière déterminée au niveau national, en tenant compte de l’Accord de Paris et de nos différentes situations, voies et approches nationales. À l’occasion du 10e anniversaire de l’Accord de Paris, nous reconnaissons l’urgence et la gravité des changements climatiques. Nous réaffirmons l’objectif de l’Accord de Paris en matière de température, qui consiste à maintenir l’augmentation de la température moyenne mondiale bien en dessous de 2 degrés Celsius par rapport aux niveaux préindustriels et à poursuivre les efforts pour limiter l’augmentation de la température à 1,5 degré Celsius par rapport aux niveaux préindustriels, en reconnaissant que cela réduirait considérablement les risques et les impacts des changements climatiques. Nous soulignons que les effets des changements climatiques seront beaucoup moins importants si la température augmente de 1,5 degré Celsius que si elle augmente de 2 degrés Celsius, et nous réaffirmons notre détermination à poursuivre les efforts visant à limiter l’augmentation de la température à 1,5 degré Celsius.
  11. Nous reconnaissons que les voies nationales pour une transition juste sont des instruments essentiels de l’action climatique, car elles englobent une approche de l’ensemble de l’économie et de l’ensemble de la société à l’appui des efforts déployés pour parvenir au développement durable, à l’équité, à l’éradication de la pauvreté, tout en favorisant des possibilités sociales et économiques concrètes.
  12. Nous soulignons l’importance d’intégrer l’adaptation dans les politiques publiques pertinentes et de mettre en œuvre le Cadre des Émirats arabes unis pour la résilience climatique mondiale. Nous encouragerons et soutiendrons également l’élaboration et la mise en œuvre de systèmes d’alerte précoce et de mesures concernant les effets des changements climatiques, y compris les phénomènes météorologiques extrêmes, et nous appuierons les solutions de réduction des risques de catastrophe en fonction de la situation, des besoins et des priorités des pays. Nous reconnaissons la nécessité d’une action et d’un soutien urgents et renforcés pour éviter, réduire au minimum et traiter les pertes et les dommages liés aux effets des changements climatiques.
  13. Nous soulignons les résultats positifs de la conférence de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP30) qui s’est tenue à Belém, au Brésil, en 2025, et nous saluons la présidence de la COP31 en 2026.
  14. Nous reconnaissons la nécessité d’accroître les investissements mondiaux pour atteindre nos objectifs climatiques de l’Accord de Paris et d’augmenter rapidement et considérablement les investissements et le financement climatique, pour les faire passer de milliards à des billions de dollars à l’échelle mondiale, toutes sources confondues. À cet égard, il est essentiel d’aligner tous les flux financiers pertinents sur ces objectifs tout en augmentant le financement, le renforcement des capacités et le transfert de technologies selon des modalités volontaires et mutuellement convenues, en tenant compte des priorités et des besoins des pays en développement.
  15. Nous saluons les résultats du premier bilan mondial de l’Accord de Paris adopté lors de la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques à Dubaï (COP28) et à Bakou (COP29) sur le nouvel objectif collectif quantifié, et nous attendons avec intérêt sa mise en œuvre. Nous saluons les efforts déployés pour communiquer les contributions actualisées déterminées à l’échelle nationale, y compris en s’appuyant sur les résultats du premier bilan mondial. Nous reconnaissons la nécessité de réductions profondes, rapides et durables des émissions de gaz à effet de serre conformément aux trajectoires menant à un réchauffement de 1,5 degré Celsius et appelons les membres à contribuer aux efforts mondiaux de lutte contre les changements climatiques, d’une manière déterminée à l’échelle nationale, en tenant compte de l’Accord de Paris et des différentes situations, trajectoires et approches nationales. Nous soulignons que les besoins des pays en développement pour mettre en œuvre leurs contributions déterminées à l’échelle nationale sont estimés à hauteur de 5,8 à 5,9 billions de dollars américains pour la période d’avant 2030. Nous notons que les mesures prises pour lutter contre les changements climatiques, y compris les mesures unilatérales, ne devraient pas constituer un moyen de discrimination arbitraire ou injustifiable ou une restriction déguisée au commerce international.
