3. Évaluation de l’impact économique des étudiants internationaux au Canada
L’évaluation de l’impact économique de l’éducation internationale exige d’abord de compiler des données et de réunir de l’information sur le nombre d’étudiants internationaux par niveau d’études et sur le type de dépenses engagées par eux. Ces valeurs sont rajustées, au besoin, pour déterminer le montant global des dépenses des étudiants internationaux en frais de scolarité et en frais de subsistance. Ensuite, ces dépenses chiffrées sont appliquées au modèle de dépenses de Statistique Canada pour produire des estimations de l’impact des dépenses totales des étudiants internationaux sur la production brute du Canada, le PIB, l’emploi et les recettes fiscales. Nous présentons dans la section qui suit les estimations et les analyses qui en découlent.
Nous commençons au point 3.1 par une description du nombre total d’étudiants internationaux, suivie d’une estimation des dépenses de ces étudiants en matière d’éducation et de vie quotidienne. Au point 3.2, nous présentons l’impact économique combiné, direct et indirect, des dépenses annuelles sur l’économie canadienne par le biais d’un certain nombre de variables macroéconomiques telles que le produit intérieur brut, l’emploi et le revenu du travail. Nous présentons également la contribution de l’activité économique apportée par les dépenses des étudiants internationaux aux recettes fiscales gouvernementales.
3.1. Dépenses globales
Dans cette sous-section, nous combinons le nombre estimatif d’étudiants internationaux par niveau d’études et par province et par territoire avec les estimations des frais d’éducation et des frais de subsistance, pour obtenir une estimation du montant total dépensé par les étudiants internationaux durant leur séjour au Canada. Tous les chiffres relatifs aux étudiants et toutes les valeurs relatives aux dépenses sont utilisés pour déterminer l’impact pour 2024.
Le tableau 1 indique le nombre total d’étudiants internationaux qui étudient au Canada, répartis par province et par territoire. Les chiffres ont aussi été ventilés selon que le séjour des étudiants était « de longue durée » ou « de courte durée » Note de bas de page 1 .
| Province ou territoire | Étudiants en séjour d’études de longue durée | Étudiants en séjour d’études de courte durée | Tous les étudiants |
|---|---|---|---|
| Terre-Neuve-et-Labrador | 6 595 | 0 | 6 595 |
| Île-du-Prince-Édouard | 4 795 | 55 | 4 850 |
| Nouvelle-Écosse | 23 010 | 1 733 | 24 743 |
| Nouveau-Brunswick | 14 810 | 1 152 | 15 962 |
| Québec | 126 125 | 12 807 | 138 932 |
| Ontario | 463 495 | 29 133 | 492 628 |
| Manitoba | 26 415 | 1 029 | 27 444 |
| Saskatchewan | 17 340 | 473 | 17 813 |
| Alberta | 63 825 | 5 247 | 69 072 |
| Colombie-Britannique | 195 484 | 19 311 | 214 795 |
| Yukon | 255 | 0 | 255 |
| Territoires du Nord-Ouest | 65 | 0 | 65 |
| Nunavut | 20 | 0 | 20 |
| Canada Note de bas de page 2 | 942 234 | 70 940 | 1 013 174 |
Source : Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada, et Langues Canada, avec des ajustements par RKA
Comme on peut le voir à la figure 1, qui donne la distribution des étudiants internationaux au Canada par province et par territoire, l’Ontario compte la proportion la plus élevée de la population d’étudiants internationaux (48,6 % en 2024). La province ayant la deuxième plus grande part d’étudiants internationaux est la Colombie-Britannique, qui représentait 21,2 % du total en 2024, bien que sa part ait diminué par rapport aux années précédentes. Si l’on compare la part de la population de la Colombie-Britannique au Canada, sa part du marché des services aux étudiants internationaux est encore beaucoup plus élevée. Le Québec détient la troisième plus grande part du marché des services d’éducation internationale, avec 13,7 % du nombre d’étudiants en 2024. Toutes les autres provinces et tous les territoires ont également accueilli un nombre croissant d’étudiants internationaux : l’Alberta comptait 6,8 % de tous les étudiants internationaux en 2024; la Nouvelle-Écosse, 2,4 %; le Manitoba, 2,7 %; la Saskatchewan, 1,8 %; le Nouveau-Brunswick, 1,6 %; Terre-Neuve-et-Labrador, 0,7 %; et l’Île-du-Prince-Édouard, 0,5 %. Les trois territoires ont accueilli un très petit nombre d’étudiants internationaux.
