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Le Canada met en œuvre des solutions fondées sur la nature dans la côte du Pacifique de la Colombie

Le Canada reconnaît que la protection de la biodiversité à l’étranger et sur son territoire contribue à bâtir des économies fortes et durables et à créer des sociétés plus saines et plus résilientes. Le Programme pour la biodiversité internationale 2023-2026 du Canada aide les pays en développement à respecter les engagements qu’ils ont pris en vertu du Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal en matière de restauration, de conservation et d’utilisation durable de la biodiversité.

Le long de la côte Pacifique de la Colombie, de grandes forêts de mangroves abritent de nombreuses sortes de plantes et d’animaux. Ces forêts aident à protéger le rivage des tempêtes. Elles favorisent également la pêche, le stockage du carbone et préservent la culture des communautés afro-colombiennes qui s’en occupent depuis des générations.

Mais ces mangroves sont menacées. Des problèmes comme la déforestation, la pollution, l’instabilité politique et les pressions socioéconomiques menacent leur survie.

Crédit : Photo d’illustration Adobe

Les forêts de mangroves de la côte pacifique de la Colombie protègent la biodiversité, stockent le carbone bleu et soutiennent les communautés locales.

Ces difficultés sont les plus importantes à Chocó, Valle del Cauca, Cauca et Nariño. Ces régions sont riches en biodiversité, mais elles sont façonnées par des inégalités historiques. La santé des mangroves est directement liée à la résilience et au bien-être des collectivités locales.

Grâce à des investissements du Programme pour la biodiversité internationale d’Affaires mondiales Canada, le Fonds-cadre mondial pour la biodiversité (FCMB) du Fonds pour l’environnement mondial (FEM) appuie un projet dirigé par la Banque de développement pour l’Amérique latine et les Caraïbes en partenariat avec le ministère de l’Environnement et du Développement durable de la Colombie et la Fondo para la Vida y la Biodiversidad. Le projet Biomanglar aide à protéger et à restaurer les mangroves tout en soutenant les communautés afro-colombiennes dont la vie et les cultures en dépendent.

Défis dans la région

Les mangroves le long de la côte du Pacifique de la Colombie sont sous pression depuis de nombreuses années. De 1986 à 2022, de nombreuses zones de mangrove ont disparu en raison de la surexploitation, de la croissance économique et des changements climatiques. De nombreuses collectivités sont également dépourvues de perspectives économiques durables, et les structures de gouvernance locales manquent toujours de moyens.

Les femmes jouent un rôle important dans ces communautés. Plusieurs récoltent la piangua, un type de crustacé qui vit dans les racines de mangrove. Il s’agit d’une importante source d’éléments nutritifs, de revenus et d’une partie de la culture locale. Cependant, les femmes font souvent face à des obstacles, notamment des contraintes économiques, le manque d’occasions de prendre part aux décisions et les risques associés à la violence fondée sur le sexe.

Les jeunes font également face à des défis. Bon nombre d’entre eux ont un accès limité à l’éducation, à l’emploi et aux occasions de leadership.

Une solution axée sur la collectivité

Le projet Biomanglar vise à aider les communautés afro-colombiennes à diriger les efforts de conservation. Il reconnaît que la protection de la nature est étroitement liée à la protection des droits, des cultures et des connaissances des gens. En harmonisant les efforts de conservation avec les traditions et les priorités locales, le projet vise à obtenir des résultats inclusifs qui renforcent la résilience environnementale et sociale.

Le projet fonctionne de plusieurs façons :

Biomanglar utilise également des mécanismes adaptés aux objectifs mondiaux en matière de biodiversité pour favoriser la conservation, comme les paiements pour les services écosystémiques, et les programmes qui mesurent le carbone stocké dans les mangroves.

Le projet vise à créer des avantages réels pour les gens et la nature. Il prévoit :

En restaurant la nature et en autonomisant les collectivités, le projet entend améliorer les moyens de subsistance, promouvoir l’équité entre les sexes et aider les collectivités à s’adapter aux changements climatiques.

Une voie de protection de la biodiversité dans le monde

Le biomanglar reflète la mission du FCMB du FEM, qui consiste à autonomiser les communautés, à promouvoir l’égalité entre les sexes, à renforcer la gouvernance et à favoriser des économies positives pour la nature. Il sert de modèle pour protéger la biodiversité d’une manière ancrée dans le patrimoine culturel, le leadership communautaire et la résilience à long terme.

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