  16. Nous reconnaissons les risques importants associés à une mauvaise qualité de l’air et nous saluons la Déclaration ministérielle du Cap sur la qualité de l’air adoptée lors de la réunion des ministres responsables de la durabilité environnementale et climatique des pays du G20. Nous reconnaissons qu’il est urgent de renforcer les interventions nationales pour lutter contre les crimes qui ont des répercussions sur l’environnement dans le respect des lois nationales, et nous saluons la déclaration ministérielle du Cap sur les crimes qui portent atteinte à l’environnement, également adoptée lors de la réunion des ministres responsables de la durabilité environnementale et climatique des pays du G20.
  17. Nous réaffirmons notre engagement en faveur d’une mise en œuvre rapide, complète et efficace du Cadre mondial pour la biodiversité Kunming-Montréal adopté lors de la COP15 de la Convention sur la diversité biologique (CDB), et nous encourageons les autres pays à faire de même. Nous soulignons qu’il est important que les parties à la CDB mettent à jour ou révisent leurs stratégies et plans d’action nationaux en matière de biodiversité, conformément au Cadre mondial pour la biodiversité Kunming-Montréal et à ses objectifs et cibles, dans les plus brefs délais, et nous appelons à un accroissement des ressources financières provenant de toutes les sources.
  18. Nous soulignons la nécessité d’intensifier les efforts de lutte contre la désertification, la dégradation des terres et la sécheresse, et soutenons l’Initiative mondiale pour les terres du G20 lancée en 2020, qui vise à prévenir, à stopper et à inverser la dégradation des terres, et à réduire les terres dégradées de 50 % d’ici 2040, sur une base volontaire, en encourageant le financement et l’investissement des secteurs public et privé, ainsi qu’une participation active à la restauration des écosystèmes. Pleinement conscients de l’importance de la protection, de la conservation et de la restauration des écosystèmes liés à l’eau, nous nous engageons à travailler pour obtenir des résultats concrets lors de la Conférence des Nations Unies sur l’eau de 2026.
  19. Reconnaissant que les forêts fournissent des services écosystémiques essentiels et qu’elles jouent le rôle de puits de carbone, nous soulignons qu’il importe d’intensifier les efforts visant à protéger, à conserver et à gérer durablement les forêts et à lutter contre la déforestation, y compris en redoublant d’efforts pour mettre un terme à la déforestation et à la dégradation des forêts et inverser la tendance d’ici à 2030, en soulignant les contributions de ces actions au développement durable et en tenant compte des défis sociaux et économiques auxquels sont confrontées les communautés locales ainsi que les peuples autochtones. Dans le contexte des forêts, nous éviterons les politiques économiques vertes discriminatoires, conformément aux règles de l’OMC et aux accords multilatéraux sur l’environnement. Nous sommes déterminés à mobiliser des financements nouveaux et supplémentaires pour les forêts à partir de toutes les sources, y compris des financements concessionnels et innovants pour les pays en développement. Nous encourageons les mécanismes innovants qui cherchent à mobiliser des sources de financement nouvelles et diverses pour rémunérer les services écosystémiques. Nous prenons note du lancement, lors du sommet de Belém sur le climat, du Fonds pour la conservation des forêts tropicales, qui constitue un outil novateur pour encourager la conservation des forêts tropicales et soutenir le développement durable.
  20. En nous appuyant sur les recommandations des déclarations du G20 de Rio de Janeiro et de New Delhi, nous prenons note des résultats de la troisième Conférence des Nations Unies sur l’Océan, qui s’est tenue à Nice. L’océan offre des solutions à plusieurs questions du programme du G20, comme le renforcement de la sécurité alimentaire mondiale, l’amélioration de l’accès à l’énergie durable, la conservation et l’utilisation durable des ressources marines et la fin de la pêche illicite, non déclarée et non réglementée. Nous notons la réception d’un nombre suffisant de ratifications pour l’entrée en vigueur, en janvier 2026, de l’Accord se rapportant à la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer et portant sur la conservation et l’utilisation durable de la diversité biologique marine des zones ne relevant pas de la juridiction nationale, et les membres qui sont signataires appellent à sa mise en œuvre rapide et efficace. Nous nous félicitons de l’entrée en vigueur de l’Accord de l’OMC sur les subventions à la pêche. Nous appelons les autres membres de l’OMC à l’accepter dès que possible.
