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ARCHIVÉ - L’éducation internationale : un moteur-clé de la prospérité future du Canada

Table des matières

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Annexe A : Les recherches à la base de nos recommandations

Les rapports de recherche suivants ont été commandés par le MAECI afin d’éclairer nos délibérations. Nous tenons à exprimer notre gratitude aux cabinets Roslyn Kunin & Associates, Inc. et Illuminate Consulting Group pour leurs travaux de recherche.

Impact économique du secteur de l’éducation internationale pour le Canada — Mise à jour

Roslyn Kunin & Associates, Inc.

Ce rapport indique que les étudiants internationaux au Canada ont dépensé plus de 7,7 milliards de dollars en droits de scolarité, frais de logement et dépenses discrétionnaires en 2010 (comparativement à 6,5 milliards de dollars en 2008). Plus de 6,9 milliards de dollars de cette somme ont été générés par les 218 200 étudiants internationaux faisant des études de longue durée au Canada, dont 37 p. 100 sont originaires de Chine et de Corée du Sud. Les étudiants recevant une formation linguistique de courte durée (séjour de moins de six mois) ont pour leur part injecté 788 millions de dollars dans l’économie canadienne. Si l’on tient compte des revenus touristiques additionnels produits par les étudiants internationaux, le rapport arrive à un total de 8 milliards de dollars en 2010 au titre des dépenses des étudiants internationaux, ce qui correspond à 86 570 emplois créés et à 455 millions de dollars en recettes fiscales pour le gouvernement. Le rapport complet est disponible au site web de l'Éducation internationale et jeunesse.

Rapport sur la capacité du Canada à recruter des étudiants internationaux

Illuminate Consulting Group

Ce rapport arrive à la conclusion générale que le Canada ne présente pas de lacunes notables en ce qui concerne la capacité d’accueil des étudiants internationaux au niveau postsecondaire à l’échelle nationale. Selon des données de 2009, au niveau national, les étudiants internationaux composent 7,5 p. 100 des inscriptions au niveau postsecondaire (comparativement à 23,2 p. 100 en Australie) et uniquement 0,7 p. 100 des inscriptions aux niveaux élémentaire et secondaire. On observe une très faible variation de ces proportions d’un bout à l’autre du pays; cependant, dans certaines provinces moins populeuses, le taux d’inscription est très faible si on le compare à l’international (et aux provinces plus peuplées), ce qui ouvre la voie à des possibilités de croissance à long terme. Si l’on se fonde sur l’hypothèse d’une forte croissance (taux d’inscription des Canadiens progressant au taux moyen enregistré au cours des cinq dernières années et taux d’inscription des étudiants internationaux augmentant de 10,0 p. 100 une année sur l’autre), on arrive à la conclusion que les étudiants internationaux représenteraient 17,3 p. 100 des inscriptions totales au niveau postsecondaire au Canada d’ici 2020. Le rapport en vient à la conclusion que, étant donné la forte augmentation des étudiants internationaux depuis 2008, la question qui se pose ne concerne pas la capacité en elle-même, mais bien comment celle-ci est gérée afin de maintenir la réputation de qualité du Canada. Le rapport complet est disponible au site web de l'Éducation internationale et jeunesse.

Nous tenons également à reconnaître la valeur des travaux des groupes d’experts formés au cours des dernières années pour conseiller le gouvernement du Canada en ce qui concerne la commercialisation, la compétitivité économique ainsi que la recherche-développement (R-D). L’idée maîtresse de nos recommandations, à savoir que le talent et l’innovation constituent d’importants moteurs de la prospérité canadienne, recoupe les grands thèmes mis en lumière par ces différents groupes d’experts.

Examen du soutien fédéral de la recherche-développement

Dans le budget de 2010, Tracer la voie de la croissance et de l’emploi, le gouvernement du Canada a annoncé un examen approfondi du soutien à la R-D en vue d’optimiser ses contributions à l’innovation ainsi que les débouchés économiques qui en découlent pour les entreprises. Le ministre d’État (Sciences et Technologie) a formé un groupe d’experts pour diriger cet examen. Dans son rapport intitulé Innovation Canada : Le pouvoir d’agir, le groupe d’experts souligne la nécessité de développer les talents afin de stimuler l’innovation au Canada.