Figure 1 : Répartition du nombre total d’étudiants internationaux au Canada, par province/territoire, 2024

Figure 1 : Version texte
| Province/territoire | Combined | Distribution |
|---|---|---|
| T.-N.-L. | 6 595 | 1 % |
| Î.-P.-É. | 4 850 | 0 % |
| N.-É. | 24 743 | 2 % |
| N.-B. | 15 962 | 2 % |
| QC | 138 932 | 14 % |
| ONT | 492 628 | 49 % |
| MAN | 27 444 | 3 % |
| SASK | 17 813 | 2 % |
| ALB | 69 072 | 7 % |
| C.-B. | 214 795 | 21 % |
| YN | 255 | 0 % |
| T.N.-O. | 65 | 0 % |
| NT | 20 | 0 % |
| Canada | 1 013 174 | 100 % |
Source : Données d’IRCC et de Langues Canada, avec des ajustements par RKA
Au cours des deux dernières décennies, le nombre de titulaires de permis d’études au Canada a plus que septuplé, chaque province et territoire enregistrant une progression. Bien que l’Ontario ait attiré le plus grand nombre d’étudiants internationaux, il convient de noter que c’est l’Île-du-Prince-Édouard qui a enregistré la plus forte augmentation en pourcentage du nombre de titulaires de permis d’études : de 2000 à 2024, l’augmentation en pourcentage a été de plus de 2 000 %. Le tableau 2 présente le nombre de titulaires de permis d’études en 2000 et en 2024, la troisième colonne indiquant le taux moyen d’augmentation par an pour les titulaires de permis d’études dans chaque province et territoire.
| Province ou territoire | Titulaires de permis d’études en 2000 | Titulaires de permis d’études en 2024 | Augmentation moyenne en % par année |
|---|---|---|---|
| Terre-Neuve-et-Labrador | 690 | 6 950 | 10,1 % |
| Île-du-Prince-Édouard | 235 | 4 945 | 13,5 % |
| Nouvelle-Écosse | 3 075 | 24 410 | 9,0 % |
| Nouveau-Brunswick | 1 825 | 15 545 | 9,3 % |
| Québec | 22 770 | 128 010 | 7,5 % |
| Ontario | 46 120 | 482 100 | 10,3 % |
| Manitoba | 2 830 | 27 635 | 10,0 % |
| Saskatchewan | 2 690 | 18 520 | 8,4 % |
| Alberta | 9 430 | 71 545 | 8,8 % |
| Colombie-Britannique | 32 885 | 203 995 | 7,9 % |
| Yukon | 45 | 325 | 8,6 % |
| Territoires du Nord-Ouest | 25 | 85 | 5,2 % |
| Nunavut | 0 | 20 | — |
| Canada Note de bas de page 3 | 122 620 | 996 375 | 9,1 % |
Source : Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada
La figure 2 montre le nombre de titulaires de permis d’études au Canada au cours des deux dernières décennies. Ces étudiants « en séjour d’études de longue durée » continuent d’augmenter régulièrement, après une baisse en 2020 et 2021 due aux restrictions de voyage liées à la pandémie. En fait, l’augmentation du nombre d’étudiants « en séjour d’études de longue durée » entre 2021 et 2022 a été la plus importante, passant d’environ 616 365 à 803 580, soit une augmentation de 30,4 %. L’année suivante, 2023, a également enregistré la deuxième plus forte augmentation annuelle du nombre d’étudiants « en séjour de longue durée » (29,1 %).
Figure 2 : Nombre total de titulaires de permis d’études au Canada, 2000 à 2024

Figure 2 : Version texte
| Année | Canada |
|---|---|
| 2000 | 122 620 |
| 2001 | 145 900 |
| 2002 | 158 080 |
| 2003 | 164 435 |
| 2004 | 168 540 |
| 2005 | 170 395 |
| 2006 | 172 285 |
| 2007 | 179 055 |
| 2008 | 184 095 |
| 2009 | 203 960 |
| 2010 | 225 260 |
| 2011 | 248 445 |
| 2012 | 274 680 |
| 2013 | 301 515 |
| 2014 | 330 075 |
| 2015 | 352 290 |
| 2016 | 410 540 |
| 2017 | 490 735 |
| 2018 | 566 915 |
| 2019 | 637 745 |
| 2020 | 527 145 |
| 2021 | 616 365 |
| 2022 | 803 580 |
| 2023 | 1 037 165 |
| 2024 | 996 375 |
Source : IRCC.
Les données pour les étudiants en séjour d’études de courte durée ont été obtenues auprès de Langues Canada. Il convient de noter que la baisse sévère du nombre d’étudiants par rapport au nombre d’étudiants avant 2019 reflète l’important impact négatif de la pandémie de COVID-19 et ne reflète donc pas la force du secteur.