  21. Nous réaffirmons notre engagement total en faveur du renforcement du pouvoir des femmes et des filles et de l’élimination urgente des obstacles sociaux et économiques pour parvenir à l’égalité des genres. Nous encourageons le développement dirigé par les femmes et nous veillons à ce qu’elles participent pleinement, sur un pied d’égalité et concrètement, à tous les niveaux de la prise de décision dans la vie politique, économique et publique, et à ce qu’elles occupent des postes de direction. Nous condamnons toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes et des filles et nous rappelons notre engagement à mettre fin à la violence fondée sur le genre et au meurtre de femmes et de filles en raison de leur genre. À cette fin, nous nous engageons à prendre des mesures accélérées pour éradiquer toutes les formes de violence, y compris la violence et le harcèlement sexuels, à l’encontre de toutes les femmes et les filles, ainsi que la violence dans la vie publique et privée, en ligne et hors ligne. Alors que nous soulignons le 30e anniversaire de la Déclaration et du Programme d’action de Beijing, nous réaffirmons notre engagement en faveur de sa mise en œuvre intégrale, efficace et accélérée. Nous nous félicitons de la réunion des dirigeants mondiaux sur les femmes, organisée les 13 et 14 octobre à Beijing par la Chine et ONU Femmes, pour célébrer le 30e anniversaire de la Déclaration et du Programme d’action de Beijing et perpétuer l’esprit de la Conférence de Beijing. En outre, nous reconnaissons le rôle des femmes en tant qu’agentes de paix.
  22. Nous nous engageons à entreprendre des réformes pour garantir aux femmes un accès et des droits pleins et égaux aux ressources économiques, ainsi qu’un accès au financement et aux marchés pour soutenir l’entrepreneuriat féminin et les entreprises et coopératives dirigées par des femmes. Nous encourageons l’appel lancé par la Banque mondiale dans le cadre de l’Initiative de financement des femmes entrepreneurs (We-Fi) pendant la présidence sud-africaine du G20, qui vise à promouvoir l’esprit d’entreprise des femmes dans le secteur des soins. Nous nous engageons en outre à accroître considérablement les investissements et la protection sociale dans l’économie des soins et à adopter des mesures pour lutter contre les stéréotypes. Nous saluons l’appel lancé aux membres du G20 pour qu’ils élaborent et mettent en œuvre des politiques, des stratégies, des feuilles de route et des plans d’action intersectoriels complets en matière de soins d’ici 2030, en appliquant le « cadre des “5 R“ du travail décent dans les activités de soin à autrui » de l’Organisation internationale du Travail (OIT). Nous saluons les efforts continus déployés par l’Alliance EMPOWER, qui feront l’objet d’un rapport lors de nos prochains sommets.
  23. Dans le prolongement de l’objectif d’Antalya, nous nous félicitons du renforcement du pouvoir des jeunes grâce à l’objectif de Nelson Mandela Bay, adopté sous la présidence sud-africaine du G20. L’objectif est de réduire le taux de jeunes ni en emploi, ni aux études, ni en formation (NEET) de 5 % supplémentaires d’ici 2030 par rapport aux niveaux de 2024, tandis que les pays dont les taux NEET sont inférieurs à 10 % s’engagent à maintenir l’élan. Nous saluons et adoptons également l’objectif révisé de Brisbane-eThekwini visant à réduire l’écart entre les genres en matière de participation au marché du travail de 25 % d’ici 2030 par rapport aux niveaux de 2012. L’objectif comprend notre engagement à promouvoir l’égalité salariale pour un travail de valeur égale et, à cette fin, nous encourageons les membres du G20 et les pays invités à travailler progressivement à réduire l’écart salarial non ajusté entre les hommes et les femmes de 15 % d’ici 2035, par rapport aux niveaux de 2022. Nous demandons à l’OIT et à l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) de nous aider à suivre les progrès accomplis dans la réalisation de ces objectifs.
