Le Canada et le groupe des sept (G7)

Le Groupe des sept (G7) est un regroupement informel des sept économies mondiales les plus avancées, à savoir l’Allemagne, le Canada, les États-Unis, la France, l’Italie, le Japon et le Royaume-Uni.

Depuis qu’il s’est joint au G7 en 1976, le Canada a renforcé ses liens politiques et économiques avec les économies les plus avancées du monde et a contribué à façonner les progrès réalisés à l’échelle mondiale sur un large éventail d’enjeux.

En 2019, sous la présidence de la France, le G7 se consacrera à la lutte contre les inégalités, veillera à garantir la stabilité et la paix dans le monde, et s’efforcera de donner à chacun des chances égales dans la vie.

En 2018, alors qu’il assumait la présidence du G7, le Canada a mis en œuvre une vision progressiste d’un monde plus égalitaire, plus sûr, plus durable et plus prospère, laquelle vision est à l’image des valeurs et des ambitions canadiennes.

Mis sur pied en 1975, le G7 est un groupe informel constitué des sept pays ayant les économies les plus avancées du monde – l’Allemagne, le Canada, les États-Unis, la France, l’Italie, le Japon et le Royaume-Uni –, ainsi que de l’Union européenne.

Déclarations et déclarations des réunions précédentes du G7.

Aperçu du rôle du Canada au sein du G7

Le G7 est un forum conçu pour favoriser la tenue de discussions franches et ouvertes entre les dirigeants, les ministres et les décideurs. En tant que membre du G7, le Canada joue un rôle de premier plan sur la scène internationale et il est en mesure de mettre de l’avant ses objectifs prioritaires à l’échelle nationale et internationale.

Le G7 joue un rôle de chef de file sur la scène internationale et agit comme un véritable catalyseur sur des questions qui sont ensuite abordées par d’autres organisations auxquelles font partie davantage de pays et de régions. Le G7 réunit les économies mondiales avancées dans le but de définir les orientations à suivre à l’échelle mondiale et de prendre des mesures à l’égard des problèmes omniprésents et intersectoriels. Le G7 renforce les politiques internationales relatives à l’économie et à la sécurité, accorde une place centrale à la lutte contre les changements climatiques et à l’égalité des genres, réunit des donateurs et appuie des programmes de désarmement.

Au sein du G7, le Canada fait la promotion de ses principaux objectifs prioritaires à l’échelle nationale et internationale, dont l’égalité des genres, la paix et la sécurité, la lutte contre les changements climatiques et la mise sur pied d’une économie mondiale durable. Le fait d’engager un dialogue ouvert et inclusif avec ses partenaires canadiens et étrangers au sein du G7 a aidé le Canada à réaliser les objectifs prioritaires qui comptent aux yeux des Canadiens et des membres du G7.

La présidence du G7 est une présidence tournante que les pays membres assument à tour de rôle pendant un an selon la séquence suivante : la France, les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Allemagne, le Japon, l’Italie et le Canada. L’Union européenne ne fait pas partie de ce cycle de rotation.

À ce jour, le Canada a été l’hôte de six sommets du G7 :

  • Charlevoix (Québec) en 2018
  • Muskoka (Ontario) en 2010
  • Kananaskis (Alberta) en 2002
  • Halifax (Nouvelle-Écosse) en 1995
  • Toronto (Ontario) en 1988
  • Ottawa et Montebello (Ontario et Québec) en 1981

Sous les diverses présidences du G7 qu’il a assumées, le Canada a démontré son leadership mondial en mettant en œuvre des initiatives novatrices visant à faire face à des crises économiques et à des crises de sécurité internationales, ainsi qu’à des défis en matière de développement et de santé, tout en parvenant à donner un caractère prioritaire à des questions comme la cybersécurité, la protection des océans, et l’éducation des femmes et des filles vivant en situation de crise. Le G7 amplifie les efforts du Canada comme l’a montré l’annonce, à l’occasion du Sommet du G7 dans Charlevoix en 2018, d’un investissement historique de près de 3,8 milliards de dollars dans l’éducation des femmes et des filles vivant en situation de crise ou de conflit.

