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Le Canada aide le Honduras à renforcer les droits fonciers des peuples autochtones

Le Canada reconnaît que la protection de la biodiversité à l’étranger et sur son territoire contribue à bâtir des économies fortes et durables et à créer des sociétés plus saines et plus résilientes. Le Programme pour la biodiversité internationale 2023-2026 du Canada aide les pays en développement à respecter les engagements qu’ils ont pris en vertu du Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal en matière de restauration, de conservation et d’utilisation durable de la biodiversité.

Au Honduras, de nombreuses zones protégées ne sont pas des terres désertes. Ce sont des lieux de vie. Les forêts, les rivières et les eaux côtières chevauchent les terres et les territoires des peuples autochtones et afro-descendants. Depuis des générations, ces communautés prennent soin de la nature en s’appuyant sur des savoirs transmis au fil du temps. Leur mode de vie repose sur le respect, l’équilibre et un lien profond avec la Terre mère.

C’est pourquoi la riche biodiversité que l’on trouve dans ces zones n’est pas le fruit du hasard. Elle témoigne de l’attention et de la gestion responsable dont font preuve ces communautés. Pourtant, malgré leur rôle important, elles ont souvent été exclues des décisions qui concernent leurs propres terres.

Crédit : © Jennifer Cerrato/ICF

Des représentantes et représentants de l’ICF et de l’UICN, aux côtés de leaders des communautés Tawahka, Lenca et Garífuna

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Depuis de nombreuses années, les peuples autochtones et afro-descendants du Honduras (PIAH) font face à d’importants défis. Ils sont souvent traités comme des parties prenantes plutôt que comme des titulaires de droits. Cela signifie qu’ils sont parfois consultés, mais pas véritablement inclus dans les décisions. Dans certains cas, les décisions concernant les zones protégées ont été prises sans qu’ils aient leur mot à dire. Cela a entraîné des restrictions sur la pêche traditionnelle, la cueillette et même l’accès aux sites sacrés.

Les droits fonciers constituent également un problème de longue date. De nombreuses communautés continuent de lutter pour la reconnaissance juridique de leurs territoires. Sans celle-ci, il leur est plus difficile de protéger leurs terres, leur culture et leur mode de vie.

Mais le changement commence à prendre forme.

En réponse à ces défis, l’Institut de conservation des forêts a approuvé la Stratégie nationale pour les peuples autochtones et afro-descendants dans la conservation de la nature et des ressources naturelles 2026–2035. Cette stratégie a été élaborée en partenariat avec des organisations des peuples autochtones et afro-descendants du Honduras et avec le soutien technique de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), dans le cadre de consultations et d’ateliers.

Le soutien du Canada a contribué à rendre ce travail possible. Dans le cadre du projet Conservation communautaire de la biodiversité côtière et marine au Honduras, le financement a permis de soutenir la collaboration entre les organisations communautaires et les experts en conservation. Ce projet s’inscrivait dans le cadre du Programme pour la biodiversité internationale du Canada, mis en œuvre par le Programme scientifique du CGIAR sur les paysages multifonctionnels.

La nouvelle stratégie marque une avancée significative. Elle est le fruit d’années d’efforts et de plaidoyer de la part des communautés autochtones et afro-descendantes. Plus important encore, elle réoriente la conservation vers une approche fondée sur les droits.

Fondamentalement, la stratégie vise à garantir que ces communautés puissent exercer pleinement leurs droits. Cela inclut la participation aux décisions concernant la création, la gestion et la gouvernance des zones protégées. La stratégie soutient également leur rôle dans la restauration et l’utilisation durable des ressources naturelles.

Le consentement libre, préalable et éclairé constitue un élément clé de la stratégie. Cela signifie que les communautés doivent être informées et donner leur accord avant que des décisions les concernant ne soient prises. La stratégie soutient également le renforcement des systèmes de gouvernance locale et reconnaît la valeur des savoirs traditionnels.

Elle met de l’avant l’importance de la propriété foncière collective et respecte le droit des communautés à décider de leur propre avenir. Cela inclut la définition de priorités en matière de conservation et de développement qui reflètent leur culture et leurs valeurs.

Crédit : © Jennifer Cerrato/ICF

Gregoria Jimenez, présidente de l’ODECO

La stratégie aide le Honduras à respecter ses engagements internationaux, tels que la Convention sur la diversité biologique et son objectif « 30x30 », l’Accord de Paris et l’Accord d’Escazú.

Mais surtout, cette stratégie marque un changement dans la manière dont les peuples autochtones et afro-descendants sont perçus. Elle les reconnaît non seulement comme des participants, mais aussi comme des leaders dans la protection de la nature.

« Cette stratégie décrit toutes les démarches qui peuvent être mises en œuvre selon notre perspective, en tenant compte de nos droits, en les reconnaissant, et en nous permettant de participer en tant qu’acteurs et non en tant qu’objets », a déclaré Gregoria Jiménez, dirigeante garífuna et présidente de l’Organización de Desarrollo Étnico Comunitario.

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