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Les sanctions canadiennes liées à la Syrie

Pour information : Les modifications au Règlement sur les mesures économiques spéciales visant la Syrie, entrées en vigueur le 13 février 2026, abrogent les sanctions sectorielles générales qui étaient auparavant en place, telles que les interdictions d’importation et d’exportation de marchandises (avec certaines exceptions pour des produits chimiques précis), les sanctions liées au pétrole et aux investissements, ainsi que les services financiers, afin d’appuyer la transition économique de la Syrie. Ces modifications comprennent également des changements aux critères d’inscription afin de cibler les personnes et entités associées spécifiquement à d’anciens membres du régime Assad ou à leurs associés entre mars 2011 et décembre 2024.

De plus, les modifications du 13 février 2026 ont décriminalisé, en vertu de la loi en vigueur, des activités et des transactions qui étaient auparavant seulement temporairement permises en vertu du permis général (Syrie). Contexte : le 28 février 2025, la ministre des Affaires étrangères avait émis un permis général de six mois autorisant certaines activités et opérations interdites au titre du Règlement sur les mesures économiques spéciales visant la Syrie (« permis général (Syrie) »). En août 2025, sa période de validité avait été prolongée jusqu’au 23 février 2026.

  • Portée : Jusqu’au 23 février 2026, le permis général (Syrie) permet à toute personne (particuliers et entités) se trouvant au Canada, ainsi qu’à tous les Canadiens à l’étranger, d’effectuer des activités et des transactions qui seraient autrement interdites en vertu du Règlement sur les mesures économiques spéciales visant la Syrie, lorsqu’elles sont réalisées pour appuyer la démocratisation, la stabilisation et la prestation d'aide humanitaire à destination de la Syrie ou à l’intérieur de celle‑ci.
  • Mise à jour de février 2026 : la période de validité du permis général (Syrie) du 28 février 2025 doit expirer le 23 février 2026. Les modifications du 13 février 2026 au Règlement sur les mesures économiques spéciales visant la Syrie rendent désormais légales, en vertu de la loi canadienne en vigueur, les activités auparavant temporairement permises en vertu du permis général (Syrie).
  • Pour plus d’information sur le permis d’application générale visant la Syrie, veuillez consulter la page de Foire aux questions sur le permis d’application générale visant la Syrie.

Interdictions

Les sanctions liées à la Syrie étaient adoptées dans le cadre de la Loi sur les mesures économiques spéciales (LMES) afin de répondre à la crise humanitaire et la rupture de la paix et de la sécurité internationales dans la région.

Le Règlement sur les mesures économiques spéciales visant la Syrie imposent des sanctions contre des membres du régime Assad. En plus des restrictions imposées quant aux opérations impliquant des personnes désignées, le Règlement interdit:

  • L’exportation vers la Syrie de toute marchandise visée à l’annexe 2 du Règlement, y compris les données techniques reliées à la marchandise.

Il est également interdit d’occasionner, de faciliter ou de favoriser la perpétration d’actes interdits.

Les particuliers désignés sous le Règlement sont aussi interdits de territoire au Canada en vertu de la Loi sur l’immigration et la protection des réfugiés.

Exceptions

Certaines exceptions sont prévues, dont les suivantes :

  • Exécution des paiements faits par ou pour le compte d’une personne désignée en vertu d’un contrat ayant été signé avant que la personne n’ait été désignée;
  • Efforts et aide humanitaires, y compris de la nourriture et du matériel ou de l'équipement médical, et aide et activités en lien avec la stabilisation, la démocratisation, le développement et la reconstruction, si envoyés par le biais d’un organisme appartenant à une des catégories indiquées;
  • Les effets personnels ou les effets d’immigrants expédiés par un particulier qui quitte la Syrie et destinés à son usage ou à celui de sa famille immédiate;
  • La correspondance personnelle d’un poids individuel n’excédant pas 250 g;
  • Les versements de pensions à toute personne au Canada, à tout Canadien à l’étranger ou à toute personne en Syrie;
  • Toute transaction nécessaire pour qu’un Canadien transfère d’une personne désignée à une personne non désignée les comptes, fonds ou investissements existants de Canadiens.

Permis et certificats

Le Décret sur des autorisations par permis (mesures économiques spéciales) est entré en vigueur le 26 février 2025 et donne au ministre des Affaires étrangères le pouvoir de délivrer des permis individuels et généraux dans des cas exceptionnels afin d'autoriser des activités ou des transactions spécifiques qui seraient autrement restreintes ou interdites en vertu de la Loi sur les mesures économiques spéciales (LMES). Ce Décret sur des autorisations par permis est applicable à tous les règlements pris en vertu de la LMES et abroge tous les décrets antérieurs concernant l’autorisation, par permis, à procéder à certaines opérations pris en vertu de chaque règlement sur la LMES.