  24. Nous reconnaissons le rôle de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), conformément à sa constitution, dans le domaine de la santé mondiale, soutenu par un financement adéquat, prévisible, transparent, souple et durable. Les investissements dans la santé peuvent être un moteur fondamental de stabilité, de croissance et de résilience. Nous encourageons le financement public national comme source principale de financement de la santé, complété par un soutien international. Nous prenons note des initiatives telles que l’Agenda de Lusaka, entre autres, qui visent à promouvoir la couverture sanitaire universelle (CSU) et la sécurité sanitaire. Nous reconnaissons l’importance cruciale d’investir dans la santé et le bien-être de tous, y compris des femmes, des enfants et des adolescents, en tant que fondement du développement durable, et nous appelons tous les partenaires à intensifier leur action et leurs efforts coordonnés afin d’accélérer les progrès vers la mise en place de la CSU. Nous demeurons déterminés à mettre en place des systèmes de santé plus résilients, équitables, durables et ouverts à tous, afin de fournir des services de santé intégrés et centrés sur la personne, y compris en ce qui concerne la santé mentale, et de réaliser la couverture sanitaire universelle. Nous reconnaissons le rôle potentiel de la médecine traditionnelle et complémentaire fondée sur des données probantes.
  25. Nous renforcerons les capacités nationales, régionales et mondiales de prévention, de préparation et d’intervention en cas de pandémie. À cet égard, nous prenons note de l’adoption de l’Accord de l’OMS sur les pandémies lors de la 78e session de l’Assemblée mondiale de la santé et nous attendons avec intérêt les négociations menées par les États membres sur l’annexe de l’accord relative à l’accès aux agents pathogènes et à la mise en commun des avantages.
  26. Nous nous félicitons des engagements pris lors de la 8e reconstitution des ressources du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, lancée conjointement à Johannesburg par l’Afrique du Sud et le Royaume-Uni, qui constitue une source vitale de financement multilatéral international pour lutter contre les maladies infectieuses et renforcer les systèmes de santé durables, et un modèle qui a fait ses preuves pour améliorer notre sécurité sanitaire mondiale. Nous saluons le leadership du président Cyril Ramaphosa et de l’Afrique du Sud, qui ont présidé le Réseau des leaders mondiaux pour la santé des femmes, des enfants et des adolescents.
  27. Nous accueillons avec satisfaction la deuxième réunion du Groupe de travail du G20 pour la recherche et l’innovation et réaffirmons l’importance de promouvoir un partenariat international dynamique dans les domaines de la science, de la technologie et de l’innovation. Nous réaffirmons que la recherche et l’innovation devraient être une entreprise qui favorise activement la participation des femmes et des filles dans les sciences, les technologies, l’ingénierie et les mathématiques, et qui réduit les inégalités et les asymétries mondiales dans l’accès à la connaissance et sa production. À cet égard, nous nous engageons à mettre en œuvre les recommandations du G20 sur la collaboration scientifique, qui visent à élargir la participation à la science et à la rendre accessible à l’ensemble de la société, renforçant ainsi nos engagements en faveur de la science ouverte.
  28. Nous réaffirmons l’engagement que nous avons pris lors des précédents sommets du G20 de réduire la fracture numérique, y compris en réduisant de moitié la fracture numérique entre les hommes et les femmes d’ici 2030, et de parvenir à une connectivité universelle et utile pour tous, en aidant les pays en développement à étendre le développement et le déploiement d’infrastructures numériques abordables et sûres. Nous reconnaissons qu’il est important de renforcer la sécurité, la résilience et la confiance et de créer une économie numérique favorable, ouverte, équitable, non discriminatoire et durable, centrée sur l’être humain et son développement et qui permet la protection, la promotion et la pleine jouissance des droits de la personne.
  29. Nous reconnaissons le potentiel transformateur de l’infrastructure numérique publique pour favoriser une transformation numérique équitable, inclusive, prospère, résiliente et durable qui peut répondre aux besoins des communautés locales.
