Le Canada et l’Union européenne

L’Union européenne (UE) est un partenaire stratégique du Canada. Cette relation est la plus ancienne relation officielle de l’UE avec un pays industrialisé puisqu’elle remonte à 1959. Nous continuons à travailler en étroite collaboration dans un certain nombre de domaines allant du commerce à la sécurité en passant par l’agriculture et l’éducation.

L’Union européenne est un partenaire stratégique pour le Canada, et nous partageons de nombreuses valeurs communes.

Le Canada et l’EU entretiennent une relation bilatérale forte relativement à l’ensemble des enjeux en matière de politique, de sécurité et de stratégie internationale.

Le Canada et l’UE entretiennent des liens bilatéraux solides dans les domaines du commerce et de l’investissement.

Le Canada possède un secteur agricole et agroalimentaire bien établi qui connaît depuis longtemps du succès sur le marché mondial.

Les questions relatives à la justice et aux affaires intérieures, comme les migrations, la gestion des frontières et la coopération judiciaire et policière, sont des domaines importants de la coopération entre le Canada et l’UE.

Le Conseil de l’Europe, qui compte 47 États membres, est la plus ancienne organisation politique du continent.

Le Service des délégués commerciaux du Canada dans l’Union européenne fournit des renseignements sur le terrain et des conseils pratiques sur ce marché pour aider à prendre de meilleures décisions de manière plus rapide et rentable.

Le Canada est déterminé à promouvoir l’égalité des genres et le renforcement du pouvoir des femmes, au niveau national et à l’étranger.

Chris Cooter est le représentant du Canada auprès de l'Union européenne.

Communiquez avec la mission du Canada auprès de l’UE.

Relations entre le Canada et l’Union européenne

L’Union européenne est un partenaire stratégique pour le Canada, et nous partageons de nombreuses valeurs communes. Cette relation est la plus ancienne relation officielle de l’UE avec un pays industrialisé puisqu’elle remonte officiellement à 1959, lorsque les deux parties ont signé l’Accord de coopération concernant l’utilisation pacifique de l’énergie atomique. En 2016, l’Accord de partenariat stratégique (APS) a été signé; il est appliqué à titre provisoire depuis avril 2017. L’APS représente le nouveau fondement sur lequel reposent les relations politiques entre le Canada et l’UE, et constitue le mécanisme au moyen duquel Canada engage un dialogue officiel avec l’UE sur des enjeux importants.

L’Accord économique et commercial global (AECG), signé en octobre 2016, est entré en vigueur en septembre 2017 à titre provisoire. Cet accord crée de nouveaux débouchés commerciaux pour les entreprises canadiennes et européennes et resserre les liens entre nos économies.

De plus amples renseignements sur le fonctionnement de l’Union européenne sont accessibles sur le site officiel de celle-ci.

Sommets

Le Sommet Canada-UE entre le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, et le président du Conseil européen, Donald Tusk, se tient à Montréal les 17 et 18 juillet 2019.

Le ministre de la Diversification du commerce international, Jim Carr, et la ministre de l'Environnement et des Changements climatiques, Catherine McKenna, participent également au Sommet, de même que l'envoyé spécial auprès de l'Union européenne, Stéphane Dion, et l'ambassadeur du Canada auprès de l'Union européenne, Daniel Costello. Au nom de l'Union européenne (UE), la commissaire au commerce, Cecilia Malmström, représente la Commission européenne. Elle est accompagnée de l'ambassadeur de l'UE au Canada, Peteris Ustubs.

Les dirigeants réaffirment leur engagement mutuel à renforcer la coopération internationale entre le Canada et l'UE afin d'assurer une croissance économique qui profite à tous, de lutter contre les changements climatiques et de protéger l'environnement, de promouvoir la paix et la sécurité internationales, de promouvoir l'égalité des genres, de favoriser l'innovation et de défendre un ordre international fondé sur des règles.