Le 28 février 2025, la ministre des Affaires étrangères a délivré un Permis d'application générale autorisant certaines activités et opérations interdites au titre du Règlement sur les mesures économiques spéciales visant la Syrie (le « Permis d’application général visant la Syrie »). En août 2025, sa période de validité a été prolongée jusqu’au 23 février 2026. Le permis général (Syrie) permet à toute personne (particuliers et entités) se trouvant au Canada ainsi qu’à tout Canadien à l’étranger d’effectuer des activités et des transactions qui seraient autrement interdites en vertu du Règlement sur les mesures économiques spéciales visant la Syrie, lorsqu’elles sont réalisées pour appuyer la prestation d’aide humanitaire, la démocratisation et la stabilisation liées à la Syrie. Pour plus d’information concernant le permis général (Syrie), veuillez consulter la page de Foire aux questions sur le permis d’application générale visant la Syrie. Bien que le permis général (Syrie) expire le 23 février 2026, les modifications du 13 février 2026 au Règlement sur Les mesures économiques spéciales visant la Syrie ont décriminalisé les activités et transactions qui étaient auparavant seulement temporairement permises en vertu du permis général (Syrie).

Contexte

Le 29 janvier 2014, suite à l’adoption par le conseil de sécurité des Nations Unies de la résolution 2118 (2013), interdisant l’acquisition d’armes chimiques de la Syrie et des recommandations du groupe dAustralie pour contrôler de l’exportation de certains précurseurs aux armes chimiques à la Syrie, le Canada a imposé des sanctions additionnelles contre la Syrie en vertu de la du Règlement sur les mesures économiques spéciales (Syrie).

Ces mesures interdisent l'exportation de produits chimiques qui peuvent être utilisés en tant que précurseurs à des agents d'armes chimiques et de matériel à double usage qui peut être utilisé dans un programme d'armes chimiques. L'importation, l'achat, l'acquisition, le transport ou l'expédition des armes chimiques et de l'équipement, des marchandises et des technologies connexes aux armes chimiques de la Syrie sont également interdites. En outre, l'acquisition ou l'achat de données techniques ou de l'assistance technique liée aux armes chimiques est interdit.

Le 24 mai 2011, le Canada a annoncé que des sanctions ciblées seraient imposées contre des membres du régime Assad en vertu de la Loi sur les mesures économiques spéciales. Des manifestations en faveur de réformes démocratiques avaient lieu dans plusieurs villes de Syrie depuis le 15 mars 2011. La répression violente du régime Assad contre des manifestants pacifiques a entraîné de nombreux morts et blessés civils. Des milliers de civils ont été détenus arbitrairement, et des rapports crédibles faisaient état d’exécutions sommaires et de torture. Les actions du régime Assad ont poussé des milliers de Syriens à fuir vers les pays voisins, notamment le Liban, provoquant une grave crise humanitaire dans la région. La répression violente en Syrie et les incursions transfrontalières dans les pays voisins ont entraîné des pertes de vies humaines, l’exode massif de réfugiés et une atteinte grave à la paix et à la sécurité internationales, menant à une crise internationale majeure. Le Règlement sur les mesures économiques spéciales visant la Syrie est donc entré en vigueur afin de répondre à la gravité de la situation en Syrie.

Le 13 août 2011, le Canada a pris des mesures pour geler les avoirs de personnes et d’entités supplémentaires associées au régime Assad.

Le 4 octobre 2011, le Canada a durci son régime de sanctions ciblées en interdisant l’importation de produits pétroliers syriens et les nouveaux investissements dans l’industrie pétrolière syrienne.

Le 23 décembre 2011, le Canada a durci son régime de sanctions ciblées des interdictions d’importer toute marchandise en provenance de la Syrie, sauf les denrées alimentaires pour la consommation humaine, de faire de nouveaux investissements en Syrie et d’exporter en Syrie des équipements pour la surveillance des télécommunications.

Le 25 janvier 2012, le Canada a durci son régime de sanctions ciblées en imposant un gel des avoirs d’autres particuliers et entités associés au régime al-Assad, ainsi qu’une interdiction d’effectuer des opérations avec ces personnes.

Le 5 mars 2012, le Canada a durci son régime de sanctions ciblées en élargissant l’interdiction sur les services financiers, anciennement limitée au commerce du pétrole et aux investissements connexes, pour inclure tout service financier fourni à ou acquis de la Syrie. Les nouvelles mesures ont également imposé un gel des avoirs sur sept particuliers et la Banque central de Syrie, ainsi qu’une interdiction d’effectuer des opérations avec ces personnes.