La présidence française du G7 en 2019

Alors qu’elle assumera la présidence du G7 en 2019, la France axera les efforts du G7 sur la lutte contre les inégalités. La France s’est ainsi fixé cinq objectifs dans le cadre de sa présidence :

  • la lutte contre les inégalités de destin, en favorisant particulièrement l’égalité entre les femmes et les hommes, l’accès à l’éducation et à des services de santé de qualité;
  • la réduction des inégalités environnementales en protégeant notre planète grâce aux financements en faveur du climat et d’une transition écologique juste, la préservation de la biodiversité et des océans;
  • la promotion de politiques commerciales, fiscales et de développement plus justes et équitables;
  • l’action pour la paix, contre les menaces sécuritaires et le terrorisme qui déstabilisent les fondations de nos sociétés;
  • l’exploitation des opportunités offertes par le numérique et l’intelligence artificielle.

En 2019, le Sommet du G7 se déroulera du 24 au 26 août à Biarritz, en France.

Pour plus de renseignements, consultez le site G7 France.

La présidence canadienne du G7 en 2018

En 2018, durant sa présidence du G7, le Canada a fait preuve de leadership mondial, mobilisé ses partenaires du G7 à l’égard de questions urgentes à l’échelle internationale, et fait la promotion de ses objectifs prioritaires à l’échelle nationale et internationale.

L’un des aspects importants de la présidence canadienne a été d’engager un dialogue ouvert et inclusif avec les partenaires canadiens et étrangers. En plus des nombreuses séances de mobilisation en personne organisées aux quatre coins du pays, la présidence canadienne du G7 a instauré un dialogue avec les Canadiens au moyen d’une multitude de canaux numériques et de médias sociaux tout au long de l’année, ce qui a permis de recueillir les commentaires de milliers d’intervenants. S’appuyant sur ce dialogue, le Canada a présenté un programme qui répondait aux aspirations des Canadiens et s’est concentré sur les questions mondiales présentant un intérêt pour ses partenaires du G7. Durant sa présidence de 2018, le Canada a pu bénéficier de la participation de sept groupes de travail : les groupes du B7 (affaires), du C7 (société civile), du L7 (travail), du S7 (science), du I7 (idées), du W7 (femmes) et du Y7 (jeunes).

Les 8 et 9 juin, le Canada a été l’hôte du Sommet du G7 dans Charlevoix, au Québec, soit l’événement marquant du calendrier du G7. À cette occasion, les dirigeants du G7 ont tenu des discussions franches et constructives sur des questions mondiales névralgiques portant sur les thèmes fixés par le Canada :

  • investir dans la croissance économique qui profite à tout le monde;
  • se préparer aux emplois de l’avenir;
  • promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes;
  • travailler ensemble à l’égard des changements climatiques, des océans et de l’énergie propre;
  • construire un monde plus pacifique et plus sûr.

Lors du Sommet, l’Allemagne, la Banque mondiale, le Canada, le Japon, le Royaume-Uni et l’Union européenne ont annoncé un investissement de près de 3,8 milliards de dollars pour offrir une éducation de qualité aux femmes et aux filles qui vivent dans des pays en crise et fragilisés par des conflits. Pour sa part, le Canada a déclaré qu’il affecterait 400 millions de dollars à cette initiative.

Le Canada a convié les dirigeants de l’Afrique du Sud, de l’Argentine, du Bangladesh, d’Haïti, des Îles Marshall, de la Jamaïque, du Kenya, de la Norvège, du Rwanda (en tant que président de l’Union africaine), du Sénégal, des Seychelles, du Vietnam (qui fait également partie de l’APEC), ainsi que les hauts-dirigeants des Nations Unies, de la Banque mondiale, du Fonds monétaire international et de l’Organisation de coopération et de développement économiques à prendre part à une séance spéciale de consultation visant à trouver des façons de favoriser des communautés côtières résilientes, de protéger les océans et d’assurer la viabilité de la pêche, et de s’attaquer au problème du plastique dans les océans. À l’issue de cette réunion, le Canada a annoncé un investissement de 100 millions de dollars pour débarrasser les océans des déchets marins et de la pollution mondiale causée par le plastique. De même, le Canada a annoncé un autre investissement de 162 millions de dollars pour favoriser des communautés côtières plus fortes et plus résilientes dans les pays vulnérables aux changements climatiques, en particulier les petits États insulaires en développement.