Coopération politique et dans le domaine de la sécurité

Le Canada et l’UE entretiennent une relation bilatérale forte relativement à l’ensemble des enjeux en matière de politique, de sécurité et de stratégie internationale. Nous partageons une histoire commune, des valeurs communes, un engagement à préserver l’ordre international fondé sur des règles et nourrissons des espoirs communs pour l’avenir. Nous collaborons étroitement à la promotion de la démocratie, de la paix et de la sécurité, du respect des droits de la personne, de la primauté du droit et de l’efficacité des institutions multilatérales.

En 2017 a débuté l’application provisoire de l’Accord de partenariat stratégique Canada-UE, établissant le cadre de notre relation politique. Cet accord prévoit des dialogues réguliers, depuis les sommets jusqu’aux réunions des ministres des Affaires étrangères en passant par les réunions d’experts dans des domaines précis, tels que la paix et la sécurité mondiales, le développement, les changements climatiques ou l’innovation. Le Canada et l’UE se considèrent également comme des « partenaires stratégiques ».

  • Les réunions annuelles du « Comité ministériel conjoint » rassemblent le ministre canadien des Affaires étrangères et le haut représentant pour les affaires étrangères et la politique de sécurité. Ces réunions visent à passer en revue les relations dynamiques entre l’UE et le Canada et à tracer la voie à suivre.
  • Tout au long de l’année, sur une base annuelle et parfois semestrielle, hauts fonctionnaires et experts se réunissent selon un cadre structuré pour discuter en profondeur d’une série de questions et de thèmes. Des réunions informelles ont également lieu de façon ponctuelle en marge d’autres forums internationaux où le Canada et l’Union européenne sont représentés.

Ce cadre de consultation fait des relations bilatérales entre le Canada et l’UE l’une des plus structurées du Canada sur la scène internationale. Cette relation évolue constamment afin de refléter les priorités du Canada et de l’UE dans un monde en évolution.

Paix et sécurité

À mesure que le rôle de l’Union européenne sur le plan de la politique étrangère a évolué, la collaboration entre l’UE et le Canada s’est également transformée. Le Canada a participé à des missions européennes de paix et de sécurité en Afrique, en Asie et en Europe. La prévention des conflits et le renforcement de la coopération internationale pour une gestion plus efficace des crises sont devenus un élément central de notre dialogue politique. Le Canada participe actuellement aux quatre missions de l’UE suivantes :

  • La mission de police de l’UE dans les territoires palestiniens (EUPOL COPPS [en anglais]), dont les opérations ont débuté en 2006. Elle vise à intensifier les mesures destinées à mettre sur pied une police civile efficace et viable dans les territoires.
  • La mission de conseil de l’UE sur la réforme du secteur de la sécurité civile en Ukraine (EUAM Ukraine [en anglais]) qui a été établie en 2014 pour aider l’Ukraine dans cette réforme, y compris la police et la primauté du droit.
  • La mission civile de l’UE à Bamako, au Mali (EUCAP Sahel Mali), lancée en 2015 pour aider et conseiller les forces de sécurité intérieure du Mali dans leur mise en œuvre de la réforme du secteur de la sécurité.
  • La mission de conseil de l’UE à l’appui de la réforme du secteur de la sécurité en Iraq (EUAM Iraq [en anglais]) qui vise essentiellement à aider les autorités iraquiennes à mettre en œuvre les aspects civils de la stratégie de sécurité nationale iraquienne.

Démocratie et droits de la personne

Le Canada et l’UE échangent régulièrement leurs points de vue et travaillent ensemble pour faire progresser les droits de la personne. Nous avons un dialogue structuré réunissant des experts des droits de la personne et nous poursuivons des priorités communes au sein de l’ONU et d’autres forums multilatéraux.

Le Canada et l’UE sont déterminés à aider d’autres États à mettre en place des institutions et des pratiques démocratiques durables. Pour ce faire, nous offrons un soutien direct, une formation juridique et administrative ainsi qu’une assistance technique. L’observation électorale est un domaine important de l’action commune Canada-UE visant à promouvoir la démocratie. Le Canada a participé à plus de 20 missions d’observation électorale de l’UE depuis 2005.