(Extrait de Innovation Canada : Le pouvoir d’agir)

Intrants pour l’innovation — Personnes talentueuses, instruites et entrepreneuriales

Pour assurer l’avenir du Canada en tant qu’économie fondée sur l’innovation, il faut pouvoir compter sur un bassin suffisant de personnes talentueuses, instruites et entrepreneuriales. Les établissements publics d’enseignement postsecondaire (les universités, les collèges communautaires, les cégeps et les collèges polytechniques) qui forment les innovateurs et ceux qui soutiennent les activités d’innovation sont la principale source de ces talents. Ces établissements reçoivent leur financement avant tout des provinces, bien que le gouvernement fédéral apporte sa contribution par l’entremise des paiements de transfert, de l’aide financière accordée aux étudiants et du soutien direct à la formation en recherche et au perfectionnement des compétences en innovation. Le grand nombre d’établissements postsecondaires ayant des missions et des mandats diversifiés procure au Canada la main-d’oeuvre hautement compétente et qualifiée qui est le fondement même de l’innovation. Chacun de ces établissements a un rôle unique à jouer, fournissant les employés de demain aux différents éléments de l’écosystème de l’innovation. Les programmes universitaires canadiens de deuxième et troisième cycles forment des titulaires de maîtrises et de doctorats susceptibles de produire les idées marquantes qui permettront aux entreprises de rester à la fine pointe de la R-D. Les universités et les collèges forment des titulaires de baccalauréat et des techniciens qui sont souvent des intervenants de première ligne de l’innovation. Les collèges forment quant à eux des techniciens et des technologues pour faciliter le travail de commercialisation de l’entreprise.

C’est l’interaction entre ces types de talents complémentaires qui permet de bâtir une économie de l’innovation. Puisque les lacunes en matière d’innovation au Canada proviennent en partie de lacunes en matière d’éducation, le pays devra, pour améliorer ses résultats mondiaux, trouver un équilibre entre la quantité et la qualité du capital humain. Cela exigera une collaboration entre les établissements postsecondaires, les organismes fédéraux et provinciaux, ainsi que le secteur privé et d’autres partenaires pour veiller à combler les besoins en recrutement, en formation et en déploiement liés à l’innovation par les entreprises. En effet, bien que le Canada se classe au premier rang des pays de l’OCDE pour ce qui est des taux d’obtention de diplômes postsecondaires par habitant, il se situe autour de la moyenne pour ce qui est des taux d’obtention de baccalauréats, et non loin du dernier rang quant aux doctorats. Il est néanmoins encourageant de voir que l’augmentation du nombre de doctorats accordés au Canada a été plus importante, surtout en sciences et en génie, que dans la plupart des pays comparables durant la période 2005-2008, ce qui a contribué à améliorer notre classement. L’éducation internationale : un moteur-clé de la prospérité future du Canada 91 L’avantage salarial que possèdent les employés détenant des diplômes postsecondaires par rapport aux diplômés des écoles secondaires est moins marqué au Canada qu’aux États-Unis. Il s’agit là d’un indicateur de la faiblesse relative de la demande par les entreprises canadiennes à l’égard des diplômés postsecondaires, ce qui cadre avec le fait que les entreprises canadiennes sont moins portées à adopter des stratégies axées sur l’innovation. Selon Statistique Canada, jusqu’à un cinquième des titulaires de doctorat prévoient quitter le Canada quand ils auront obtenu leur diplôme. Lorsqu’ils quittent le pays, ces diplômés emportent avec eux des connaissances et compétences qui pourraient contribuer à assurer au Canada un avenir plus innovant et prospère.

Les étudiants acquièrent des connaissances non seulement en classe, mais aussi en effectuant de la recherche pratique qui les expose aux réalités du monde des affaires et leur permet d’acquérir les compétences professionnelles et entrepreneuriales dont ils auront besoin pour contribuer pleinement à leur milieu de travail une fois leurs études terminées. D’après les employeurs, les programmes qui encouragent les étudiants postsecondaires à prendre part à des projets de recherche auxquels participent les entreprises offrent plusieurs avantages, notamment : i) l’occasion de trouver les meilleures recrues, ii) la capacité d’influencer les programmes d’études afin qu’ils soient mieux adaptés à l’industrie, iii) l’exposition aux nouvelles idées et au matériel spécialisé qui se trouvent dans les établissements d’enseignement, et iv) l’accès à une maind’oeuvre plus souple.

Bien qu’il soit crucial de former des travailleurs en innovation ici au Canada, il demeure que sur le plan démographique, ceux-ci ne seront pas en nombre suffisant pour répondre aux besoins des entreprises. D’après certaines estimations, il pourrait y avoir d’ici 20 ans en Ontario seulement au moins deux millions de postes à combler pour les travailleurs en innovation. Un système d’immigration qui cible les compétences recherchées donne la possibilité au Canada de miser sur les compétences, la perspicacité et l’esprit d’entreprise des personnes nées à l’étranger qui s’installent au Canada.

Groupe d’étude sur les politiques en matière de concurrence

Les ministres de l’Industrie et des Finances ont formé en juillet 2007 le Groupe d’étude sur les politiques en matière de concurrence, qui a été chargé de se pencher sur les politiques du Canada en matière de concurrence et d’investissement étranger et de formuler des recommandations au gouvernement afin de rendre le Canada plus concurrentiel à l’échelle internationale. Parmi les nombreuses recommandations formulées dans son rapport de 2008, Foncer pour gagner, le groupe d’étude a reconnu l’importance d’encourager les échanges bilatéraux de talent, comme en témoigne l’extrait suivant.