  30. Nous ferons progresser une approche globale de l’élaboration et de la mise en œuvre des politiques de protection et d’éducation de la petite enfance qui mobilise à la fois les gouvernements et la société, y compris leurs valeurs et cultures communes, en tant qu’investissement vital pour l’avenir social et économique d’un pays. Nous reconnaissons que la formation des professionnels de l’éducation pour le XXIe siècle suppose d’intégrer les capacités des éducateurs à préparer les apprenants à une société en constante évolution. Nous sommes favorables à une plus grande reconnaissance de la profession d’enseignant, afin de remédier à la pénurie d’enseignants, en particulier dans l’éducation préscolaire et l’éducation de base. Nous insistons sur la nécessité de doter les éducateurs des compétences pédagogiques essentielles à l’horizon 2030 tout en s’attaquant aux enjeux liés à l’accès numérique inclusif, à l’infrastructure technologique et à la connectivité, afin de réduire la fracture numérique pour tous.
  31. Nous soutenons le renforcement de la mise en œuvre et de la cohésion des conventions régionales existantes sur la reconnaissance des qualifications, ainsi que la Convention mondiale sur la reconnaissance des qualifications relatives à l’enseignement supérieur de l’UNESCO, et la promotion de la coopération entre les pays signataires, et les processus facilités par le programme de travail de la Convention mondiale 2025-2027, le cas échéant et sous réserve des normes, des cadres et des processus nationaux ou internes.
  32. Nous reconnaissons l’importance qu’attachent les pays d’origine au retour ou à la restitution des biens culturels qui ont pour eux une valeur spirituelle, historique et culturelle fondamentale, afin qu’ils puissent constituer des collections représentatives de leur patrimoine culturel. Nous réaffirmons notre soutien à un dialogue ouvert et inclusif sur le retour et la restitution des biens culturels, tout en prenant acte de la reconnaissance accrue de leur valeur pour le renforcement de la cohésion sociale.
  33. Nous maintenons une tolérance zéro à l’égard de la corruption et réaffirmons notre engagement commun et notre détermination à montrer l’exemple dans le cadre des efforts déployés à l’échelle mondiale pour prévenir et combattre la corruption et les flux financiers illicites qui y sont liés. Nous reconnaissons que la corruption sape l’état de droit, menace l’intégrité des marchés, détourne les ressources économiques et érode la confiance du public, tout en exacerbant les inégalités sociales et économiques. Nous nous engageons donc à promouvoir et à renforcer l’intégrité, la responsabilité et la transparence, ainsi qu’à prévenir les conflits d’intérêts, en vue d’une administration efficace du secteur public. Nous défendrons l’équité et la justice et renforcerons la mise en œuvre de la Convention des Nations Unies contre la corruption et d’autres instruments juridiques internationaux applicables, le Réseau GlobE et d’autres pour prévenir et combattre la corruption, y compris en criminalisant et en luttant contre la corruption transnationale. Nous prenons note des principes de haut niveau du G20 sur l’administration des biens saisis et confisqués, qui constituent une référence pour raffermir les efforts nationaux visant à mettre en place des mesures rigoureuses de recouvrement des avoirs.
  34. Nous reconnaissons le rôle joué par les personnes et les groupes en dehors du secteur public dans la prévention et la lutte contre la corruption et nous encouragerons la participation active de la société civile, du milieu universitaire, des médias et du secteur privé conformément à la Convention des Nations Unies contre la corruption, à d’autres obligations internationales pertinentes et aux cadres juridiques nationaux. Nous réaffirmons notre engagement à refuser d’être le refuge d’auteurs d’actes de corruption et d’avoirs obtenus par la corruption. Nous améliorerons les mécanismes de protection des dénonciateurs, et prenons note du rapport du G20 de 2025 sur la responsabilité en matière de protection des dénonciateurs.
