Ecominga

Le Canada reconnaît que la protection de la biodiversité à l’étranger et sur son territoire aide à bâtir des économies fortes et durables et à créer des sociétés plus saines et plus résilientes. Le Programme pour la biodiversité internationale 2023-2026 du Canada aide les pays en développement à respecter leurs engagements. Le Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal contribue à la restauration, à la conservation et à l’exploitation durable de la biodiversité.
Le Canada aide à lutter contre la pollution plastique en Équateur
En Équateur, dans la luxuriante vallée du Manduriacu – où des amphibiens rares ont été redécouverts et où les cours d’eau assurent la subsistance des humains et la pérennité des cultures –, le problème des déchets plastiques était devenu impossible à ignorer. Dans les communautés de Cielo Verde et de Villaflora de Manduriacu Grande, les familles qui tirent leur subsistance de la culture du pitahaya (communément appelé « fruit du dragon ») et du plantain étaient confrontées à un défi croissant : les plastiques utilisés pour protéger leurs cultures, stocker les intrants agricoles et soutenir la production s’accumulaient dans l’ensemble du paysage.
En l’absence de service de collecte des déchets, les résidents avaient peu d’options. Les plastiques usagés étaient brûlés, enfouis ou emportés par la pluie dans les cours d’eau qui sillonnent cette vallée à la riche biodiversité, ce qui avait des effets néfastes sur la santé de l’écosystème et le bien-être de la communauté.

Photo credit: © David Monteros – Ecominga – Atelier de bioproduction
Avec l’appui du Global Plastic Action Partnership (GPAP) (en anglais seulement) et le financement du Programme pour la biodiversité internationale du Canada, les dirigeants et les producteurs locaux ont franchi une première étape essentielle : comprendre l’ampleur et la nature du problème. Grâce à des ateliers collaboratifs, à la collecte de données communautaires et à un dialogue ouvert, ils sont passés de la reconnaissance du problème à la conception de solutions pratiques gérées par la communauté.
Ils ont produit une carte montrant à quel endroit et de quelle manière les plastiques étaient utilisés tout au long du cycle agricole, ont trouvé un lieu approprié pour établir un petit centre de récupération des plastiques, et ont accru la sensibilisation aux risques environnementaux et sanitaires associés à l’incinération ou à l’élimination inappropriée des déchets plastiques.
L’incidence du projet va bien au-delà de la gestion des déchets. Le projet a contribué à renforcer la coopération et à jeter les bases d’un changement à long terme. Un nouveau centre de bioproduction (biofábrica) est en construction; il permettra aux agriculteurs de produire leur engrais naturel (biol) et de réduire leur dépendance aux engrais chimiques emballés dans du plastique. Cette transition permet non seulement de réduire les coûts de production, mais également d’améliorer la santé des sols, de rehausser la qualité de l’eau fournie par les systèmes d’alimentation, et d’accroître la résilience des pratiques agricoles.
Des résultats encourageants
- Les pratiques de production durable ont pris de l’ampleur : 2 789 litres de biol ont été utilisés par 28 exploitations agricoles, ce qui a réduit la dépendance aux produits chimiques achetés à l’extérieur et diminué la quantité d’emballages en plastique.
- Les fuites de plastique sont activement réduites : en décembre 2025 seulement, les agriculteurs ont recueilli 1,356 tonne de déchets plastiques agricoles, qui n’ont donc pas été incinérés ni jetés dans les voies navigables de cette région où la biodiversité est menacée.
- La participation communautaire a été institutionnalisée : 54 familles agricoles de Villaflora et de Cielo Verde participent maintenant à la récupération structurée du plastique et ont adopté de meilleures pratiques de gestion des déchets.

Photo credit: © David Monteros – Ecominga – Installation de bioproduction
Comme l’a dit un agriculteur, « nous avons toujours brûlé le plastique, mais maintenant, nous comprenons que nous en payons le prix. Nous ne voulons pas continuer de cette façon. »
Et un autre d’ajouter : « Nous savons maintenant que nous pouvons fabriquer notre propre engrais naturel et entreprendre une transition en vue d’obtenir une production entièrement biologique. Nous voyons déjà les résultats de la vente de biol. »
Ce changement a modifié les tâches quotidiennes. Les agriculteurs séparent maintenant leurs déchets au lieu de les brûler, produisent du biol en utilisant des intrants locaux et comptent moins sur les engrais chimiques. La vente des surplus de biol fournit une source de revenus supplémentaire, améliorant les moyens de subsistance tout en protégeant la santé et l’environnement.
Ce projet né d’une préoccupation locale est devenu un modèle d’action communautaire. Les participants ont démontré comment la réduction de la pollution par le plastique et la promotion de l’agriculture durable peuvent simultanément protéger les écosystèmes, améliorer la santé humaine et renforcer les moyens de subsistance – des résultats qui cadrent avec les objectifs mondiaux en matière d’environnement et de développement.
Pour le Canada, ce projet montre comment les initiatives communautaires peuvent donner lieu à des progrès mesurables à l’échelle mondiale sur le plan de la protection de la biodiversité et de la réduction de la pollution par le plastique.
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