Le tableau 3 présente les dépenses annuelles engagées par ces étudiants internationaux, y compris celles rattachées aux activités touristiques des membres de la famille et des amis en visite. L’annexe 1 fournit des précisions sur les sources de données et les méthodes de rajustement des données brutes utilisées pour estimer les dépenses des étudiants internationaux.
| Province ou territoire | Étudiants en séjour d’études de longue durée | Dépenses touristiques supplémentaires des familles en visite | Étudiants en séjour d’études de courte durée | Dépenses touristiques supplémentaires des familles en visite | Tous les étudiants (y compris les dépenses de visite de la famille) |
|---|---|---|---|---|---|
| Terre-Neuve-et-Labrador | 225,0 $ | 2,4 $ | 0 $ | 0,0 $ | 227,4 $ |
| Île-du-Prince-Édouard | 177,6 $ | 1,5 $ | 1,6 $ | 0,0 $ | 180,7 $ |
| Nouvelle-Écosse | 1 064,1 $ | 8,2 $ | 21,7 $ | 0,3 $ | 1 094,2 $ |
| Nouveau-Brunswick | 574,1 $ | 5,5 $ | 15,2 $ | 0,2 $ | 594,9 $ |
| Québec | 5 828,2 $ | 40,8 $ | 114,0 $ | 1,9 $ | 5 984,9 $ |
| Ontario | 24 223,2 $ | 164,3 $ | 456,8 $ | 4,4 $ | 24 848,6 $ |
| Manitoba | 984,6 $ | 9,4 $ | 7,2 $ | 0,2 $ | 1 001,4 $ |
| Saskatchewan | 698,9 $ | 6,3 $ | 8,0 $ | 0,0 $ | 713,2 $ |
| Alberta | 3 052,9 $ | 23,1 $ | 64,1 $ | 0,8 $ | 3 140,9 $ |
| Colombie-Britannique | 9 329,9 $ | 69,4 $ | 275,6 $ | 2,9 $ | 9 677,7 $ |
| Yukon | 8,7 $ | 0,1 $ | 0 $ | 0 $ | 8,8 $ |
| Territoires du Nord-Ouest | 1,3 $ | 0,0 $ | 0 $ | 0 $ | 1,3 $ |
| Nunavut | 0,4 $ | 0,0 $ | 0 $ | 0 $ | 0,4 $ |
| Canada | 46 168,8 $ | 331,0 $ | 838,2 $ | 10,6 $ | 47 474,6 $ |
Source : Sources de données détaillées, comme indiqué dans l’annexe 1, avec des ajustements par RKA
Au total, près de 47,5 G$ ont été injectés dans l’économie canadienne en 2024 grâce aux dépenses des étudiants internationaux dans tout le pays.
La figure 3 illustre la distribution des dépenses totales des étudiants internationaux en 2024, par province et par territoire. Comme le montre la figure 1, l’Ontario représente la plus grande part des dépenses totales des étudiants de toutes les provinces et de tous les territoires du Canada, suivie de la Colombie-Britannique. Les données présentées dans cette figure révèlent également que l’Ontario récolte une part des dépenses qui est supérieure à sa part des étudiants (52,3 % en 2024), ce qui reflète les frais de scolarité payés par les étudiants inscrits dans un programme universitaire Note de bas de page 6 .
Figure 3 : Répartition des dépenses totales des étudiants internationaux au Canada, par province et territoire, 2024

Figure 3 Version texte
| Province ou territoire | % des dépenses annuelles totales |
|---|---|
| T.-N.-L. | 0.5 % |
| Î.-P.-É. | 0.4 % |
| N.-É. | 2.3 % |
| N.-B. | 1.3 % |
| QC | 12.6 % |
| ONT | 52.3 % |
| MAN | 2.1 % |
| SASK | 1.5 % |
| ALB | 6.6 % |
| C.-B. | 20.4 % |
| YN | 0.0 % |
| T.N.-O. | 0.0 % |
| NT | 0.0 % |
| Canada | 100.0 % |
Source : Diverses sources de données détaillées dans l’annexe 1, avec des ajustements par RKA.
Les étudiants en séjour d’études de longue durée avaient effectué 97,9 % des dépenses annuelles totales, contre 2,1 % pour les étudiants en séjour d’études de courte durée.
| Niveau d’études | 2024 |
|---|---|
| M-12 | 33 300 $ |
| Collège | 45 500 $ |
| Université | 57 300 $ |
| Autres études | 34 700 $ |
| Tous les niveaux d’études | 49 000 $ |
Source : RKA, sur la base de divers ajustements détaillés à l’annexe 1
Le tableau 4 ci-dessus montre nos estimations du coût de l’éducation et des frais de subsistance par étudiant au Canada. Chez les étudiants en séjour d’études de longue durée, les dépenses moyennes par étudiant (y compris les frais de scolarité, les autres frais, les livres, le logement et les repas, le transport et les dépenses discrétionnaires, mais sans les dépenses des membres de la famille et des amis en visite) ont été estimées à 49 000 dollars en 2024.
Les dépenses totales des étudiants en séjour d’études de courte durée s’élevaient en moyenne à près de 1 100 dollars par semaine.
3.2. Impacts économiques
Comme nous l’avons expliqué dans la sous-section traitant de la méthodologie, lorsqu’une personne dépense pour se procurer un produit (biens ou services), le montant de cette dépense crée un besoin direct de production de ce produit. Toutefois l’effet économique ne s’arrête pas là. La production accrue de ce produit entraîne une production accrue de tous les biens et services intermédiaires qui sont utilisés pour réaliser le produit, et la production accrue générera, réciproquement, une plus grande demande d’autres produits et services utilisés pour produire ces produits intermédiaires. Les travailleurs sont donc à même de toucher des salaires supérieurs à mesure que la demande augmente et, parfois, ils décident de dépenser une partie de leurs gains supplémentaires pour se procurer plus de biens et de services. Ainsi, la demande initiale d’un produit crée un effet d’entraînement descendant dans le processus de production. C’est ce qu’on appelle les impacts directs et indirects combinés. Ces trois types d’impact sont habituellement estimés. Ils sont décrits brièvement ci-dessous.
- L’impact direct mesure l’augmentation de la production industrielle et l’augmentation de la main-d’œuvre d’un secteur résultant de l’afflux d’étudiants internationaux et de leurs dépenses sur une base annuelle. Parmi les exemples d’impact direct, on peut citer les droits et les frais de scolarité payés aux établissements d’enseignement, l’achat de matériels d’études, le loyer, la nourriture, les loisirs, etc.
- L’impact indirect mesure le changement dans la demande de production industrielle et d’emploi dans les secteurs qui fournissent des biens et des services aux secteurs de l’économie touchés directement. Par exemple, les universités et les collèges doivent payer divers fournisseurs d’ordinateurs, de services de télécommunication et d’autres services; les produits alimentaires et autres produits d’épicerie vendus dans un supermarché proviennent d’agriculteurs et de fabricants de produits alimentaires qui doivent à leur tour acheter davantage de matières premières ou intermédiaires à leurs fournisseurs.
- L’impact induit mesure les changements dans la production et la demande d'emploi dans tous les secteurs de l’économie à la suite d’une augmentation du revenu des ménages touchés directement et indirectement. En ce qui concerne les dépenses des étudiants internationaux, cet impact découle de l’augmentation des dépenses, par exemple, du personnel enseignant des universités et des collèges qui donnent des cours aux étudiants internationaux, ou même de l’employé d’un fabricant de boissons qui approvisionne une épicerie locale, qui a bénéficié d’un afflux d’étudiants internationaux dans la région.
Bien que nous présentions dans ce rapport mis à jour les trois types de valeurs d’impact économique associées aux dépenses des étudiants internationaux, il convient de mentionner que le rapport est axé sur les impacts directs et indirects combinés afin de dresser un portrait complet des impacts économiques. D’une façon générale, il est admis que les impacts directs pris isolément sont incomplets, et qu’il se peut que l’impact total surestime les impacts de la dépense initiale dans certains cas.
Lorsque nous comparons le montant des dépenses totales des étudiants internationaux avec les chiffres d’autres secteurs de l’économie, les valeurs relatives au PIB, à l’emploi et aux exportations deviennent des variables clés. D’autres variables peuvent susciter l’intérêt des lecteurs, notamment celles relatives à la production, au revenu du travail et aux recettes fiscales. Les résultats sont présentés pour l’ensemble des étudiants internationaux, d’une part, et séparément pour les étudiants en séjour de longue durée et les étudiants en séjour de courte durée, d’autre part. Dans cette étude, nous présentons également les résultats pour un sous-ensemble d’étudiants en séjour d’études de longue durée, les étudiants francophones qui étudient en dehors de la province de Québec.
Pour produire ces valeurs d’impact, nous avons utilisé le modèle de simulation des impacts économiques de Statistique Canada afin d’estimer la contribution des étudiants internationaux au PIB et à l’emploi de chaque province Note de bas de page 7 . Nous avons également établi les valeurs relatives à l’extrant et au revenu du travail Note de bas de page 8 .
Les sections suivantes présentent les impacts directs et indirects combinés pour l’ensemble des étudiants, puis une analyse sur les étudiants en séjour d’études de longue durée puis sur les étudiants en séjour d’études de courte durée. Il existe également une section pour un sous-ensemble des étudiants en séjour d’études de longue durée – les étudiants francophones qui étudient en dehors de la province de Québec. Les impacts économiques directs et les impacts économiques totaux (combinaison des impacts directs, indirects et induits) sont présentés à l’annexe 2.
3.2.1 Impacts directs et indirects combinés
3.2.1.1 Total pour tous les étudiants
Le tableau 5 ci-dessous présente les résultats des impacts économiques directs et indirects combinés associés à tous les étudiants au Canada, par province et par territoire, en 2024.