(Extrait de Foncer pour gagner)

Attirer et développer les talents

Recommandations du Groupe d’étude :

24. Les établissements d’enseignement postsecondaire devraient continuer de viser l’excellence sur la scène mondiale par une plus grande spécialisation, en mettant l’accent sur les stratégies qui visent à développer et à attirer les meilleurs talents à l’échelle mondiale, surtout en mathématiques, en sciences et en affaires.

25. Les gouvernements devraient utiliser tous les mécanismes à leur portée pour encourager les établissements d’enseignement postsecondaire à collaborer plus étroitement avec le milieu des affaires en favorisant les partenariats et les échanges afin d’améliorer la gouvernance des institutions, le développement de programmes et la participation communautaire.

[...]

27. Les gouvernements devraient lancer des programmes d’encouragement et prendre des mesures pour attirer un plus grand nombre d’étudiants étrangers vers les établissements d’enseignement postsecondaire et pour faire participer plus d’étudiants canadiens à des échanges d’étudiants internationaux.

28. Les gouvernements devraient s’efforcer d’accroître la part canadienne d’étudiants étrangers par rapport aux autres pays et se donner pour objectif de doubler le nombre d’étudiants étrangers au Canada d’ici dix ans.

29. Les gouvernements, les établissements d’enseignement postsecondaire et les associations nationales d’enseignement postsecondaire devraient mener des évaluations régulières, mesurer les progrès et faire rapport publiquement sur les améliorations concernant la collaboration entre le milieu des affaires et le milieu universitaire, la participation à des programmes d’alternance travail-études ainsi que le recrutement de talents internationaux et leur maintien au pays.

Groupe d’experts en commercialisation

Le ministre de l’Industrie a constitué en mai 2005 le Groupe d’experts en commercialisation, qui s’est vu confier le mandat de déterminer la façon dont le gouvernement du Canada pourrait contribuer à assurer une amélioration continue du rendement canadien en matière de commercialisation. Les recommandations du groupe d’experts ont été centrées sur trois domaines : le talent, la recherche et le capital. L’encadré qui suit présente un extrait du rapport de 2006 intitulé Les gens et l’excellence : au coeur du succès de la commercialisation.

(Extrait de Les gens et l’excellence : au coeur du succès de la commercialisation)

Recommandation

Développer et conserver le talent nécessaire au succès sur le marché mondial

Proposition

Le Groupe d’experts recommande que le gouvernement fédéral prenne des mesures pour attirer des personnes qualifiées et talentueuses au Canada afin d’appuyer la commercialisation et de faire en sorte que les étudiants, entreprises et chercheurs du Canada participent aux activités mondiales qui accroissent les connaissances.

Créer un fonds pour les talents et la recherche, destiné aux études internationales

Ce fonds fera en sorte :

  • de créer un programme canadien de bourses pour études supérieures qui rivalisera avec les prestigieuses bourses Fulbright et Rhodes, et attirera un plus grand nombre des esprits les plus brillants du monde sur les campus canadiens;
  • de faire venir au Canada des collaborateurs étrangers en recherche et en enseignement qui seront des présidents invités éminents dans des disciplines correspondant à des priorités stratégiques canadiennes et appuyant les buts du pays en matière de commercialisation;
  • de fournir des subventions de contrepartie pour les projets de recherche coopérative entrepris avec des chercheurs de centres d’excellence d’autres pays;
  • d’appuyer les échanges de courte durée de chercheurs entre universités canadiennes et étrangères;
  • d’augmenter sensiblement le nombre d’étudiants canadiens faisant des études et de la recherche dans les universités étrangères et étant ainsi exposés à d’autres cultures et à d’autres marchés.

Ce fonds devrait être administré par les conseils subventionnaires du gouvernement du Canada.

Encourager les étudiants étrangers à rester au Canada

Comme d’autres pays, le Canada devrait modifier ses politiques d’immigration pour que les étudiants étrangers — surtout ceux qui poursuivent des études de pointe — puissent plus facilement travailler pendant qu’ils étudient ici, puis demeurer au Canada après l’obtention de leur diplôme. Le Groupe d’experts constate avec satisfaction que des projets pilotes ont été annoncés en ce sens, et il attend avec intérêt qu’ils soient pleinement offerts partout au Canada. Cela étant dit, le Groupe d’experts estime qu’une intervention plus décisive est requise pour garantir que les étudiants étrangers ayant obtenu des diplômes supérieurs d’universités canadiennes pourront demeurer et travailler au Canada. 

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