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Naviguer dans de nouveaux courants : Ce que nous apprend le rapport Le point sur le commerce du Canada 2026

Bannière graphique du Point sur le commerce 2026. Un contour de feuille d’érable avec l’année « 2026 » apparaît à côté d’une illustration d’un globe entouré de symboles représentant le commerce des services, notamment un avion, un édifice gouvernemental, des réunions en ligne, l’éducation ainsi que des services numériques et financiers.

Comment le Canada se porte-t-il dans une économie mondiale imprévisible?

Chaque année, le Bureau de l’économiste en chef d’Affaires mondiales Canada examine la façon dont le Canada se porte dans le commerce mondial : ce que nous achetons et vendons, où nous menons nos activités et comment les changements mondiaux ont une incidence sur notre économie.

Le rapport Le point sur le commerce 2026 explique les principales tendances mondiales de l’année écoulée, dont la hausse des droits de douane, les changements dans le commerce mondial et la croissance rapide de l’intelligence artificielle (IA). Plus important encore, il montre comment ces changements touchent les Canadiens et Canadiennes.

Voici les principales conclusions du rapport de cette année et ce qu’elles pourraient signifier pour l’économie canadienne.

Une économie mondiale en mutation

Le commerce mondial a dû faire face à d’importants défis l’année dernière. Les droits de douane américains étaient à leur plus haut niveau depuis les années 1970 et ils étaient accompagnés de mesures de rétorsion. Ainsi, près de 11 % de l’ensemble du commerce mondial de marchandises a été touché par des droits de douane.

Malgré ces défis, le commerce mondial a continué de croître. Son principal moteur? Un essor mondial de l’IA. La demande de biens liés à l’IA, comme les puces informatiques et les semi-conducteurs, a connu une croissance rapide. Elle a représenté près de 17 % de l’ensemble du commerce mondial de marchandises, selon les estimations de l’Organisation mondiale du commerce. Alors que les échanges directs entre les États-Unis et la Chine ont ralenti, de nouveaux liens commerciaux entre l’Asie, l’Europe et l’Amérique latine ont contribué à maintenir la résilience de l’économie mondiale.

Les services constituent le moteur caché des exportations canadiennes

Lorsque la plupart des gens pensent au commerce canadien, ils pensent à des biens matériels comme les voitures, le pétrole ou le blé. Pourtant, les services occupent une place de plus en plus importante dans le commerce du Canada.

Au cours des 15 dernières années, les exportations canadiennes de services ont presque triplé, atteignant un niveau record de 240 milliards de dollars en 2025. Aujourd’hui, les services représentent près d’un quart de l’ensemble des exportations canadiennes. Des conseils en matière de technologie aux services financiers en passant par l’éducation internationale et les voyages, les services se distinguent. Ils se sont révélés bien plus résistants aux droits de douane mondiaux et aux perturbations des chaînes d’approvisionnement que les biens physiques. Mieux encore, les exportations de services sont naturellement bien diversifiées, près de la moitié d’entre elles étant destinées à des marchés hors des États-Unis.

Diagramme à barres comparant la valeur des exportations de biens et de services du Canada par secteur. Les produits énergétiques arrivent en tête avec 162 milliards de dollars, suivis des services commerciaux avec 144 milliards de dollars et des métaux et produits minéraux non métalliques avec 119 milliards de dollars. Parmi les autres secteurs importants, on trouve les véhicules à moteur et pièces avec 92 milliards de dollars, les biens de consommation avec 91 milliards de dollars et les services de voyage avec 72 milliards de dollars. Les services gouvernementaux constituent la catégorie la moins importante, avec 2 milliards de dollars.

Les services commerciaux, avec 144 milliards de dollars, occupent une place de choix dans la structure des exportations canadiennes, arrivant en deuxième position derrière les produits énergétiques avec 162 milliards de dollars, et devançant les véhicules à moteur avec 92 milliards de dollars et le secteur agroalimentaire avec 58 milliards de dollars.

Version texte

Catégorie de biens et de services

Valeur des exportations du Canada en 2025 (milliards$)

Produits énergétiques

162 G$

Services commerciaux

144 G$

Métaux et produits minéraux non métalliques

119 G$

Véhicules à moteur et pièces

92 G$

Biens de consommation

91 G$

Services de voyage

72 G$

Agriculture et agroalimentaire

58 G$

Machines, équipements et pièces industriels

50 G$

Produits forestiers et matériaux

45 G$

Produits chimiques de base et industriels

38 G$

Matériel et pièces électroniques et électriques

36 G$

Aéronefs et autre matériel de transport

34 G$

Minerais métalliques et minéraux non métalliques

28 G$

Services de transport

23 G$

Services gouvernementaux

2 G$

Données : Statistique Canada, tableau 36-10-0020-01 et 36-10-0014-01. 
Source : Bureau de l’économiste en chef, Affaires mondiales Canada.