Pour comprendre la relation entre les dépenses des étudiants internationaux et les différentes valeurs des impacts, nous soulignons que les dépenses des étudiants sont une composante importante qui contribue aux impacts directs sur l’économie canadienne. Toutefois, elle n’est pas égale à la valeur des impacts directs sur la production, ni à la valeur des impacts directs sur le PIB. La somme de 47,5 G$ (dépenses annuelles des étudiants internationaux) représente la demande brute de produits et de services sur le marché intérieur. Pour répondre à cette demande, les industries concernées devront augmenter leur production. Une partie des 47,5 G$ sert à payer les entrées (entrées intermédiaires). Certains produits pour lesquels ces étudiants dépensent de l’argent sont des importations (à la fois comme intrant intermédiaire et comme produit final). Ces montants doivent donc être compensés. Le modèle de simulation montre que les industries canadiennes ont dû produire collectivement des biens et des services d’une valeur de 43,6 G$ (impact direct sur la production, dans le tableau 20 de l’annexe 2) pour répondre aux dépenses des étudiants, qui s’élèvent à 47,5 G$. Les impacts directs sur le PIB ont été de 28,5 G$ (tableau 20, annexe 2).
| Province ou territoire | Extrant | PIB aux prix de base | Revenu du travail | Emplois |
|---|---|---|---|---|
| Terre-Neuve-et-Labrador | 291,2 $ | 176,3 $ | 91,2 $ | 1 703 |
| Île-du-Prince-Édouard | 225,7 $ | 124,0 $ | 71,5 $ | 1 512 |
| Nouvelle-Écosse | 1 388,8 $ | 864,6 $ | 513,9 $ | 10 331 |
| Nouveau-Brunswick | 826,6 $ | 458,3 $ | 259,6 $ | 5 204 |
| Québec | 9 223,5 $ | 5 222,8 $ | 3 154,4 $ | 59 388 |
| Ontario | 32 271,2 $ | 20 150,8 $ | 11 468,2 $ | 199 053 |
| Manitoba | 1 454,7 $ | 849,4 $ | 472,6 $ | 8 515 |
| Saskatchewan | 1 091,9 $ | 629,3 $ | 333,3 $ | 5 847 |
| Alberta | 5 368,4 $ | 3 118,5 $ | 1 675,9 $ | 29 128 |
| Colombie-Britannique | 11 531,3 $ | 7 360,4 $ | 4 315,6 $ | 86 470 |
| Yukon | 11,1 $ | 6,8 $ | 3,9 $ | 59 |
| Territoires du Nord-Ouest | 11,4 $ | 5,6 $ | 2,8 $ | 31 |
| Nunavut | 5,2 $ | 2,8 $ | 1,3 $ | 19 |
| Canada | 63 700,9 $ | 38 969,9 $ | 22 364,3 $ | 407 262 |
Source : Modèle de dépenses personnalisé de Statistique Canada, basé sur le profil des dépenses établi par RKA
En 2024, la contribution directe et indirecte combinée au PIB de toutes les dépenses des étudiants s’élevait à 39,0 G$ au Canada, si l’on tient compte non seulement des secteurs directement touchés par les dépenses des étudiants internationaux, mais aussi des nombreuses autres industries de la chaîne d’approvisionnement de ceux qui sont directement touchés. En termes d’emploi, 407 260 emplois (l’équivalent de 281 040 ETP) ont été soutenus. Cet impact sur le PIB du Canada équivaut à 1,4 % du PIB du Canada Note de bas de page 9 .
3.2.1.2 Étudiants en séjour d’études de longue durée
Le tableau 6 présente les impacts directs et indirects correspondants des étudiants internationaux qui séjournent au Canada pendant au moins six mois sur la production, le PIB, l’emploi et le revenu du travail de la province ou du territoire.
| Province ou territoire | Extrant | PIB aux prix de base | Revenu du travail | Emplois |
|---|---|---|---|---|
| Terre-Neuve-et-Labrador | 289,2 $ | 175,2 $ | 90,7 $ | 1 695 |
| Île-du-Prince-Édouard | 222,9 $ | 122,6 $ | 70,7 $ | 1 496 |
| Nouvelle-Écosse | 1 362,5 $ | 849,2 $ | 505,4 $ | 10 157 |
| Nouveau-Brunswick | 807,1 $ | 447,8 $ | 254,0 $ | 5 090 |
| Québec | 9 036,5 $ | 5 120,9 $ | 3 095,2 $ | 58 303 |
| Ontario | 31 654,8 $ | 19 788,2 $ | 11 276,5 $ | 195 759 |
| Manitoba | 1 434,8 $ | 839,8 $ | 467,7 $ | 8 424 |
| Saskatchewan | 1 074,2 $ | 620,3 $ | 329,2 $ | 5 773 |
| Alberta | 5 251,7 $ | 3 054,2 $ | 1 644,4 $ | 28 590 |
| Colombie-Britannique | 11 212,5 $ | 7 163,6 $ | 4 212,4 $ | 84 470 |
| Yukon | 10,9 $ | 6,7 $ | 3,9 $ | 58 |
| Territoires du Nord-Ouest | 11,1 $ | 5,4 $ | 2,7 $ | 30 |
| Nunavut | 5,1 $ | 2,8 $ | 1,3 $ | 19 |
| Canada | 62 373,4 $ | 38 196,6 $ | 21 953,9 $ | 399 865 |
Source : Modèle de dépenses personnalisé de Statistique Canada, basé sur le profil des dépenses établi par RKA
Les valeurs montrent que la contribution totale au PIB des étudiants ayant séjourné au moins six mois au cours de l’année s’est élevée à près de 38,2 G$ en 2024 au Canada. En termes d’emplois soutenus, les services d’éducation internationale ont soutenu 399 870 emplois (l’équivalent de 275 820 ETP) au Canada.
