Le Canada aide à protéger la nature et les moyens de subsistance en Amazonie

Le Canada reconnaît que la protection de la biodiversité à l’étranger et sur son territoire contribue à bâtir des économies fortes et durables et à créer des sociétés plus saines et plus résilientes. Le Programme pour la biodiversité internationale 2023-2026 du Canada aide les pays en développement à respecter les engagements qu’ils ont pris en vertu du Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal en matière de restauration, de conservation et d’utilisation durable de la biodiversité.
São Luís, Maranhão, Brésil
Le village de Rosário est situé en amont de la Baía de São José. Situé à environ une heure de route de la capitale de l’État du Maranhão, le village offre une vue sur la côte atlantique bordée de vastes mangroves. C’est l’une des plus grandes écorégions de mangroves du Brésil, alimentée notamment par les fleuves Itapecuru et Munim. Quand on passe de la côte aux terres intérieures, le bourdonnement du quotidien qui se marie au vert de la forêt nous rappelle le caractère indissociable de la biodiversité de l’Amazonie et du bien-être de ses communautés.
L’Amazônia Legal (Amazonie « légale ») s’étend sur un territoire d’environ 5 millions de km² comptant quelque 29 millions d’habitants. C’est une région d’une grande richesse culturelle et écologique où convergent l’insécurité foncière, l’inégalité entre les hommes et les femmes, la lutte pour les droits des peuples autochtones, la déforestation et les pressions climatiques.

Credit: © FAO, Donna Durruza
Récolte des fruits du palmier babaçu
Le Canada soutient des solutions aux défis auxquels fait face l’Amazonie. Grâce au financement du Programme pour la biodiversité internationale du Canada, le Fonds d’affectation spéciale multipartenaires des Nations Unies pour le développement durable de l’Amazonie appuie des solutions locales visant à protéger la biodiversité et les moyens de subsistance. En date de novembre 2025, le Canada s’était engagé à verser 17,3 M$ CA (13 M$ annoncés lors du Sommet des dirigeants du G20 en 2024 et 4,3 M$ annoncés lors de la COP30 en novembre 2025).
À la COP30, Marcello Brito, de l’Interstate Consortium for the Legal Amazon, a dit du Fonds qu’il symbolisait « une nouvelle manière de coopérer en Amazonie, qui commence à partir des territoires eux-mêmes, où les États agissent comme protagonistes avec le soutien des Nations Unies, du gouvernement fédéral et des partenaires et donateurs internationaux ».
L’un des projets soutenus par le Canada est Terras para Elas (Terre pour les femmes), mis en œuvre par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) avec l’Instituto de Terras e Colonização do Maranhão (ITERMA). Il favorise la régularisation des terres et l’autonomie économique des femmes dans les communautés rurales et traditionnelles, y compris les Quilombolas (communautés d’ascendance afro-brésilienne), les peuples autochtones, les populations riveraines, les casseuses de noix de babassu, les femmes trans et les groupes LGBTQIAPN+.
Le projet vise à obtenir 2 500 titres fonciers au nom de femmes, à former 5 000 femmes aux pratiques durables et à la bioéconomie, et à élargir l’accès au crédit à 1 250 bénéficiaires. Il marque également la reconnaissance collective des titres de domaine à l’association Boa Vista au profit de 224 familles sur un territoire de 1 847,7 ha, un véritable tournant dans la lutte menée depuis des décennies pour faire reconnaître les droits fonciers ancestraux.
Le projet cherche aussi à mettre sous surveillance environnementale 100 000 ha de terres et à protéger les forêts en réduisant de 20 % la déforestation et en évitant l’émission de 50 000 tonnes d’équivalent CO₂. Cette approche démontre que le régime foncier, le respect de l’environnement et la surveillance par satellite sont des piliers de la résilience socio-environnementale.
Pendant la COP30, le gouvernement de l’État du Maranhão a annoncé une contribution supplémentaire de 5,5 M$ CA au projet de régularisation des terres. Ce projet constitue un bel exemple du rôle que peuvent jouer les investissements canadiens au profit d’une utilisation durable de la biodiversité.
Au final, ce travail contribue à rendre l’Amazonie plus résiliente et plus inclusive. Il montre comment le Canada et ses partenaires peuvent travailler ensemble pour protéger la nature et soutenir les populations qui en dépendent, ce qui profite aussi à la population canadienne.
- Date de modification: