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Relations Canada–Papouasie-Nouvelle-Guinée

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Relations bilatérales

Les relations diplomatiques ont été établies en 1975. Les relations entre le Canada et la Papouasie-Nouvelle-Guinée sont cordiales.

Au cours des cinquante dernières années, le Canada et la Papouasie-Nouvelle-Guinée ont renforcé leurs liens grâce à de multiples initiatives. L’une d’entre elles fut la création, en 1986, de la première clinique de physiothérapie dans la province de Madang, à l’initiative d’un physiothérapeute bénévole canadien et du personnel hospitalier local, et grâce au financement du Canada, du gouvernement provincial de Madang et d’autres partenaires. Les Canadiens et les Papouans-Néo-Guinéens continuent de collaborer de manière significative à ce jour. Plus récemment, en mars 2025, le personnel du service consulaire du Canada a octroyé la formation intitulée « Consulat 101 » à plus de 30 fonctionnaires du ministère des Affaires étrangères et d’autres organismes gouvernementaux de la Papouasie-Nouvelle-Guinée.

En Papouasie-Nouvelle-Guinée, le Canada est représenté par le Haut-commissariat du Canada en Australie à Canberra. Quant à la Papouasie-Nouvelle-Guinée, elle est officiellement représentée au Canada par son ambassade à Washington D.C., et par un consul honoraire à Calgary. Environ 330 personnes vivant au Canada sont nées en Papouasie-Nouvelle-Guinée selon le recensement canadien de 2021. Les citoyens de Papouasie-Nouvelle-Guinée n'ont pas besoin de visa pour visiter le Canada.

Relations commerciales

Les relations commerciales du Canada avec la Papouasie-Nouvelle-Guinée sont gérées par le Service des délégués commerciaux du Haut-commissariat du Canada en Australie. En 2024, le commerce bilatéral de marchandises entre le Canada et la Papouasie-Nouvelle-Guinée s'élevait à 35,8 millions de dollars, soit 8,1 millions de plus qu’en 2023. Les exportations canadiennes de marchandises atteignaient 20,1 millions de dollars, comprenant principalement des avions et des pièces de machinerie. Cela comprend l’achat par Air Niugini de 11 avions Airbus A220, fabriqués à Mirabel (QC), dont le premier est arrivé en Papouasie-Nouvelle-Guinée à la veille du 50e anniversaire de l’indépendance du pays, en septembre 2025. Les importations s'élevaient à 15,6 millions de dollars en 2024, soit plus du triple du niveau de l’année précédente, et comprenaient principalement des aliments, des boissons et des produits du tabac. En 2022, les investissements directs du Canada en Papouasie-Nouvelle-Guinée s’élevaient à 92 millions de dollars, une augmentation par rapport aux 57 millions de 2021. Le principal investissement étranger direct du Canada en Papouasie-Nouvelle-Guinée se trouve dans l'industrie minière, en particulier par l’intermédiaire de la mine Porgera de Barrick Gold, dans la province d’Enga, et de la mine d’or de K92 Mining, dans les Hautes-Terres orientales.

Liens connexes

Développement

Le Canada appuie de petits projets communautaires en Papouasie-Nouvelle-Guinée par le truchement du Fonds canadien d’initiatives locales (FCIL). Au cours des 5 dernières années, le Fonds canadien a soutenu 25 projets locaux en Papouasie-Nouvelle-Guinée avec plus de 1,2 million de dollars en financement. En 2025, le Canada a soutenu quatre projets dédiés à la santé et à l’éducation dans des régions rurales et éloignées.

La Papouasie-Nouvelle-Guinée a également bénéficié de plusieurs projets de développement canadiens dans la région des îles du Pacifique, dont ceux-ci :

L’Initiative Kiwa – Solutions fondées sur la nature pour la résilience au climat est une initiative multi-donateurs, pan-pacifique et financée par le Canada, la France, l’Union européenne, l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Depuis 2020, le Canada a octroyé un total de 16 millions de dollars pour renforcer les capacités des gouvernements locaux et nationaux ainsi que des organisations de la société civile à concevoir et mettre en œuvre des solutions fondées sur la nature pour la conservation de la biodiversité et l’adaptation au changement climatique aux niveaux local, national et régional, via des dispositifs de subvention.

L'Initiative pour l'évaluation et le financement du risque de catastrophe dans le Pacifique (IFERCP) est un projet mis en œuvre par la Banque mondiale et auquel le Canada a contribué 1,5 million de dollars. Le IFERCP fournit aux pays insulaires du Pacifique des outils d'évaluation et de financement des risques de catastrophe, y compris une assurance souveraine, afin d'améliorer la gestion des risques de catastrophe et l'adaptation au changement climatique.

Entre 2015 et 2025, le Canada contribue à hauteur de 20 millions de dollars au Mécanisme de préparation des projets en l’Asie-Pacifique (AP3F) de la Banque asiatique de développement (BAD). L'AP3F est un fonds fiduciaire multi-donateurs qui fournit des ressources financières et un soutien technique supplémentaires pour la préparation de projets d'infrastructure dans les pays membres en développement afin d'accroître le développement des infrastructures et d'en améliorer la qualité en Asie et dans le Pacifique. L’AP3F a jusqu’à présent approuvé 13 projets d’assistance technique ayant bénéficié à la Papouasie-Nouvelle-Guinée, aux Îles Salomon, à Samoa, aux Îles Cook, à Palau, aux Fidji et aux États fédérés de Micronésie, pour un montant total d’environ 15,4 millions de dollars.

Le Mécanisme canadien de commerce et d'investissement pour le développement (MCCI) est un mécanisme d'assistance technique de 11,6 millions de dollars axé sur la demande et conçu pour contribuer à l’amélioration du cadre politique et réglementaire du commerce et de l’investissement dans les pays éligibles à l’aide publique au développement de l’Indo-Pacifique, en soutien à la réduction de la pauvreté et à l’autonomisation des femmes. Depuis 2018, le MCCI a financé sept projets techniques dans les pays insulaires du Pacifique, pour la somme totale d’environ 1,1 million de dollars. Deux de ces projets ont bénéficié à la Papouasie-Nouvelle-Guinée jusqu'à présent : l'Évaluation complète des implications de la mise en œuvre de l'accord de l'OMC sur les subventions à la pêche pour six pays insulaires du Pacifique membres de l'OMC Phase I (2023-2024, 67 000 $) et Phase II (2025-2026, $240 000) ; et le Renforcement institutionnel de la Fondation Ginigoada (2020-2021, 111 000 $).

Le Réseau d’accès au financement climatique (CFAN) est un projet mis en œuvre par le Rocky Mountain Institute (RMI) et auquel Affaires mondiales Canada a contribué à hauteur de 9,5 millions de dollars (2021-2024). Environnement et Changement climatique Canada le soutient désormais à hauteur de 5 millions de dollars. Le CFAN a permis aux petits États insulaires en développement du Pacifique et à d'autres d'obtenir et de structurer des financements pour des projets climatiques prioritaires en cultivant un réseau de conseillers en financement climatique hautement qualifiés et intégrés. 

Partenariats et organisations

Afin de trouver des réponses efficaces aux défis mondiaux pressants d’aujourd’hui, le Canada et la Papouasie-Nouvelle-Guinée collaborent également de façon étroite dans le cadre de forums multilatéraux, notamment :

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