3.2.1.3 Étudiants de programmes de courte durée de Langues Canada
Lorsque nous tenons compte des dépenses des étudiants inscrits à des programmes linguistiques de courte durée qui étudient dans les écoles privées membres de Langues Canada, ces étudiants internationaux ont contribué directement et indirectement à hauteur de 772,9 M$ supplémentaires au PIB et ont soutenu 7 390 emplois (l’équivalent de 5 200 ETP) en 2024. Ces résultats sont présentés dans le tableau 7.
| Province ou territoire | Extrant | PIB aux prix de base | Revenu du travail | Emplois |
|---|---|---|---|---|
| Terre-Neuve-et-Labrador | 2,0 $ | 1,1 $ | 0,6 $ | 8 |
| Île-du-Prince-Édouard | 2,8 $ | 1,4 $ | 0,8 $ | 16 |
| Nouvelle-Écosse | 26,3 $ | 15,5 $ | 8,6 $ | 173 |
| Nouveau-Brunswick | 19,5 $ | 10,5 $ | 5,6 $ | 114 |
| Québec | 187,0 $ | 101,9 $ | 59,2 $ | 1 085 |
| Ontario | 616,0 $ | 362,4 $ | 191,6 $ | 3 291 |
| Manitoba | 19,8 $ | 9,7 $ | 5,0 $ | 91 |
| Saskatchewan | 17,7 $ | 9,0 $ | 4,1 $ | 75 |
| Alberta | 116,7 $ | 64,3 $ | 31,5 $ | 538 |
| Colombie-Britannique | 318,6 $ | 196,8 $ | 103,1 $ | 2 000 |
| Yukon | 0,2 $ | 0,1 $ | 0,1 $ | 1 |
| Territoires du Nord-Ouest | 0,3 $ | 0,1 $ | 0,1 $ | 1 |
| Nunavut | 0,1 $ | 0,1 $ | 0,0 $ | 0 |
| Canada | 1 327,0 $ | 772,9 $ | 410,1 $ | 7 392 |
Source : Modèle de dépenses personnalisé de Statistique Canada, basé sur le profil des dépenses établi par RKA
Il convient de noter que, même s’il n’y a pas eu de dépenses annuelles directes pour les étudiants à Terre-Neuve-et-Labrador, il y a eu des valeurs d’impact dans la production, le PIB, le revenu du travail et l’emploi en raison de l’effet du commerce interprovincial. Le même raisonnement s’applique aux valeurs d’impact indiquées pour les trois territoires, le Yukon, les Territoires du Nord-Ouest et le Nunavut.
3.2.1.4 Étudiants francophones étudiant à l’extérieur du Québec
Dans cette étude visant à mettre à jour l’estimation de l’impact économique des étudiants internationaux, le rapport comprendra également un volet sur l’impact économique des étudiants internationaux francophones dans les communautés hors Québec, c’est-à-dire les étudiants qui étudient dans des établissements offrant des programmes en langue française à l’extérieur du Québec. Cette composante serait basée sur une compilation de données plus récentes sur le nombre d’étudiants internationaux (en utilisant les permis d’études comme indicateurs) et leurs dépenses au Canada.
Les données fournies par IRCC indiquent qu’il y avait 18 965 titulaires de permis d’études désignés pour étudier dans des programmes de langue française dans des communautés en dehors de la province de Québec au 31 décembre 2024. Ces étudiants étaient considérés comme des étudiants « en séjour d’études de longue durée ». Cependant, aucun détail sur le niveau de l’étude n’est disponible en raison de la petite taille de cette cohorte dans de nombreuses communautés. Les données sont regroupées en sous-totaux dans chaque province et territoire, et les dépenses (y compris le coût de l’éducation et le coût de la vie) ont été calculées sur la base du montant moyen par étudiant dans une province ou un territoire donné. Il est à noter que sur les 18 965 titulaires de permis d’études, quelque 4 500 n’ont pas indiqué de province ou de territoire comme destination pour poursuivre leurs études, et n’ont donc pas été pris en compte dans nos calculs.
Comme pour tous les étudiants en séjour d’études de longue durée, nous avons prévu une allocation pour les dépenses supplémentaires engagées lorsque la famille et les amis visitent le Canada pendant que les étudiants y séjournent.