  35. Nous réaffirmons notre engagement à soutenir les migrants, y compris les travailleurs migrants et les réfugiés, dans nos efforts en faveur d’un monde plus inclusif, conformément aux politiques, lois et situations nationales, en garantissant le plein respect des libertés et des droits fondamentaux, quel que soit leur statut migratoire. Nous reconnaissons également l’importance de prévenir les flux migratoires irréguliers et de lutter contre le passage de migrants clandestins, dans le cadre d’une démarche globale en faveur de migrations sûres, ordonnées et régulières, tout en répondant aux besoins humanitaires et en nous attaquant aux causes premières des déplacements. Nous soutenons le renforcement de la coopération entre les pays d’origine, de transit et de destination. Nous poursuivrons le dialogue sur les migrations et les déplacements forcés au cours des prochaines présidences.
  36. Nous soulignons notre ferme soutien à l’innovation et à l’investissement dans le tourisme, à l’amélioration de la connectivité aérienne, à l’élargissement de l’accès au marché et à l’ouverture de nouvelles routes, ainsi qu’à la promotion de la durabilité et de la sécurité aériennes, tout en assurant une concurrence équitable et une coordination des politiques, en facilitant les contacts interpersonnels et en développant des pratiques touristiques inclusives et durables, et en faisant progresser l’innovation numérique afin d’appuyer les entreprises en démarrage et les MPME dans les domaines du voyage et du tourisme. Nous travaillerons à promouvoir et à élargir les possibilités offertes aux jeunes, aux femmes, aux personnes en situation de vulnérabilité, aux communautés locales et aux peuples autochtones, le cas échéant, en adoptant une approche pratique et fondée sur des données probantes. Nous soulignons l’importance d’intégrer le tourisme dans les stratégies nationales de développement et la nécessité de débloquer des financements pour un tourisme durable. Nous appelons à la mobilisation des capitaux publics et privés par l’entremise d’environnements d’investissement transparents, prévisibles et axés sur la durabilité.

Examen du G20@20

  1. Nous félicitons la présidence sud-africaine d’avoir lancé l’examen du G20@20 et nous remercions les partenaires du savoir et le groupe consultatif qui ont soutenu son élaboration. Le travail d’examen se poursuivra au cours du prochain cycle.

Pour un G20 inclusif et efficace

  1. Nous accueillons l’Union africaine en tant que membre à part entière du G20 pour sa deuxième année au sein du groupe, alors que nous sommes réunis pour la première fois sur le sol africain. La voix de l’Afrique doit continuer d’être amplifiée au sein du G20 et de l’ensemble des autres tribunes internationales.
  2. Nous soulignons l’importance de l’ouverture du G20 à tous les États membres et observateurs permanents des Nations Unies, ainsi qu’aux organisations internationales et régionales concernées. À cet égard, nous félicitons la présidence sud-africaine du G20 d’avoir convoqué la réunion des ministres des Affaires étrangères du G20 à New York, en marge de la 80e session de l’Assemblée générale des Nations Unies en septembre 2025.
  3. Nous saluons la décision d’organiser un sommet social du G20 à Johannesburg, une initiative qui a donné aux intervenants non gouvernementaux une occasion unique d’exprimer leurs points de vue sur des questions fondamentales de l’ordre du jour international. Nous saluons l’approche adoptée par la présidence sud-africaine du G20 pour continuer à intégrer les travaux des groupes de mobilisation. Nous reconnaissons qu’il est important de renforcer les partenariats et d’élargir le dialogue avec un large éventail d’acteurs pour définir collectivement l’approche du G20 concernant les questions nécessitant une coopération internationale.

Conclusion

  1. Nous réaffirmons notre attachement au G20 en tant que première enceinte de coopération économique mondiale et à la poursuite de ses travaux dans une approche consensuelle et multilatérale reposant sur la participation sur un pied d’égalité de tous ses membres à l’ensemble de ses événements, y compris à ses sommets, conformément aux obligations internationales.
  2. Nous remercions l’Afrique du Sud de son leadership cette année. Nous nous engageons à travailler ensemble sous la présidence des États-Unis en 2026 et à nous réunir de nouveau au Royaume-Uni en 2027 et en République de Corée en 2028. Nous saluons l’ambition de l’Arabie saoudite d’avancer son tour pour accueillir la présidence du G20 lors du prochain cycle.
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