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Le Canada soutient les femmes autochtones dans l’obtention de leurs droits fonciers

Le Canada reconnaît que la protection de la biodiversité à l’étranger et sur son territoire contribue à bâtir des économies fortes et durables et à créer des sociétés plus saines et plus résilientes. Le Programme pour la biodiversité internationale 2023-2026 du Canada aide les pays en développement à respecter les engagements dans le Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal en matière de restauration, de conservation et d’utilisation durable de la biodiversité.    

Ana, une villageoise akie vêtue de vêtements traditionels masaïs, attend sous le soleil à Simanjiro, en Tanzanie. Comme d’autres femmes, elle attend de recevoir un certificat de droits fonciers coutumiers (CCRO) qui contribuera à protéger leurs terres.  

Des partenaires de l’initiative Podong pour les peuples autochtones se trouvent à proximité. Le Programme canadien pour la biodiversité internationale contribue à hauteur de 7 millions de dollars pour des travaux réalisés au Guatemala, au Panama, au Népal et en Tanzanie. L’initiative est dirigée conjointement par le Forum international autochtone sur la biodiversité ainsi que par les membres autochtones de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) et son Programme sur les peuples autochtones.

« Podong » signifie « panier » dans la langue autochtone Marma du Bangladesh, un symbole d’abondance, et du rôle des femmes autochtones en tant que gardiennes de la vie.

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Crédit photo : Hope Kiwelu / UCRT
Lancement de l’initiative des peuples autochtones Podong à Simanjaro, en Tanzanie.

Quand c’est enfin son tour, Ana s’avance et reçoit son certificat. Elle examine attentivement le document – il garantit des droits fonciers pour les communautés de pasteur et de chasseurs-cueilleurs comme la sienne.

« Pour notre communauté, la terre est notre vie. C’est là que nous chassons, que nous récoltons notre nourriture et que nous transmettons nos traditions à nos enfants. Grâce au processus de CCRO, nous avons renforcé nos relations avec les villages voisins et convenu de la manière d’utiliser nos terres communes. Savoir que cette terre est reconnue et protégée me donne l’espoir que notre mode de vie perdurera pour la génération de mon fils », explique-t-elle.

Ana est l’une des 1 186 femmes en Tanzanie qui participent à la gouvernance des terres par le biais du programme de CCRO ou des certificats de planification de l’utilisation des terres et des terres de village. Sa communauté fait partie d’un groupe de 13 communautés qui gèrent maintenant près de 150 000 hectares de terres protégées.

La protection des droits fonciers a aidé près de 9 500 personnes dans tout le pays et a également permis de régler 13 litiges fonciers. Moins de conflits et plus de contrôle permettent aux communautés de maasaï de gérer les ressources naturelles selon leurs coutumes tout en protégeant la biodiversité pour les générations futures.

Le partenaire local, l’équipe de ressources communautaires Ujamaa, utilise les CCRO pour sécuriser les terres et les habitats dans le nord de la Tanzanie. Cette approche contribue à maintenir la connectivité des paysages, en préservant des terres intactes pour le pâturage et la chasse-cueillette. Des terres communautaires connectées permettent aux écosystèmes de rester ouverts, favorisant la mobilité et la coexistence des personnes, du bétail et de la faune.

L’initiative Podong est dirigée par des peuples autochtones. En effet, 85 % du financement du projet est directement versé aux communautés autochtones.

Podong montre que lorsque les peuples autochtones dirigent, de vrais changements peuvent se produire, ancrées dans les connaissances traditionnelles et les valeurs communautaires.

« Podong est plus qu’un simple projet — c’est un mouvement enraciné dans la sagesse de nos Aînés et la force de nos communautés. Il honore les contributions des peuples autochtones à la conservation de la biodiversité et à l’action climatique, fondés sur des systèmes de connaissances traditionnels qui protègent la Terre depuis des générations », affirme Anita Tzec, dirigeante maya yucatèque et responsable principale du programme sur les peuples autochtones et la conservation à l’UICN.

Paine Eulalia Mako, Executive Director of Ujamaa Community Resource Team (UCRT) hugs local Maasai woman.

Crédit photo : Hope Kiwelu / UCRT
Paine Eulalia Mako, directrice exécutive de l’Ujamaa Community Resource Team (UCRT), embrasse une femme masaï locale

Depuis sa création, l’initiative Podong appuie les travaux de conservation dirigés par les Autochtones en Tanzanie, au Népal, au Guatemala et au Panama. L’initiative a également renforcé le leadership autochtone, en particulier chez les femmes.

« Les femmes reçoivent différentes formations sur le leadership et l’autonomisation économique, ce qui leur permet de participer davantage à la prise de décisions en matière de gestion des terres et des ressources naturelles, » expliquePaine Eulalia Makka, directrice générale de l’Équipe des ressources communautaires d’Ujamaa.

Podong permet aux dirigeants autochtones de participer aux espaces politiques mondiaux, notamment la Convention sur la diversité biologique et à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques. Ils y influencent les décisions qui touchent leurs territoires et y partagent leurs connaissances. Ils contribuent également à la mise en œuvre du Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal, de l’Accord de Paris et du Programme mondial pour les Autochtones de l’UICN. Ainsi, les peuples autochtones démontrent qu’ils sont des détenteurs de droits, des décideurs et des partenaires égaux. 

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