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L’accord de libre-échange entre le Canada et l’UE offre une stabilité et des possibilités aux entreprises des deux côtés de l’Atlantique

L’Accord économique et commercial global (AECG) entre le Canada et l’Union européenne est provisoirement entré en vigueur en septembre 2017. Selon un nouveau rapport d’Affaires mondiales Canada, pendant l’exercice de 2018 à 2019, le commerce de marchandises entre le Canada et l’UE a augmenté de 21 % par rapport à 2016, soit la dernière année complète avant l’entrée en vigueur de l’AECG. Il s’agit d’une bonne nouvelle pour les entreprises, les travailleurs et les familles des deux côtés de l’Atlantique.

Il va sans dire que l’AECG, l’un des accords commerciaux les plus ambitieux et progressifs du Canada, a profité aux entreprises canadiennes d’un océan à l’autre en leur offrant un accès accru à des marchés européens diversifiés et lucratifs.
Le Canada est une nation commerçante. Avant la pandémie, le commerce représentait près des deux tiers de l’économie du pays et soutenait environ 3,3 millions d’emplois. Le Canada demeure le seul pays du G7 à avoir conclu un accord de libre-échange avec tous les autres pays du groupe. De plus, nos 14 accords de libre-échange avec 51 pays ouvrent la porte à plus de 1,5 milliard de personnes dans le monde.

Depuis l’entrée en vigueur de l’AECG, le 21 septembre 2017, la majorité des provinces et territoires du Canada ont augmenté leurs exportations vers l’UE. En fait, le Nouveau‑Brunswick et Terre-Neuve-et-Labrador ont effectivement doublé leurs chiffres antérieurs à l’Accord.

Ce ne sont là que quelques-unes des constatations trouvées dans Performance du commerce des marchandises entre le Canada et l’UE après l’entrée en vigueur de l’AECG, un rapport publié par le Bureau de l’économiste en chef d’Affaires mondiales du Canada.

Ce rapport fournit des comparaisons historiques des performances commerciales avant et après l’entrée en vigueur de l’AECG et dresse le portrait de la manière dont l’Accord a contribué à renforcer les relations économiques et à promouvoir de nouvelles possibilités économiques pour les Canadiens et les Européens.

Tout d’abord, le rapport montre qu’en 2018, soit la première année complète de mise en œuvre de l’AECG, le commerce de marchandises entre le Canada et l’UE s’élevait à 118,6 milliards de dollars, ce qui représente une augmentation de près de 10 % par rapport à 2017 et de plus de 17 % par rapport à 2016.

À la deuxième année de l’AECG, le commerce de marchandises a augmenté d’un autre 6 % pour atteindre 125,7 milliards de dollars.
Cette augmentation se traduit par des milliers de bons emplois pour la classe moyenne et une multitude de possibilités pour les entreprises, les entrepreneurs et les exportateurs canadiens.

En outre, grâce au Service des délégués commerciaux du Canada, les exportateurs canadiens ont accès à une expertise, à un réseau et à un soutien sur le terrain sur mesure.

Selon Eli Gershkovitch, propriétaire de l’entreprise Steamworks Brewing Company, établie à Vancouver, en Colombie‑Britannique, lorsqu’il a commencé à exporter de la bière en Europe en 2015, son entreprise, comme la bière canadienne en général, était traitée comme une curiosité inconnue sur les marchés européens.

« L’attitude à l’époque était que la bière européenne était, bien sûr, supérieure à toutes les autres bières, et plus particulièrement aux bières nord-américaines », dit-il. « Depuis l’entrée en vigueur de l’AECG, nous ne sommes plus tant une curiosité, mais bien un membre de l’équipe. Les Européens veulent faire affaire avec nous. Nous sommes maintenant sur un pied d’égalité ».

Bien que Steamworks ait réussi à s’implanter sur le marché européen de la bière deux ans avant l’entrée en vigueur de l’AECG, les avantages de l’Accord, notamment l’élimination des droits de douane sur la bière, ont eu un effet positif sur les résultats nets de l’entreprise, ce qui a contribué à accroître ses ventes en Allemagne, en Autriche, en Suisse et en Italie.