Commerce et investissement

Le Canada et l’UE entretiennent des liens bilatéraux solides dans les domaines du commerce et de l’investissement. En 2017, l’UE était le deuxième partenaire commercial du Canada après les États-Unis; le montant total des exportations de marchandises vers l’UE s’élevait à environ 41,6 milliards de dollars, et le montant total des importations de marchandises de l’UE se chiffrait à environ 66,3 milliards de dollars. La même année, le Canada a exporté pour 19,1 milliards de dollars de services vers l’UE (16,7 % du total des exportations de services) et importé pour 26 milliards de dollars de services de l’UE (18,6 % du total des importations de services).

Les stocks connus d’investissement direct étranger de l’UE au Canada étaient estimés à 243,5 milliards de dollars à la fin de 2017. À la fin de cette même année, l’UE occupait le deuxième rang pour ce qui est de l’investissement direct canadien à l’étranger (IDCE), avec des stocks estimés à 269,4 milliards de dollars, soit près du quart de l’IDCE dans son ensemble. L’UE est également une source importante de nouvelles technologies et un partenaire clé dans le secteur des sciences, de la technologie et de l’innovation. Cette situation contribue à l’atteinte de l’objectif du Canada de s’imposer comme l’une des économies du savoir à l’avant-garde mondiale.

Les principales catégories de biens échangés entre le Canada et l’UE sont les machines (en 2016, elles représentaient 23,6 % des exportations de l’UE vers le Canada et 13,7 % de ses importations), le matériel de transport (18,7 % des exportations et 11,4 % des importations) et les produits chimiques et pharmaceutiques (16,7 % des exportations et 7,5 % des importations). Le commerce des services entre le Canada et l’UE est également important. Il est celui qui a augmenté le plus rapidement au cours des dernières années. Les transports, les voyages, l’assurance et les communications sont des exemples de services échangés entre le Canada et l’UE.

L’Accord économique et commercial global entre le Canada et l’Union européenne (AECG) a été signé en 2016 et est entré en vigueur en 2017. Grâce à l’application à titre provisoire, tous les éléments importants de l’Accord sur le plan économique sont maintenant en vigueur. L’Accord entrera pleinement en vigueur lorsque tous les États membres de l’UE l’auront officiellement ratifié. Les avantages de l’AECG sont déjà visibles des deux côtés de l’Atlantique grâce à l’accroissement du commerce bilatéral. Les droits sur 98 % des produits que l’UE échange avec le Canada ont été supprimés. Au cours des prochaines années, il est également prévu d’éliminer progressivement 1 % des lignes tarifaires restantes, pour un total de 99 % de tous les produits canadiens entrant sur le marché européen exempt de droits. Outre les réductions tarifaires, les autres avantages clés de l’AECG sont notamment les suivants :

  • la réduction de la bureaucratie;
  • l’accès aux marchés publics d’approvisionnement de l’UE;
  • la libéralisation des services;
  • la coopération en matière de réglementation;
  • une mobilité accrue pour les employés des entreprises

Sciences, technologie et innovation

Le Canada a une longue et fructueuse histoire de collaboration avec l’UE dans le domaine des sciences, de la technologie et de l’innovation (STI), qui remonte à 1959 avec la signature de l’Accord de coopération concernant l’utilisation pacifique de l’énergie atomique. Elle se poursuit avec l’Accord de coopération scientifique et technologique entre le Canada et la communauté européenne. Dans le cadre de cet accord, le Canada et l’UE ont établi des domaines prioritaires de coopération en matière de STI, notamment l’aérospatiale, l’agriculture et l’agroalimentaire, l’Arctique et le milieu marin (dans le cadre de la Déclaration de Galway sur la coopération dans l’océan Atlantique [en anglais]), les technologies de l’information et des communications, la santé, la mobilité des chercheurs et l’infrastructure de recherche.

Horizon 2020 (en anglais) est le programme-cadre actuel de recherche et d’innovation de l’UE. Ce programme est assorti d’un budget de près de 80 milliards d’euros (plus de 120 milliards de dollars canadiens) pour 2014-2020. Horizon 2020 appuie la science de classe mondiale, facilite la mobilité des chercheurs à l’intérieur et à l’extérieur de l’UE et soutient la recherche multisectorielle et innovante visant à relever les défis sociétaux. Horizon 2020 est ouvert sur le monde, ce qui permet aux entreprises et aux chercheurs canadiens de collaborer avec leurs homologues européens aux projets d’Horizon 2020. Le Canada est également associé à EUREKA par l’entremise du Programme d’aide à la recherche industrielle du Conseil national de recherches du Canada. EUREKA est un réseau international de plus de 40 économies qui soutient des partenariats internationaux dans des projets d’innovation industrielle axés sur le marché. Depuis que le Canada s’est joint à EUREKA en 2012, les Canadiens sont devenus des participants de premier plan, ce qui fait d’EUREKA une autre plateforme importante pour l’innovation collaborative entre petites et moyennes entreprises canadiennes et européennes.

Renseignements connexes

Énergie

L’énergie représente une part importante des relations commerciales et d’investissement entre le Canada et l’Union européenne. Les préoccupations actuelles concernant la sécurité énergétique et les effets de l’industrie de l’énergie sur l’environnement font de l’énergie une question encore plus importante. Le Canada et l’UE continuent de collaborer sur des questions énergétiques dans le cadre de dialogues de haut niveau sur l’énergie (DHNE) en vertu de l’Accord de partenariat stratégique. Créés pour favoriser l’intensification des contacts bilatéraux et de la coopération dans le domaine de l’énergie, les DHNE offrent un forum annuel pour discuter des questions de politique énergétique, telles que la transparence du marché, le maintien d’un approvisionnement énergétique sûr, durable et concurrentiel, ainsi que les activités de recherche et développement dans ce domaine dynamique. Les domaines d’intérêt actuels comprennent la transition vers un avenir à faibles émissions de carbone, l’élimination des obstacles du marché et le « financement propre ».

À la fin 2018, l’UE a finalisé son nouveau cadre législatif dans le domaine de l’énergie, le paquet « Une énergie propre pour tous les Européens » (en anglais). Ce cadre stratégique moderne apporte une certitude réglementaire grâce à la confirmation d’objectifs contraignants en matière d’énergies renouvelables et d’efficacité énergétique, et à la mise en place des premiers plans nationaux en matière d’énergie et de climat pour chaque État membre. Combiné à l’intérêt de l’UE à accroître la sécurité et la diversification énergétiques et à devenir une superpuissance mondiale dans le domaine de l’énergie propre, ce nouvel écosystème énergétique offre des possibilités aux entreprises canadiennes, comme l’augmentation des exportations de carburants de transition (p. ex. le gaz naturel liquéfié), de technologies propres et de services. Veuillez communiquer avec le Service des délégués commerciaux du Canada pour obtenir de plus amples renseignements.

Gestion des produits chimiques et des déchets

Le Canada est un chef de file mondial dans la gestion du cycle de vie des substances et des produits chimiques. Par l’entremise de notre Plan de gestion des produits chimiques, nous contribuons aux thèmes des produits chimiques et des déchets actuellement à l’étude par la Commission des Nations Unies pour le développement durable. Environnement Canada a pris des engagements internationaux afin que les enjeux relatifs aux produits chimiques et aux déchets soient gérés de façon efficace par l’entremise d’ententes internationales, notamment :

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Agriculture, environnement et pêche

Secteur canadien de l’agriculture et de l’agroalimentaire

Le Canada possède un secteur agricole et agroalimentaire bien établi qui connaît depuis longtemps un succès sur le marché mondial. Le Canada est fier de ses systèmes et de ses politiques qui assurent des normes de production de calibre mondial. Les pratiques exemplaires de l’industrie et sa réputation bien connue pour ses produits novateurs et ses aliments de qualité supérieure en font depuis toujours la pierre angulaire de l’économie du pays et un moteur du commerce international.

Bien que la contribution relative de l’agriculture canadienne à notre économie globale ait diminué, la taille absolue du secteur a continué de croître. Le système agricole et agroalimentaire contribue pour plus de 110 milliards de dollars par année à l’économie canadienne et emploie 2,3 millions de Canadiens. L’importance du secteur varie selon les provinces; la transformation des aliments occupe une place plus importante dans le centre et l’est du Canada tandis que dans les Prairies, l’agriculture primaire l’emporte.