Au total, ces étudiants francophones ont apporté au Canada une activité économique d’une valeur de 703,3 M$. Cela se traduit par une contribution directe et indirecte combinée au PIB de 572,9 M$ à l’économie canadienne, 324,7 M$ de revenus du travail gagnés et 5 800 emplois soutenus. Ces résultats sont présentés dans le tableau 8.
| Province ou territoire | Extrant | PIB aux prix de base | Revenu du travail | Emplois |
|---|---|---|---|---|
| Terre-Neuve-et-Labrador | 3,5 $ | 2,2 $ | 1,1 $ | 19 |
| Île-du-Prince-Édouard | 5,0 $ | 2,8 $ | 1,6 $ | 33 |
| Nouvelle-Écosse | 34,1 $ | 21,4 $ | 12,9 $ | 256 |
| Nouveau-Brunswick | 111,9 $ | 65,7 $ | 36,1 $ | 772 |
| Québec | 45,3 $ | 21,1 $ | 12,6 $ | 189 |
| Ontario | 608,7 $ | 382,3 $ | 217,3 $ | 3 794 |
| Manitoba | 19,4 $ | 11,1 $ | 6,1 $ | 110 |
| Saskatchewan | 10,1 $ | 5,3 $ | 2,6 $ | 45 |
| Alberta | 49,3 $ | 27,4 $ | 14,4 $ | 236 |
| Colombie-Britannique | 53,8 $ | 33,1 $ | 19,8 $ | 378 |
| Yukon | 0,3 $ | 0,2 $ | 0,1 $ | 2 |
| Territoires du Nord-Ouest | 0,4 $ | 0,2 $ | 0,1 $ | 1 |
| Nunavut | 0,1 $ | 0,0 $ | 0,0 $ | 0 |
| Canada | 941,8 $ | 572,9 $ | 324,7 $ | 5 836 |
Source : Modèle de dépenses personnalisé de Statistique Canada, basé sur le profil des dépenses établi par RKA
3.2.1.5 Recettes fiscales perçues par le gouvernement
Dans la présente sous-section, nous démontrons davantage l’importance des dépenses totales des étudiants internationaux au regard des revenus fiscaux. En règle générale, les revenus fiscaux proviennent de l’impôt sur le revenu des particuliers, des taxes indirectes moins les subventions, de l’impôt des sociétés et des redevances sur les ressources naturelles. Dans la présente étude, nous avons pu estimer l’impôt sur le revenu des particuliers et les taxes indirectes.
Les taxes indirectes appliquées dans le processus de production des extrants et des services comprennent à la fois les taxes indirectes sur la production (comme les impôts fonciers) et les taxes indirectes sur les produits (comme les taxes de vente fédérale et provinciale) Note de bas de page 10 .
Les revenus fiscaux peuvent être établis en utilisant le modèle des dépenses de Statistique Canada pour calculer le montant des taxes indirectes appliquées dans le processus de production des extrants et des services d’un secteur d’activité. Il convient de mentionner que le modèle de Statistique Canada estime les impacts sur les revenus fiscaux pour déterminer uniquement les impacts directs et indirects combinés et l’impact total (direct, indirect et induit).
Outre les taxes indirectes, un autre type de recette fiscale est généré par l’impôt sur le revenu du travail Note de bas de page 11 . Le modèle des dépenses de Statistique Canada n’estimait pas automatiquement l’impôt sur le revenu des particuliers. Nous avons plutôt obtenu ces valeurs en appliquant au revenu du travail les taux moyens de l’impôt sur le revenu des particuliers dans chaque province et territoire, d’après les chiffres tirés du modèle des dépenses de Statistique Canada.
Les quatre tableaux suivants donnent nos estimations des impacts sur les revenus fiscaux, d’abord pour l’ensemble des dépenses des étudiants internationaux en une année, et ensuite selon que les étudiants étaient en séjour d’études de longue durée ou de courte durée, respectivement. Le tableau 12 montre l’impact sur les recettes fiscales des étudiants francophones qui étudient à l’extérieur de la province de Québec.