De plus, malgré les changements importants survenus à l’échelle mondiale ces derniers mois, le rapport montre que l’UE reste l’un des partenaires commerciaux les plus importants du Canada.

Le rapport souligne certains des avantages de l’AECG, notamment :

Et maintenant plus que jamais, les chaînes d’approvisionnement essentielles doivent demeurer ouvertes. Les accords commerciaux comme l’AECG aident les entreprises canadiennes à se protéger contre les perturbations en diversifiant leurs marchés et en créant de nouveaux débouchés.

De tels accords sont également essentiels pour aider les chercheurs européens et canadiens à lutter contre la pandémie au moyen de contre-mesures, de vaccins, de produits thérapeutiques et de diagnostics.

C’est sans parler des entreprises canadiennes qui aident à lutter contre la pandémie par d’autres moyens, comme la société Hexoskin, basée à Montréal, au Québec, dont les « vestes intelligentes » suscitent l’intérêt partout dans le monde. Non seulement elles aident les hôpitaux italiens à surveiller les patients atteints de la COVID-19, mais la meilleure équipe de soccer espagnole, le FC Barcelone, les utilise pour étudier comment le sommeil affecte les performances des jeunes athlètes, tandis que les alpinistes qui escaladent l’Everest les utilisent pour surveiller les performances du corps en cas de diminution de l’approvisionnement en oxygène.

En outre, l’Europe accorde une priorité à l’environnement dans le cadre du Pacte vert pour l’Europe, et alors que le monde songe à l’avenir, l’AECG ouvrira encore plus de portes aux entreprises canadiennes novatrices spécialisées dans les technologies propres et la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

L’AECG ouvre également la voie aux secteurs des transports, des assurances et des communications, puisqu’il a permis d’accroître les échanges de services entre le Canada et l’UE de près de 8 % par rapport aux niveaux avant son entrée en vigueur.

L’AECG bénéficie à un large éventail de petites et moyennes entreprises (PME) canadiennes. En fait, le nombre de PME qui ont enregistré des exportations vers l’UE a augmenté de 6 % pendant l’exercice 2018 à 2019 par rapport à l’exercice 2016 à 2017. Cela signifie un meilleur accès à de plus grands marchés pour les entreprises appartenant à des femmes, à des Autochtones, à des jeunes, à des membres de la communauté LGBTQ2 et à d’autres entrepreneurs sous-représentés.

Malgré les succès de l’AECG, des défis subsistent. Citons notamment les obstacles non tarifaires créés par les règlements de l’UE dans le domaine de l’agriculture et de l’alimentation. L’AECG permet au Canada de dialoguer avec les responsables de la réglementation et du commerce de l’UE et de rechercher des solutions sur des enjeux allant des protocoles d’inspection de la viande aux produits de protection des cultures, en passant par l’exigence de l’Italie visant l’inscription obligatoire du pays d’origine sur les étiquettes des pâtes de blé.

Alors que le Canada continue de travailler à l’élimination des obstacles non tarifaires, les Canadiens bénéficient grandement de l’AECG : nos consommateurs ont un plus grand choix de produits en provenance de l’UE, et nos agriculteurs, transformateurs et exportateurs apportent plus de Canada, en franchise de droits, à plus d’un demi-milliard de consommateurs européens.

Alors que le monde reprend lentement, cet aspect sera plus important que jamais pour les entreprises canadiennes et européennes qui cherchent à se diversifier et à ouvrir davantage de portes à des relations rentables et à long terme.

Donc, la prochaine fois que vous lèverez votre verre de spiritueux canadien ou européen préféré, vous pourrez remercier l’AECG d’avoir rapproché un peu plus le Canada et l’Europe, et d’avoir rendu la vie un peu plus douce, et plus sûre, des deux côtés de l’Atlantique.

Vous souhaitez exporter vers l’UE?Le Service des délégués commerciaux du Canada a les contacts, les ressources et l’expertise nécessaires pour aider les entreprises canadiennes à accéder aux marchés de 161 pays partout dans le monde.

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