Le Canada et l’Union européenne concluent la neuvième série de négociations en vue d’un accord historique de libre-échange

Un accord commercial entre le Canada et l’Union européenne (UE) créera des emplois et favorisera la prospérité au Canada pour les entreprises ainsi que les travailleurs et leurs familles

(Nº 312 - Le 20 octobre 2011 - 14 h 30 HE) Le ministre du Commerce international et ministre de la porte d’entrée de l’Asie-Pacifique, l’honorable Ed Fast, a annoncé aujourd’hui que le Canada et l’Union européenne concluront demain à Ottawa la neuvième série de négociations en vue de la conclusion d’un accord commercial.

« Je suis heureux d’annoncer que les représentants canadiens et européens ont échangé leurs offres sur les services et les investissements, ce qui a permis de franchir une autre étape des négociations entre le Canada et l’UE, a indiqué le ministre Fast. Une fois conclu, cet accord protégera et renforcera la sécurité financière à long terme des travailleurs canadiens. Comme un emploi canadien sur cinq dépend du commerce, la conclusion d’un accord commercial avec l’UE pourrait profiter considérablement au Canada. En effet, un tel accord se traduirait par l’augmentation de 20 p. 100 des échanges bilatéraux, une injection annuelle de 12 milliards de dollars dans l’économie canadienne, la création de près de 80 000 emplois et une hausse de mille dollars du revenu de la famille canadienne moyenne. »

Depuis octobre 2009, le Canada et l’UE ont tenu neuf séries de négociations fructueuses. Jusqu’à ce jour, d’importants progrès ont été réalisés de façon générale, y compris dans les secteurs clé de l’accès au marché principal des biens, des services, des investissements et des marchés publics.

« Les négociations vont bon train, et les questions encore irrésolues font l’objet d’une recherche active de solutions, a expliqué le ministre Fast. Au moment d’entamer la nouvelle phase des négociations, notre gouvernement continuera de défendre énergiquement les intérêts des Canadiens pour veiller à ce que l’accord qui sera conclu ait des retombées positives pour les entreprises du pays, ainsi que pour les travailleurs canadiens et leurs familles. »

Un accord entre le Canada et l’UE profitera aux travailleurs canadiens de nombreux secteurs de l’économie, notamment les industries manufacturières, l’aérospatiale, les produits chimiques, les plastiques, l’aluminium, les produits du bois, les poissons et les fruits de mer, ainsi que d’autres secteurs axés sur les produits de base et les ressources naturelles, parmi bien d’autres.

« Dans la conjoncture économique précaire, un accord commercial avec l’UE créera des emplois et favorisera la prospérité pour les Canadiens, a ajouté le ministre Fast. Le gouvernement s’est vu confier un mandat clair pour mettre en œuvre un ambitieux programme axé sur la création d’emplois, un faible taux d’imposition et l’intensification du commerce, dans le but de consolider la reprise économique au Canada. Nous sommes déterminés à mener à bien un programme efficace pour relever les défis économiques qui se posent à nous. »

En moins de six ans, le Canada a conclu de nouveaux accords de libre-échange avec neuf pays : la Colombie, la Jordanie, le Panama, le Pérou, les quatre États membres de l’Association européenne de libre-échange (l’Islande, le Liechtenstein, la Norvège et la Suisse) et, plus récemment, le Honduras.

Pour en savoir plus sur les négociations, prière de consulter la page Négociations en vue d’un accord économique et commercial global entre le Canada et l’Union européenne.

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Un document d’information suit.

Pour de plus amples renseignements, les représentants des médias sont priés de communiquer avec :

Rudy Husny
Attaché de presse
Cabinet de l’honorable Ed Fast
Ministre du Commerce international et ministre de la porte d’entrée de l’Asie-Pacifique
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Le Service des relations avec les médias (commerce)
Affaires étrangères et Commerce international Canada
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Document d’information – Le Canada et l’Union européenne : vers un accord économique et commercial global

Le Canada et l’Union européenne négocient présentement un partenariat économique historique, qui profitera tant aux Canadiens qu’aux Européens. Cette initiative remonte au Sommet Canada-UE tenu le 6 mai 2009 à Prague, au cours duquel le premier ministre Stephen Harper, le président de la Commission européenne José Manuel Barroso et le président de l’Union européenne à l’époque, Mirek Topolánek, ont annoncé le lancement des négociations d’un accord de partenariat économique global.

En consultation avec les parties intéressées au Canada de même que les provinces et les territoires, le gouvernement du Canada s’est fixé un objectif ambitieux pour les négociations. Le Canada et l’Union européenne ont convenu de faire porter les négociations sur un vaste éventail de sujets ou domaines, dont le commerce des marchandises (notamment l’agriculture, les pêches et les produits industriels), les barrières non tarifaires (incluant les normes réglementaires), l’investissement, les marchés publics et la propriété intellectuelle, parmi bien d’autres.

Depuis le début des pourparlers en octobre 2009, le Canada et l’Union européenne ont tenu huit séries de négociations fructueuses. Jusqu’à maintenant, des progrès considérables ont été accomplis dans tous les domaines, y compris ceux liés à l’accès au marché principal des biens, des services, de l’investissement et des marchés publics, entre autres.

L’Union européenne est le plus important importateur et exportateur de biens et de services du monde. Le Canada et l’Union européenne entretiennent des relations économiques de longue date. En tant que marché unique, l’Union européenne est le deuxième partenaire du Canada sur les plans du commerce et de l’investissement (après les États-Unis). Le commerce bilatéral de marchandises s’est chiffré à 82,5 milliards de dollars en 2010, comparativement à 75 milliards de dollars en 2009.

Les relations en matière d’investissement sont également bien établies : en 2010 le Canada était la quatrième source d’investissement étranger direct en importance dans l’Union européenne. À la fin de 2010, le stock connu d’investissement direct du Canada dans les pays de l’UE se chiffrait à plus de 145 milliards de dollars.

En octobre 2008, l’Union européenne et le Canada ont rendu publique l’étude conjointe Évaluation des coûts et avantages d’un partenariat économique plus étroit entre l’Union européenne et le Canada, selon laquelle un partenariat économique renforcé permettrait d’accroître le produit intérieur brut du Canada de 12 milliards de dollars par an et les échanges bilatéraux avec l’Europe, de 38 milliards de dollars.

Les provinces et les territoires prennent part activement aux négociations en assistant aux séances de négociations dans les secteurs qui relèvent, en tout ou en partie, de leurs compétences. Le gouvernement du Canada les consulte également de près sur tous les enjeux au fil des négociations.

Le secteur privé en Union européenne comme au Canada s’est montré très favorable à un accord économique ambitieux et global, notamment dans le cadre des consultations menées par les deux parties. Selon lui, un partenariat économique plus étroit, outre les avantages considérables qui en découleraient, serait vu comme un puissant indicateur de croissance par les investisseurs et les gens d’affaires tant de l’Union européenne et du Canada que du monde entier.

Un accord pourrait profiter à de nombreux secteurs de l’économie canadienne, comme l’aérospatiale, les produits chimiques, les plastiques, l’aluminium, les produits du bois, les poissons et fruits de mer, les véhicules et pièces automobiles, les produits agricoles, les transports, les services financiers, l’énergie renouvelable, les technologies de l’information et des communications, les services de génie, les services informatiques et plusieurs autres.