Le Canada se classe au cinquième rang mondial parmi les exportateurs de produits agricoles et agroalimentaires, après l’Union européenne, les États-Unis, le Brésil et la Chine. Les exportations canadiennes de produits agricoles et agroalimentaires atteignent 56 milliards de dollars par année. Environ la moitié de tout ce qui est produit est exportée, sous forme de produits primaires, d’aliments transformés et de boissons. En savoir plus sur le secteur agroalimentaire canadien et ses exportations.

L’agriculture et l’agroalimentaire dans l’Union européenne

L’UE est le plus grand importateur mondial de produits agricoles. La position relative du Canada sur le marché de l’UE a beaucoup à voir avec les exigences du marché de l’UE. Comme bon nombre de ses principaux produits agricoles sont également produits au Canada, le Canada est souvent considéré comme un concurrent des produits nationaux sur de nombreux marchés européens. Bien que l’UE soit autosuffisante pour plus de la moitié de ses besoins alimentaires, elle dépend des importations pour combler la différence.

Le Canada et l’UE ont conclu deux accords bilatéraux pour faciliter le commerce agroalimentaire. Le premier est l’Accord entre la Communauté européenne et le gouvernement du Canada relatif aux mesures sanitaires de protection de la santé publique et animale applicables au commerce d’animaux vivants et de produits animaux. La mise en œuvre de cet accord est supervisée par un Comité de gestion mixte coprésidé par l’Agence canadienne d’inspection des aliments et la Direction générale de la santé et des consommateurs de la Commission européenne. 

La deuxième est l’Accord entre la Communauté européenne et le Canada relatif au commerce des vins et des boissons spiritueuses qui a permis de résoudre les points d’achoppement passés dans les secteurs des vins et des spiritueux et de consolider l’accès du Canada aux produits de l’UE. L’Accord prévoit un processus de certification simplifié pour les exportations de vins canadiens vers l’UE et la protection des indications géographiques des vins et spiritueux canadiens et européens. La vallée de l’Okanagan, la péninsule du Niagara et le « rye whiskey » canadien font partie de la protection des indications géographiques des vins et spiritueux canadiens. L’UE bénéficie des dispositions de transparence accrue concernant les systèmes de distribution d’alcool au Canada.

Pêches et océans

Le Canada et l’UE entretiennent des relations de longue date dans le domaine des océans et des pêches, en partie grâce à un partenariat sur les océans et à une déclaration commune relative à la pêche illicite, non déclarée et non réglementée. La coopération entre le Canada et l’UE sur les questions relatives aux pêches se déroule dans le contexte des organisations régionales de gestion des pêches, notamment l’Organisation des pêches de l’Atlantique Nord-Ouest (en anglais). Le Canada et l’UE ont travaillé en étroite collaboration au cours de la présidence canadienne du G7 en 2018 afin de faire progresser le programme international sur les océans et de s’attaquer aux microplastiques. En 2018, le Canada et l’UE ont tous deux signé l’Accord international visant à prévenir la pêche non réglementée en haute mer dans l’océan Arctique central.

Environnement et changements climatiques

Le Canada et l’Union européenne ont une longue tradition de coopération en matière de politiques environnementales. Cette relation remonte à 1975, lorsque le Canada et la Commission européenne ont signé un échange de lettres sur la coopération environnementale.

Le dialogue de haut niveau Canada-UE sur l’environnement a débuté en 1983 et le dialogue de haut niveau sur les changements climatiques, en 2010. Les deux dialogues ont été officialisés en 2017, dans le cadre de l’Accord de partenariat stratégique Canada-UE. Ces dialogues constituent un forum de discussion technique et d’échange de renseignements et permettent de déterminer les domaines de coopération et de coordination futurs. Les questions abordées dans le cadre du dialogue de haut niveau sur l’environnement comprennent la biodiversité, le développement durable, les forêts et le mercure. Le dialogue de haut niveau sur les changements climatiques a mis l’accent sur l’importance de réaliser de grandes ambitions pour combattre les changements climatiques.

Le Canada et l’UE bénéficient également d’un partenariat solide lorsqu’il s’agit d’aborder les questions environnementales et climatiques dans les forums multilatéraux et les organisations internationales, comme la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques et le G7 et le G20. La mise en œuvre de l’Accord de Paris est une priorité pour le Canada et l’UE. De concert avec la Chine, le Canada et l’UE ont lancé les réunions ministérielles sur l’action climatique en 2017 pour promouvoir les objectifs de l’Accord de Paris.

Justice et affaires intérieures

Les questions relatives à la justice et aux affaires intérieures, comme les migrations, la gestion des frontières et la coopération judiciaire et policière, sont des domaines importants de la coopération entre le Canada et l’UE.

Migration

Les mouvements migratoires et les mouvements de réfugiés dans le monde entier présentent des défis et des possibilités pour le Canada et l’UE. La longue expérience du Canada en matière d’asile, d’immigration, d’intégration, de citoyenneté et de multiculturalisme est bien connue et appréciée. Bien que les politiques en matière de migration et d’asile restent largement du ressort des États membres, l’UE prend des mesures importantes pour favoriser l’harmonisation, la coopération ainsi que les contributions au développement économique de l’Union et son rôle dans la protection internationale.

La mission du Canada auprès de l’UE favorise la diffusion de renseignements et de pratiques exemplaires entre le Canada et l’UE et encourage la coopération dans des domaines d’intérêt commun. Le Canada et l’UE ont des intérêts similaires et peuvent tirer profit d’une collaboration dans divers domaines, notamment les suivants :

La mission du Canada suit également les principaux développements de l’UE dans le domaine des migrations et de l’asile. La Commission européenne, le Conseil de l’Union européenne et le Parlement européen sont tous des acteurs et des interlocuteurs clés du Canada dans ce domaine stratégique.

Pour obtenir de plus amples renseignements

Gestion de la frontière

Le gouvernement du Canada a deux grandes priorités dans lesquelles une gestion efficace et adaptée de la frontière joue un rôle clé. L’une des priorités consiste à protéger la sûreté et la sécurité des Canadiens. L’autre soutient notre compétitivité économique. L’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) veille à assurer la sécurité des frontières de manière à protéger la sécurité et la prospérité économique du Canada, ainsi qu’à assurer la libre circulation des personnes et des marchandises légitimes.

L’ASFC reconnaît qu’une gestion efficace des menaces – p. ex. le trafic de stupéfiants, la traite des personnes, le crime organisé, la migration illégale de personnes, le passage de clandestins, le terrorisme et la fraude – et des possibilités découlant de la croissance du commerce international et de la migration mondiale reposent sur la collaboration avec les partenaires nationaux et internationaux. L’ASFC travaille en étroite collaboration avec d’autres organisations basées dans l’Union européenne. Dans le but d’établir une frontière intelligente et sûre, nous avons mis en œuvre une stratégie fondée sur la technologie moderne, la gestion du risque et l’échange de renseignements. Un élément clé de notre stratégie est de « repousser les frontières » grâce aux contrôles préalables, à l’échange de renseignements et à la coopération entre les organismes d’application de la loi afin de réduire le risque bien avant l’arrivée aux frontières.

Nous avons signé des instruments avec l’UE pour faciliter la coopération en matière de gestion des frontières. Ces accords représentent un développement solide dans nos relations bilatérales et profiteront à nos communautés commerciales respectives ainsi qu’à notre intégrité frontalière respective. Ces accords renforcent la sécurité contre le terrorisme et les activités criminelles transfrontalières et facilitent également la tâche des voyageurs à faible risque, des expéditions à faible risque et des négociants fiables :

Coopération judiciaire

Dans l’UE, les autorités judiciaires compétentes de chaque État membre coopèrent sur des questions pénales telles que le crime organisé, le terrorisme, la corruption, le trafic illicite de stupéfiants, le trafic illicite d’armes, les infractions contre les enfants. Des structures de l’UE ont également été créées pour renforcer la coopération judiciaire entre les autorités judiciaires compétentes des États membres. Notre équipe juridique à Bruxelles assure la liaison avec les agences de l’UE sur ces questions et suit les travaux des institutions européennes concernant l’élaboration des politiques en matière de droit pénal. L’équipe fournit également un soutien aux autorités nationales qui demandent l’assistance juridique (p. ex. la collecte d’éléments de preuve) ou l’extradition du Canada. Puisque le Canada est partie à la Convention sur la cybercriminalité du Conseil de l’Europe, il participe régulièrement aux réunions du Comité de la Convention sur la cybercriminalité au Conseil de l’Europe à Strasbourg.