Durant sa présidence en 2018, le Canada a organisé, en plus du Sommet, quatre séries de rencontres ayant réuni les ministres du G7 pour discuter des thèmes définis par le Canada :

  • Les ministres de l’Emploi et de l’Innovation se sont réunis sur le thème Se préparer aux emplois de l’avenir.
  • Les ministres des Affaires étrangères et de la Sécurité se sont réunis sur le thème Construire un monde plus pacifique et plus sûr.
  • Les ministres des Finances et du Développement se sont réunis sur le thème Investir dans la croissance économique qui profite à tout le monde.
  • Les ministres de l’Environnement, des Océans et de l’Énergie se sont réunis sur le thème Travailler ensemble à l’égard des changements climatiques, des océans et de l’énergie propre.

Le Canada a introduit le cinquième thème, intitulé Promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes, dans l’ensemble des thèmes, des activités et des résultats de la présidence du Canada de 2018.

Conseil consultatif sur l’égalité des sexes

En tant que président du G7, le Canada a mis sur pied, en 2018, le Conseil consultatif sur l’égalité des sexes. Celui-ci a reçu le mandat de favoriser un programme transformateur pour le G7 et d’appuyer les dirigeants et les ministres afin de s’assurer que l’égalité des genres et l’analyse comparative entre les sexes sont intégrées dans l’ensemble des thèmes, des activités et des résultats de la présidence canadienne du G7.

Le Conseil s’est acquitté de son mandat en conseillant la présidence du G7 et en recommandant des mesures concrètes pour que le groupe favorise l’égalité des genres et le renforcement du pouvoir des femmes dans tous les domaines d’activité du G7. Les membres du Conseil ont pris part à chacune des rencontres des ministres du G7 ainsi qu’à une réunion des sherpas, durant lesquelles ils ont pu mettre en commun leurs perspectives et faire des recommandations aux délégations du G7.

Le 4 juin 2018, le Conseil a publié le rapport intitulé Faire de l’inégalité des sexes une histoire du passé, lequel comporte des recommandations concrètes pour le G7, dont :

  • des filles et des femmes en sécurité, en bonne santé, instruites, entendues et ayant les pouvoirs nécessaires, soutenues par les ressources et les possibilités dont elles ont besoin pour être des moteurs du changement dans leur propre vie et pour un monde meilleur;
  • des sociétés dans lesquelles les filles et les femmes sont représentées sur un pied d’égalité dans les organes de décision et sont à l’abri du harcèlement et de la violence;
  • des économies prospères, novatrices, inclusives et plus équitables;
  • une planète saine et durable;
  • un monde pacifique, juste et sûr.

Recommandations du Conseil pour faire de l’inégalité des sexes une histoire du passé

Réunions du conseil

Le Conseil consultatif sur l’égalité des sexes créé dans le cadre de la présidence canadienne du G7 a tenu des réunions virtuelles et organisé des échanges en ligne tout au long de l’année.

Les membres du Conseil ont tenu leur première réunion en personne les 25 et 26 avril, à Ottawa, en vue de discuter de la manière de favoriser un programme transformateur pour le G7 et d’appuyer les dirigeants et les ministres pour faire en sorte que l’égalité des genres et l’analyse comparative entre les sexes sont intégrées dans l’ensemble des thèmes, des activités et des résultats de la présidence canadienne du G7. Les membres du Conseil ont également discuté avec le premier ministre Justin Trudeau de ses recommandations préliminaires, et ils ont rencontré plusieurs ministres du gouvernement, des membres du groupe officiel de mobilisation pour les femmes (W7), ainsi que diverses parties prenantes.

Le Conseil a tenu sa deuxième réunion en personne le 8 juin, à Québec, pour discuter de façon plus approfondie de la question de la promotion de l’égalité des genres et du renforcement du pouvoir des femmes et des filles dans le contexte du G7. Le 9 juin, les membres du Conseil ont participé à une séance de mobilisation en compagnie des dirigeants du G7 au Sommet de Charlevoix.