Le 30 mars 2012, le Canada a durci son régime de sanctions en imposant un gel des avoirs d’autres particuliers et entités associés au régime al-Assad, ainsi qu’une interdiction d’effectuer des opérations avec ces personnes.

Le 18 mai 2012, Canada a durci son régime de sanctions en interdisant l’exportation, la vente, la fourniture et l’envoi à la Syrie d’articles de luxe. Les nouvelles mesures ont également imposé un gel des avoirs sur trois particuliers et trois entités associées au régime, ainsi qu’une interdiction d’effectuer des opérations avec ces personnes.

Le 6 juillet 2012, le Canada a durci son régime de sanctions en interdisant l’exportation, la vente, la fourniture et l’envoi à la Syrie de nombreux biens qui peuvent être utilisés dans la fabrication et l’entretien de matériel susceptible d’être utilisé aux fins de la répression interne ou dans la production d’armes chimiques et biologiques. Les nouvelles mesures ont également imposé un gel des avoirs sur deux entités supplémentaires associées au régime, ainsi qu’une interdiction d’effectuer des opérations avec ces personnes.

Le 31 août 2012, le Canada a pris des mesures additionnelles afin de geler les avoirs d’autres particuliers et entités liés au gouvernement syrien.

Le 28 novembre 2012, le Canada a gelé les avoirs d’autres personnes et entités associées au régime Assad.

Le 13 avril 2017, le Canada a gelé les avoirs d’autres personnes associées au régime Assad.

Le 20 avril 2017, le Canada a gelé les avoirs d’autres personnes et entités associées au régime Assad.

Le 26 février 2025, le Canada a délivré un Décret sur des autorisations par permis (mesures économiques spéciales) afin de donner au ministre des Affaires étrangères le pouvoir de délivrer des permis individuels et généraux dans des cas exceptionnels afin d'autoriser des activités ou des transactions spécifiques qui seraient autrement restreintes ou interdites en vertu de la Loi sur les mesures économiques spéciales (LMES). Ce Décret sur des autorisations par permis est applicable à tous les règlements pris en vertu de la LMES et abroge tous les décrets antérieurs concernant l’autorisation, par permis, à procéder à certaines opérations pris en vertu de chaque règlement sur la LMES.

Le 28 février 2025, le Canada a délivré un permis général en vertu du Règlement sur les mesures économiques spéciales visant la Syrie afin d’alléger temporairement certaines des sanctions autonomes du Canada contre la Syrie, en permettant aux Canadiens de contribuer à l’augmentation des activités et transactions liées à l’aide humanitaire à destination de la Syrie, qui seraient autrement interdites en vertu du Règlement sur les mesures économiques spéciales visant la Syrie. En août 2025, la période de validité de ce permis général a été prolongée, et il doit expirer le 23 février 2026.

Le 13 février 2026, le Règlement sur les mesures économiques spéciales visant la Syrie a été modifié. Les modifications abrogent de vastes sanctions sectorielles, telles que les interdictions d’importation et d’exportation de marchandises (avec certaines exceptions pour des produits chimiques précis), ainsi que les sanctions liées au pétrole, aux investissements et aux services financiers, afin de soutenir la transition économique de la Syrie. Les modifications comprennent également des changements aux critères d’inscription afin de cibler les personnes et entités associées spécifiquement à d’anciens membres du régime Assad ou à leurs associés, pour la période allant de mars 2011 à décembre 2024.

De plus, deux nouveaux critères d’inscription ont été introduits afin de permettre la désignation de personnes et d’entités impliquées dans des violations graves et systématiques des droits de la personne, ainsi que de celles qui compromettent la paix, la sécurité et la stabilité en Syrie. Dans le cadre de ces modifications, l’annexe 1 du Règlement sur la Syrie prévoit la radiation de vingt-quatre (24) entités, ainsi que l’ajout de six (6) personnes identifiées comme étant impliquées dans des violations graves et systématiques des droits de la personne.

Documents sélectionnés

Règlements

Les règlements et décrets en vertu de la Loi sur les mesures économiques spéciales :

Déclarations

Les déclarations se rapportant aux règlements et décrets adoptés en vertu de la Loi sur les mesures économiques spéciales :

Liens connexes

Avis juridiques

Veuillez noter qu’Affaires mondiales Canada ne peut donner des avis juridiques au public. En conséquence, le ministère ne peut émettre aucun avis à propos des activités, ainsi que les transactions spécifiques, qui contreviennent ou contreviendront aux lois sur les sanctions. Il est également conseillé de solliciter des avis juridiques en ce qui a trait à une activité qui pourrait contrevenir à une loi canadienne portant sur les sanctions.

Date de modification: