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Déclaration du Canada, de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande (CANZ) - Débat ouvert du Conseil de sécurité des Nations Unies sur les enfants et les conflits armés

26 juin 2025

J’ai le plaisir de faire cette déclaration au nom de CANZ : Le Canada, la Nouvelle-Zélande et mon propre pays, l’Australie.

Nous remercions la Guyane d’avoir organisé le débat ouvert d’aujourd’hui.

CANZ reconnaît les efforts de la représentante spéciale des Nations Unies, Madame Virginia Gamba, et de son bureau pour protéger les enfants touchés par les conflits armés.

Le rapport annuel du Secrétaire général des Nations Unies sur les enfants et les conflits armés présente des conclusions très préoccupantes : 41 370 violations graves, soit une augmentation de 25 %, y compris une augmentation de 35 % des viols et autres formes de violence sexuelle. Cela est inacceptable.

Chaque enfant tué, mutilé, recruté ou violé n’est pas seulement une victime de la guerre, mais aussi de notre incapacité collective à faire respecter les principes que nous prétendons défendre.

CANZ condamne fermement toutes les violations commises à l’encontre d’enfants par n’importe quel État ou partie, dans n’importe quel conflit. Le rapport note que les forces des États membres sont les principaux auteurs des meurtres, des mutilations, des attaques contre les écoles et les hôpitaux ainsi que du refus d’accès à l’aide humanitaire. Cela exige une responsabilisation urgente, transparente et significative, y compris en matière de justice et de réparations.

Nous sommes consternés par l’escalade des violations commises à l’encontre des enfants en Ukraine, notamment les attaques contre les écoles et les hôpitaux ainsi que le refus de l’aide. Nous demandons instamment à la Russie de mettre fin à ces actions, d’autoriser l’accès de l’aide humanitaire aux zones occupées et de coopérer pleinement avec les Nations Unies pour réunir les enfants enlevés et leurs familles.

Par ailleurs, CANZ réitère ses appels à un cessez-le-feu urgent à Gaza et à la libération immédiate des otages. Toutes les parties doivent respecter le droit humanitaire international, y compris la protection des enfants. Nous demandons à Israël de faciliter un accès humanitaire sûr, rapide et sans entrave par la voie d’une intervention dirigée par les Nations Unies et fondée sur des principes humanitaires.

Nous appelons toutes les parties au Myanmar à donner la priorité à la protection des enfants, notamment en mettant fin à la conscription forcée, aux enlèvements et aux violences sexuelles. Nous condamnons également les attaques aveugles du régime, y compris les frappes aériennes sur les écoles.

Reconnaissant les dommages causés par les armes explosives, nous exhortons les États membres à mettre en œuvre leurs obligations en matière de désarmement, de non-prolifération et de contrôle des armes, y compris l’évaluation du risque d’utilisation des armes pour commettre des violences à l’encontre des enfants.

CANZ demande aux groupes armés non étatiques figurant sur la liste de cesser immédiatement les violations commises à l’encontre des enfants et de respecter les protections spéciales dont ils bénéficient.

Nous demeurons grandement préoccupés par le recrutement et l’instrumentalisation d’enfants par les gangs haïtiens et condamnons les violations graves que constituent la violence sexuelle et le viol. Nous saluons l’inscription de la coalition de gangs Viv Ansanm à l’annexe du rapport.

Les enfants survivants ont besoin de soins à long terme, adaptés à leur âge et à leur genre, notamment de services médicaux, psychosociaux et de santé sexuelle et reproductive. Nous demandons instamment aux États membres de soutenir ce travail.

Madame la Présidente,

CANZ réaffirme son engagement inébranlable envers le droit international, y compris le droit international humanitaire, le droit international en matière de droits de la personne et le droit international touchant les réfugiés. Nous demandons que les violations de ces règles internationales, en particulier lorsqu’elles touchent les enfants, soient sanctionnées par des tribunaux nationaux appropriés ou par des mécanismes internationaux tels que la Cour pénale internationale et la Cour internationale de justice.

CANZ souligne l’importance du soutien au mécanisme de surveillance et d’établissement de rapports des Nations Unies et d’un processus d’établissement de listes transparent et fondé sur des données probantes dans le rapport du Secrétaire général. Les auteurs des violations doivent être répertoriés selon des critères clairs et cohérents, sans exception ni compromis politique.

Les enfants ne sont pas des pions de guerre; ils sont notre avenir.

Merci.

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