| Province ou territoire | Impôts indirects | Impôts sur le revenu des particuliers | Total des recettes fiscales |
|---|---|---|---|
| Terre-Neuve-et-Labrador | 25,4 $ | 18,9 $ | 44,3 $ |
| Île-du-Prince-Édouard | 20,0 $ | 13,4 $ | 33,4 $ |
| Nouvelle-Écosse | 113,4 $ | 102,8 $ | 216,1 $ |
| Nouveau-Brunswick | 70,1 $ | 46,5 $ | 116,7 $ |
| Québec | 821,8 $ | 642,3 $ | 1 464,0 $ |
| Ontario | 2 630,1 $ | 2 329,1 $ | 4 959,2 $ |
| Manitoba | 113,7 $ | 86,9 $ | 200,6 $ |
| Saskatchewan | 61,1 $ | 56,7 $ | 117,8 $ |
| Alberta | 272,3 $ | 317,7 $ | 590,0 $ |
| Colombie-Britannique | 853,7 $ | 780,2 $ | 1 633,9 $ |
| Yukon | 0,5 $ | 0,5 $ | 1,1 $ |
| Territoires du Nord-Ouest | 0,2 $ | 0,5 $ | 0,7 $ |
| Nunavut | 0,1 $ | 0,2 $ | 0,3 $ |
| Canada | 4 982,5 $ | 4 395,5 $ | 9 378,0 $ |
Source : Modèle de dépenses personnalisé de Statistique Canada, basé sur le profil des dépenses établi par RKA
| Province ou territoire | Impôts indirects | Impôts sur le revenu des particuliers | Total des recettes fiscales |
|---|---|---|---|
| Terre-Neuve-et-Labrador | 25,4 $ | 18,7 $ | 44,1 $ |
| Île-du-Prince-Édouard | 19,8 $ | 13,2 $ | 33,0 $ |
| Nouvelle-Écosse | 110,6 $ | 101,0 $ | 211,6 $ |
| Nouveau-Brunswick | 68,2 $ | 45,5 $ | 113,7 $ |
| Québec | 804,2 $ | 630,2 $ | 1 434,4 $ |
| Ontario | 2 569,5 $ | 2 290,2 $ | 4 859,7 $ |
| Manitoba | 112,4 $ | 86,0 $ | 198,4 $ |
| Saskatchewan | 60,0 $ | 56,0 $ | 116,0 $ |
| Alberta | 265,4 $ | 311,8 $ | 577,2 $ |
| Colombie-Britannique | 823,8 $ | 761,5 $ | 1 585,3 $ |
| Yukon | 0,5 $ | 0,5 $ | 1,0 $ |
| Territoires du Nord-Ouest | 0,2 $ | 0,4 $ | 0,7 $ |
| Nunavut | 0,1 $ | 0,2 $ | 0,3 $ |
| Canada | 4 860,1 $ | 4 315,3 $ | 9 175,4 $ |
Source : Modèle de dépenses personnalisé de Statistique Canada, basé sur le profil des dépenses établi par RKA
| Province ou territoire | Impôts indirects | Impôts sur le revenu des particuliers | Total des recettes fiscales |
|---|---|---|---|
| Terre-Neuve-et-Labrador | 0,0 $ | 0,1 $ | 0,2 $ |
| Île-du-Prince-Édouard | 0,2 $ | 0,1 $ | 0,4 $ |
| Nouvelle-Écosse | 2,8 $ | 1,7 $ | 4,5 $ |
| Nouveau-Brunswick | 2,0 $ | 1,0 $ | 3,0 $ |
| Québec | 17,6 $ | 12,1 $ | 29,6 $ |
| Ontario | 60,5 $ | 38,9 $ | 99,4 $ |
| Manitoba | 1,3 $ | 0,9 $ | 2,2 $ |
| Saskatchewan | 1,0 $ | 0,7 $ | 1,7 $ |
| Alberta | 6,9 $ | 6,0 $ | 12,9 $ |
| Colombie-Britannique | 29,9 $ | 18,6 $ | 48,6 $ |
| Yukon | 0,0 $ | 0,0 $ | 0,0 $ |
| Territoires du Nord-Ouest | 0,0 $ | 0,0 $ | 0,0 $ |
| Nunavut | 0,0 $ | 0,0 $ | 0,0 $ |
| Canada | 122,4 $ | 80,2 $ | 202,5 $ |
Source : Modèle de dépenses personnalisé de Statistique Canada, basé sur le profil des dépenses établi par RKA
Les recettes fiscales totales générées par les taxes indirectes et l’impôt sur le revenu des particuliers associés aux dépenses des étudiants internationaux en 2024 ont été estimées à 9,4 G$, lorsque les impacts directs et indirects ont été combinés.
En ce qui concerne la composante des étudiants internationaux francophones qui étudient dans des communautés hors de la province de Québec, nous avons estimé que leurs dépenses annuelles ont contribué à 139,1 millions de dollars de recettes publiques.
| Province ou territoire | Impôts indirects | Impôts sur le revenu des particuliers | Total des recettes fiscales |
|---|---|---|---|
| Terre-Neuve-et-Labrador | 0,2 $ | 0,2 $ | 0,4 $ |
| Île-du-Prince-Édouard | 0,4 $ | 0,3 $ | 0,7 $ |
| Nouvelle-Écosse | 2,5 $ | 2,6 $ | 5,1 $ |
| Nouveau-Brunswick | 12,4 $ | 6,5 $ | 18,9 $ |
| Québec | 1,3 $ | 2,6 $ | 3,9 $ |
| Ontario | 50,6 $ | 44,1 $ | 94,8 $ |
| Manitoba | 1,5 $ | 1,1 $ | 2,6 $ |
| Saskatchewan | 0,5 $ | 0,4 $ | 0,9 $ |
| Alberta | 2,0 $ | 2,7 $ | 4,8 $ |
| Colombie-Britannique | 3,4 $ | 3,6 $ | 7,0 $ |
| Yukon | 0,0 $ | 0,0 $ | 0,0 $ |
| Territoires du Nord-Ouest | 0,0 $ | 0,0 $ | 0,0 $ |
| Nunavut | 0,0 $ | 0,0 $ | 0,0 $ |
| Canada | 75,0 $ | 64,2 $ | 139,1 $ |
Source : Modèle de dépenses personnalisé de Statistique Canada, basé sur le profil des dépenses établi par RKA
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