Le Canada et le Conseil de l’Europe

Le Conseil de l’Europe, qui compte 47 États membres, est la plus vieille organisation politique du continent. Il a été créé en 1949 pour promouvoir la coopération et renforcer la démocratie, les droits de la personne et la primauté du droit en Europe occidentale après la Seconde Guerre mondiale. Il sert également de forum pour l’examen d’un large éventail de questions sociales telles que les questions de santé publique et de bioéthique, l’intolérance et l’intégration des migrants, le terrorisme, le trafic de stupéfiants et les activités criminelles, la protection de la vie privée et l’incidence des nouvelles technologies.

En 1996, le Canada a obtenu le statut d’observateur officiel auprès du Comité des ministres du Conseil de l’Europe. En 1997, les parlementaires canadiens ont obtenu le statut d’observateurs officiels auprès de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe. Le ministre conseiller et chef de mission adjoint de la mission du Canada auprès de l’Union européenne est l’observateur permanent du Canada auprès du Conseil de l’Europe.

Faire des affaires dans l’UE

Le Service des délégués commerciaux du Canada dans l’Union européenne fournit des renseignements sur le terrain et des conseils pratiques sur ce marché pour aider à prendre de meilleures décisions de manière plus rapide et rentable.

Les entreprises canadiennes qui font des affaires au Royaume-Uni ou avec ce pays pourraient être touchées par le départ prévu du Royaume-Uni de l’UE, également connu sous le nom de Brexit. Veuillez consulter « Brexit – Renseignements sommaires pour les entreprises canadiennes ». Pour obtenir de plus amples renseignements sur l’exportation vers l’UE, veuillez consulter « Exporter vers l’UE – Un guide pour les entreprises canadiennes ».

Engagement pour l’égalité des genres

Le Canada est déterminé à promouvoir l’égalité des genres et le renforcement du pouvoir des femmes, au niveau national et à l’étranger. Pour la mission du Canada auprès de l'Union européenne, cela inclut la prise en compte de l’intégration d’une perspective de genre au sein de la mission et la prise de mesures pour identifier et corriger les déséquilibres entre les genres dans ses activités quotidiennes. Ce projet énonce des engagements spécifiques en matière d'égalité des genres et des actions clés que la direction et le personnel de la mission comptent accomplir en 2019.

Direction

  • Créer un comité transversal sur l’égalité des genres afin de partager les meilleures pratiques, diffuser des informations, mettre en évidence les possibilités de formation, proposer de nouvelles initiatives, faire le suivi des progrès de l'engagement et promouvoir l'égalité des genres dans tous les secteurs.
  • Désigner un haut responsable des questions de genres pour superviser les travaux du comité sur l’égalité des genres.
  • Travailler avec des partenaires à la création d’un pôle international des champions de l’égalité des genres à Bruxelles.

Politiques et directives

  • Déterminer comment appliquer l’analyse « ACS+ » au travail des politiques de chaque section, y compris la rédaction de rapports.
  • Développer une boite à outils et des directives afin d’organiser des événements inclusifs et d’assurer l'équilibre entre les genres lors des panels.
  • Diffuser l’Engagement de la direction et du personnel soulignant leur promesse de refuser de participer à des panels composés uniquement d'hommes.
  • Élaborer des directives pour garantir que toutes les communications promeuvent de manière adéquate l’égalité des genres et reflètent un équilibre entre les genres.
  • Informer tout le personnel des directives relatives aux politiques d'égalité des genres à l'échelle du Ministère, y compris en matière de prévention et de signalement du harcèlement sexuel et de la discrimination fondée sur le genre sur le lieu de travail.