Le rapport final et les recommandations définitives du Conseil aux futurs présidents du G7

Remis au Canada en décembre 2018 à l’issue de sa présidence du G7, le rapport final du Conseil dresse un portrait des progrès réalisés en matière d’égalité des genres durant la présidence canadienne. Le rapport comporte une évaluation des engagements pris antérieurement par les membres du G7 et fait des recommandations aux pays qui assumeront la présidence du G7 à l’avenir.

Le rapport prend acte des progrès considérables qui ont été réalisés sous la gouverne du Canada, dont la mise sur pied du Conseil consultatif sur l’égalité des sexes, la publication par le Conseil du rapport Faire de l’inégalité des sexes une histoire du passé, une prise en compte notable des questions et des demandes liées à l’égalité des genres dans les réunions et les processus du G7, ainsi que l’intensification de la volonté de favoriser l’égalité des genres dans les résultats du G7.

En 2018, le pourcentage des documents et des rapports sur les résultats du G7 qui ont tenu compte de l’égalité des genres ou qui l’ont explicitement abordée a atteint un niveau inégalé, puisqu’il s’est élevé à 81 %, contre 46 % en moyenne au cours des cinq dernières années. En plus de l’important engagement financier annoncé à l’occasion du Sommet de Charlevoix pour que les filles, les adolescentes et les femmes bénéficient d’une éducation de qualité dans les situations de crise et de conflit, le soutien pour favoriser l’égalité des genres et le renforcement du pouvoir des femmes constitueront des éléments essentiels de l’héritage laissé par la présidence canadienne du G7 en 2018.

Dans son rapport final, le Conseil relève certaines lacunes en matière d’égalité des genres et invite le G7 à prendre des mesures à cet égard, et fait des recommandations aux pays qui assumeront la présidence du G7 à l’avenir.

Historique et membres du G7

En 1976, le Canada s’est joint aux dirigeants de l’Allemagne, de la France, de l’Italie, du Japon, du Royaume-Uni et des États-Unis pour discuter des réponses concertées à apporter aux crises mondiales. En 1977, l’Union européenne a été invitée à prendre part à ces discussions.

Le G7 n’a pas été fondé par un traité et ne dispose pas d’un secrétariat permanent. Les sept pays membres assument la présidence du groupe à tour de rôle pendant un an. Il revient au pays qui assume la présidence d’établir les priorités pour l’année à venir en consultation avec les autres membres, et d’organiser et d’accueillir le sommet des dirigeants. À l’issue du sommet, les dirigeants publient habituellement une déclaration finale ou un communiqué qui fait la synthèse des initiatives convenues et des avancées politiques réalisées. Un certain nombre de réunions ministérielles peuvent également avoir lieu durant l’année. Conformément aux directives de la présidence, ces réunions sont généralement étayées par diverses rencontres d’experts et de groupes de travail organisées tout au long de l’année, et elles peuvent se conclure par la publication de communiqués ministériels ou de plans d’action communs.

Dirigés par des organes indépendants de la société civile, les groupes de mobilisation du G7 font d’ordinaire des recommandations aux membres du G7 à une fréquence annuelle. Ces groupes d’intervenants organisent parfois leurs propres sommets durant les mois qui précèdent le Sommet du G7. En 2018, ils ont organisé le sommet du B7 (affaires), du C7 (société civile), du L7 (travail), du S7 (science), du I7 (idées), du W7 (femmes) et du Y7 (jeunes).

Documents officiels du G7

À la fin de chaque réunion ministérielle et du Sommet des dirigeants, les pays hôtes publient un document final. Ce document peut être présenté sous forme de communiqué, de déclaration ou de déclaration du président. Ce document explique ce qui a été discuté lors des réunions et quels accords ont été conclus par les membres du G7.

2019

Documents ministériels du G7

Documents officiels 2018

Documents du Sommet du G7

Rapports finaux

Conseil consultatif sur l’égalité des sexes

Groupes d'engagement

Documents ministériels du G7

Documents de mobilisation publique du G7

Documents officiels 2017

Documents du Sommet du G7

Documents ministériels du G7

Documents officiels 2016

Documents des sommets du G7

Documents ministériels du G7

Documents officiels 2015

Documents des sommets du G7

Documents ministériels du G7

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