Déclaration de la Coalition pour la liberté des médias concernant sa première réunion

Le 26 février 2020 – Genève (Suisse)

La Coalition pour la liberté des médias, qui comprend les 35 membres soussignés, a tenu la première réunion de ses dirigeants les 29 et 30 janvier 2020, à Genève, en Suisse.

La Coalition pour la liberté des médias constitue un partenariat de pays travaillant de concert et de façon proactive afin de défendre la liberté des médias, en ligne et hors ligne, et de protéger les journalistes et membres des médias. La Coalition a pour objectif de tenir imputables ceux qui s’en prennent aux journalistes ou nuisent sévèrement à leur travail et d’appuyer l’action et les mesures de la Campagne mondiale pour la liberté des médias.

Tous les membres ont signé l’Engagement mondial pour la liberté des médias. À titre de signataire, chaque membre s’est engagé à agir avec les autres pour améliorer la liberté des médias et la sécurité des journalistes dans leur pays et à l’étranger.

Contexte

La liberté des médias est de plus en plus menacée partout dans le monde. Les journalistes et les organisations médiatiques sont régulièrement confrontés, dans l’accomplissement de leur travail essentiel, à des lois trop restrictives, à des mesures juridiques punitives, à une surveillance arbitraire ou illégale et à de la violence physique. Trop souvent, cet engagement leur coûte la liberté ou la vie – qu’ils œuvrent dans des médias traditionnels ou sur des plateformes numériques.

La liberté des médias est essentielle à l’exercice des droits de la personne et des libertés fondamentales, et constitue un pilier de la sécurité et de la prospérité dans le monde. Les gens doivent pouvoir compter sur des médias libres pour obtenir des informations exactes et des analyses éclairées si l’on veut que les gouvernements soient tenus de rendre des comptes.

Face aux menaces à la liberté des médias qui sont d’une ampleur et d’une nature jamais vues, nous devrions adopter de nouvelles formes de collaboration adaptées aux nouvelles réalités.

Notre démarche devrait être réceptive : nous devons agir contre les menaces graves dès qu’elles apparaissent. Elle devrait aussi être stratégique : nous devons nous attaquer aux tendances à long terme et aux problèmes récurrents.

Nous sommes résolus à obtenir la reddition de comptes et à travailler les uns avec les autres, ainsi qu’avec les gouvernements qui ne sont pas des membres de la Coalition, pour veiller à ce que les gouvernements respectent leurs obligations en matière de droits de la personne internationaux. Nous devrions tenir compte de tous les domaines qui ont des effets sur la liberté des médias, que ce soit en recommandant l’adoption de cadres réglementaires favorables ou en prônant la transparence dans les procédures judiciaires. Nous avons l’intention d’aller au-delà des gouvernements pour tendre la main aux journalistes, aux organisations médiatiques, aux groupes de la société civile, aux rapporteurs internationaux, aux représentants régionaux, et à d’autres intervenants pour solliciter une action concertée dans toute la société. Nous tirerons parti du travail réalisé par les Nations Unies et des autres mesures de défense de la liberté des médias, et nous voulons faire progresser cette action partout où nous le pouvons.

Nous nous engageons à respecter nos obligations en matière de droits conformément au droit international de la personne et à promouvoir des sociétés justes, pacifiques et inclusives, conformément avec l’objectif de développement durable 16.

Objectifs

La Coalition pour la liberté des médias compte :

Situations et cas préoccupants

La Coalition pour la liberté des médias signalera les situations et les cas individuels où des personnes et des organisations médiatiques qui font du journalisme ont été menacées afin de réduire les cas d’impunité. Le Groupe exécutif de la Coalition gardera à l’étude un éventail de cas où une action de la Coalition pourrait s’avérer pertinente en s’appuyant sur les avis des États membres, de la société civile, des réseaux de praticiens et des organisations multilatérales, tout en proposant des mesures pour y remédier.

Signée par :

l’Afghanistan

l’Allemagne

l’Argentine

l’Autriche

la Bulgarie

le Canada

le Costa Rica

le Danemark

l’Estonie

les États-Unis

la Finlande

la France

le Ghana

la Grèce

le Honduras

l’Islande

le Kosovo

la Lettonie

le Liban

la Lituanie

le Luxembourg

la Macédoine du Nord

les Maldives

le Monténégro

les Pays-Bas

la République tchèque

le Royaume-Uni

la Serbie

les Seychelles

la Slovaquie

la Slovénie

le Soudan

la Suisse

l’Ukraine

l’Uruguay

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