Déclaration du Core Group LGBTI composé d’États membres de l'OÉA à l'occasion de la Journée internationale contre l'homophobie, la transphobie et la biphobie 2020

En ce 17 mai, l'Argentine, le Brésil, le Canada, le Chili, la Colombie, le Costa Rica, l'Équateur, le Salvador, le Mexique, les États-Unis et l'Uruguay, États membres du Core Group LGBTI de l'OÉA, sont fiers de se joindre aux autres gouvernements et organisations de la société civile du monde entier pour célébrer la Journée internationale contre l'homophobie, la transphobie et la biphobie (IDAHOTB). Cette journée est l'occasion de rappeler et de réitérer que tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits, et que le renforcement des alliances et des partenariats est essentiel pour assurer la sécurité des personnes, décourager la violence et lutter contre la discrimination.

Depuis le 17 mai 2004, jour de la première édition de l'IDAHOTB, de grands progrès ont été réalisés dans les Amériques. Nous sommes notamment fiers de constater que ces dernières années, plusieurs pays de l'hémisphère ont continué à prendre des mesures concrètes pour éliminer la discrimination et la violence à l'encontre des personnes LGBTI. L'éducation, la sensibilisation et le dialogue ont permis aux pays de lutter efficacement contre les stéréotypes et les préjugés à l'encontre des personnes LGBTI. Nous encourageons tous les pays de l'hémisphère à poursuivre ces efforts.

Toutefois, comme l'a souligné la Commission interaméricaine des droits de l'homme, les personnes LGBTI sont encore trop souvent victimes de discrimination et de crimes haineux violents fondés sur leur orientation sexuelle, leur identité ou expression de genre ou leurs caractéristiques sexuelles. Ils sont souvent tués, arrêtés arbitrairement et soumis à une violence haineuse extrême. En outre, dans certains pays d'Amérique, le comportement consensuel entre adultes du même sexe reste un crime.

Nous partageons également l'inquiétude concernant la situation vulnérable des personnes LGBTI dans le contexte de la pandémie de COVID-19 en raison de la discrimination et de l'exclusion historiques dont elles sont victimes.

Nous comprenons et respectons le fait que les pays mettent en œuvre des stratégies visant à garantir les droits des personnes LGBTI, en tenant compte du fait que les droits de la personne sont universels et indivisibles, et que ceux-ci incluent les droits des personnes LGBTI.

Nous pensons que le 17 mai est un jour où tous les États membres peuvent s'unir et poursuivre notre dialogue, conjointement avec les organes de l'OÉA pour la promotion et la protection des droits humains, et en collaboration avec les organisations de la société civile, pour aider à mettre fin à la discrimination et à la violence contre les personnes LGBTI.

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