Les services sont bien plus stables en période de ralentissement économique. En effet, ils ne sont pas confrontés à des blocages aux frontières, à des retards d’expédition ni à des droits de douane physiques. Qu’est-ce qui fait le succès des services canadiens sur la scène mondiale? Le rapport met en avant trois principaux piliers :

Les investisseurs internationaux continuent de miser sur le Canada

Les investissements directs étrangers au Canada ont atteint 93 milliards de dollars en 2025, le niveau le plus élevé depuis plus d’une décennie.

Même si l’économie mondiale est marquée par l’incertitude, les investisseurs étrangers continuent de choisir le Canada. Pourquoi? Nous disposons d’une main-d’œuvre hautement qualifiée, d’une infrastructure numérique solide et d’un environnement d’affaires stable. Tout cela fait du Canada un endroit attrayant pour investir. Ces investissements peuvent aider les entreprises canadiennes à croître et à créer des emplois et des possibilités pour les Canadiens et Canadiennes.

Graphique linéaire illustrant les investissements directs canadiens à l’étranger et les investissements directs étrangers au Canada de 2014 à 2025, en milliards de dollars. Les investissements canadiens à l’étranger étaient généralement plus élevés et plus volatils, s’établissant à 73,8 milliards de dollars en 2025, tandis que les investissements directs étrangers au Canada ont atteint 93 milliards de dollars. Les lignes pointillées indiquent les moyennes pour la période de 2015 à 2024 pour chaque type d’investissement, qui étaient respectivement de 101,4 milliards et 57,8 milliards de dollars.

Les investissements directs étrangers au Canada ont fortement rebondi pour atteindre 93 milliards de dollars en 2025, bien au-dessus de leur moyenne sur dix ans de 57,8 milliards de dollars.

Version texte

Année

Investissement direct canadien à l’étranger (milliards $)

Investissement direct étranger au Canada (milliards $)

2014

66,6 G$

65,2 G$

2015

86,2 G$

56,1 G$

2016

92,1 G$

47,8 G$

2017

98,9 G$

29,6 G$

2018

75,2 G$

48,8 G$

2019

102,8 G$

67,1 G$

2020

58,6 G$

34,3 G$

2021

132,9 G$

77,1 G$

2022

109,6 G$

60,3 G$

2023

129,9 G$

65,2 G$

2024

127,8 G$

91,6 G$

2025

73,8 G$

93,0 G$

Données : Statistique Canada, tableau 36-10-0025-01. 
Source : Bureau de l’économiste en chef, Affaires mondiales Canada.

Le Canada exporte davantage vers le monde

Les États-Unis restent le partenaire commercial le plus important du Canada. Cependant, de nouveaux droits de douane et des changements de politique aux États-Unis ont rendu la croissance des exportations vers ce marché plus difficile en 2025.

Le résultat? C’est la diversification commerciale en action.

Les entreprises canadiennes se sont activement tournées vers de nouvelles possibilités en Europe, dans la région indo-pacifique et au Royaume-Uni. Les exportations vers des marchés autres que les États-Unis ont augmenté de 11,1 %. La part de ces exportations a ainsi atteint son plus haut niveau depuis 1981. Portées par la demande de matières premières clés telles que l’or, le pétrole brut, l’aluminium et le canola, les ressources canadiennes ont contribué à stabiliser notre balance commerciale en cette période de turbulences.

Deux diagrammes en anneau illustrant les destinations des exportations canadiennes. Pour les exportations de biens, les États-Unis représentent 72 %, suivis du Royaume-Uni avec 6 %, de la Chine avec 5 %, du Japon avec 2 %, des Pays-Bas avec 1 % et du reste du monde avec 14 %. En ce qui concerne les exportations de services, les États-Unis représentent 53 %, suivis de l’Inde avec 6 %, du Royaume-Uni avec 5 %, de la Chine avec 4 %, de la France avec 3 % et du reste du monde avec 29 %.

Bien que 72 % des biens canadiens soient destinés aux États-Unis, les exportations de services sont nettement plus diversifiées, près de la moitié (47 %) étant destinée à des marchés autres que les États-Unis, tels que l’Inde, le Royaume-Uni, la Chine et la France.

Version texte

Destinations

Part de chaque type (%)

Biens

États-Unis

72 %

Royaume-Uni

6 %

Chine

5 %

Japon

2 %

Pays-Bas

1 %

Reste du monde

14 %

Services

États-Unis

53 %

Inde

6 %

Royaume-Uni

5 %

Chine

4 %

France

3 %

Reste du monde

29 %

Données : Statistiques Canada, tableaux 12-10-0157-01 et 36-10-0023-01. 
Source : Bureau de l’économiste en chef, Affaires mondiales Canada.

Quel avenir pour le commerce canadien?

Le commerce mondial reste imprévisible, mais l’économie canadienne a fait preuve de résilience en 2025. En vendant davantage de biens et de services canadiens, notamment de plus en plus de services de haute technologie, sur un plus grand nombre de marchés à travers le monde, le Canada crée de nouvelles possibilités pour les entreprises et les travailleurs canadiens, tout en réduisant sa dépendance à l’égard d’un marché en particulier.

Vous souhaitez approfondir votre compréhension des données, des graphiques et des analyses? Lisez l’intégralité du rapport Le point sur le commerce 2026 pour découvrir comment le commerce canadien évolue.

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