Formation

  • Veiller à ce que tous les employés suivent la formation en ligne ACS+ du gouvernement du Canada.
  • Organiser une session de formation spécifique sur la manière dont l’ACS+ s'applique au travail de la mission.
  • Promouvoir au moins une session de formation par an pour tout le personnel sur une question pertinente (par exemple, formation sur les préjugés inconscients, panels divers, sensibilisation au genre, cadres et outils d'analyse de genre, l’intersectionnalité, formation à l'affirmation de soi), ainsi que des sessions de formation spécifiques pour les cadres et les groupes pertinents.

Promotion des intérêts

  • Veiller à ce que, lorsque cela est réalisable et approprié, tous les événements de la mission mettent en avant l’égalité des genres, le renforcement du pouvoir des femmes et les avantages de la diversité et de l’inclusion.
  • Organiser au moins un événement par an pour promouvoir spécifiquement l’égalité des genres et le renforcement du pouvoir des femmes.
  • Achever un inventaire diversifié et inclusif des organisations de femmes et d’autres partenaires potentiels avec lesquels collaborer sur les initiatives en faveur de l’égalité des genres à Bruxelles.
  • Lancer une campagne sur les médias sociaux pour promouvoir l'engagement pour l'égalité des genres et des événements pertinents.

Contrôle et évaluation

  • Élaborer un ensemble d’indicateurs pour suivre l’intégration en matière de genres dans les activités pertinentes de la mission.
  • Surveiller et rendre compte de la parité hommes-femmes pour tous les panels et événements de la mission.
  • Évaluer les niveaux de satisfaction et d'inquiétude de l'ensemble du personnel en ce qui concerne l'inclusion de l’égalité des genres au travail et recommander les actions de suivi appropriées le cas échéant.

Approbation

  • L’Engagement pour l’égalité des genres sera signé par l'Ambassadeur et la direction de la mission. Il sera mis en œuvre par tout le personnel sous la direction du champion du genre et des membres du comité sur l'égalité des genres avec le soutien de l'équipe de direction.
  • La mission passera en revue ses objectifs en matière d'égalité des genres et son plan d'action associé au début de chaque année et en rendra compte.
  • Le personnel de la mission devra lire et respecter toutes les politiques et directives internes crées dans le cadre de cette initiative.

Chargé d’affaires du Canada auprès de l’Union européenne

Christopher Cooter, B.A. avec spécialisation en sciences politiques, Université de Toronto, 1981; M.A. en sciences politiques, Université Columbia, 1982; BCL, LL.B.[Common/Civil Law], Université McGill, 1986. Ex-associé chez Campney & Murphy, cabinet juridique de Vancouver (1987 à 1989), puis gestionnaire intérimaire des Terres pour la région de la Colombie-Britannique du ministère des Affaires indiennes et du Nord Canada (1989 à 1990).

Il a commencé à travailler à Affaires extérieures et Commerce international Canada en 1990. À l'étranger, il a été représentant permanent adjoint de la Délégation conjointe du Canada auprès de l'OTAN, agent politique des hauts-commissariats du Canada en Inde et au Kenya, et haut-commissaire au Nigeria. Plus récemment, il a terminé son mandat d'ambassadeur en Turquie en 2019.

À l’Administration centrale, il a été directeur de la Direction de la planification des politiques et de la Direction de l'Europe du Sud-Est. Il a aussi été directeur général responsable de la consolidation administrative de l'Agence canadienne de développement international et d'Affaires étrangères et Commerce international Canada, et directeur général de la Direction des affectations et de la gestion des cadres. Il a deux enfants, Zoé et Anaïs.

Coordonnées

Addresse

Avenue des Arts 58
1000 Bruxelles
Belgique

Tél: +32 (0)2 741.0611
Téléc.: +32 (0)2 741.0643
Courriel: breu@international.gc.ca

La mission du Canada auprès de l’UE travaille en étroite collaboration avec la Direction de l’Union européenne à Ottawa. Il est possible de la joindre au +1 613-996-2727 (renseignements généraux).

Heures d'ouverture

De 9 h à 17 h 30, du lundi au vendredi.

Jours de fermeture en 2020

Offres d’emploi et avis de concours

Consultez les possibilités d’emploi.

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