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Orientations sur les sanctions canadiennes — Secteur universitaire et de la recherche

Le présent guide vise à aider les établissements d’enseignement et de recherche à comprendre la conformité aux sanctions et à gérer les risques liés aux sanctions de la manière la plus efficace possible. Les renseignements fournis ne sont pas exhaustifs. Il est donc recommandé à chaque établissement d’enseignement de s’assurer qu’il dispose d’un programme de conformité aux sanctions et d’examiner régulièrement les nouvelles mesures, en consultant, au besoin, un conseiller juridique privé. Pour obtenir des renseignements sur le régime de sanctions du Canada, veuillez consulter notre site Web sur les sanctions. Des ressources supplémentaires sont disponibles sous la rubrique Orientation thématique.

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Lorsque des sanctions sont mises en œuvre au Canada, les Canadiens à l’étranger et les personnes qui se trouvent au Canada peuvent faire face à des restrictions lorsqu’ils traitent ou collaborent avec des pays soumis à des sanctions ou des personnes et des entités inscrites sur une liste de sanctions.

Les établissements d’enseignement et de recherche au Canada doivent être conscients des sanctions canadiennes et des répercussions qu’elles peuvent avoir sur leur travail et leurs relations. Les sanctions n’interdisent pas de fournir des services d’emploi, d’éducation ou de formation à toutes les personnes originaires des pays visés par des sanctions. Toutefois, l’inscription d’un étudiant ou l’embauche ou l’accueil d’un membre du personnel enseignant provenant d’un pays soumis à des sanctions devra être envisagé dans le contexte du régime de sanctions du Canada. Par exemple, un étudiant ou un membre du corps enseignant étranger travaillant dans un domaine lié à l’exportation de biens inscrits sur une liste de sanctions ou d’activités ou de services visés par des sanctions, ou ayant des liens avec une personne (particulier ou entité) dont le nom est inscrit sur la liste, accroît le risque d’une violation potentielle des sanctions.

Les établissements d’enseignement et de recherche doivent également être attentifs aux tentatives de contournement des sanctions canadiennes sous le couvert d’une collaboration universitaire internationale, ou par l’intermédiaire d’étudiants étrangers, de professeurs invités et de travailleurs étrangers. Grâce à un accès privilégié aux réseaux, à la recherche et à l’infrastructure des établissements d’enseignement et de recherche, ces acteurs peuvent recueillir des renseignements, surveiller le trafic numérique ou faciliter le vol de données. Le transfert de connaissances, en particulier lorsqu’il est utilisé à des fins d’application militaire et de surveillance, pose des défis et des risques majeurs pour le Canada et ses alliés.

Diligence raisonnable

Le Canada encourage l’application efficace et stricte des sanctions grâce à une diligence raisonnable rigoureuse, qui peut aider à déterminer si une activité est susceptible de déclencher des sanctions.

Les sanctions du Canada changent fréquemment. Abonnez-vous pour recevoir des mises à jour sur les sanctions et suivre les annonces récentes sur les sanctions du Canada, y compris les nouveaux ajouts aux listes de sanctions et aux règlements sur les sanctions.

Tout soupçon de contournement des sanctions doit être signalé à la Gendarmerie royale du Canada.

Certaines grandes considérations doivent être prises en compte lorsqu’on collabore avec des établissements universitaires étrangers ainsi que des étudiants et des professeurs étrangers ou d’autres personnes étrangères. Elles s’appliquent à ce qui suit :

Participation de personnes (particuliers ou entités) désignées

Vérifiez toute proposition de collaboration par rapport à la Liste récapitulative des Nations Unies et à la Liste consolidée des sanctions autonomes canadiennes afin de déterminer si la personne (particulier ou entité) avec laquelle vous proposez de collaborer est directement soumise à des sanctions canadiennes. Il s’agit par exemple de l’embauche de professeurs, de l’admission d’étudiants étrangers, des personnes qui participent aux collaborations de recherche.

Bien qu’il soit généralement interdit de traiter directement avec des particuliers et des entités désignés, les transactions indirectes sont un élément important à prendre en considération. Conformément à la plupart des règlements pris en application de la Loi sur les mesures économiques spéciales (LMES) et de la Loi sur la justice pour les victimes de dirigeants étrangers corrompus, il est interdit d’effectuer ou de faciliter une transaction liée à une opération avec un particulier ou une entité figurant sur la liste, même indirectement, par exemple par l’intermédiaire d’un tiers, y compris si ce tiers n’est pas canadien ou s’il se trouve à l’étranger. Pour de plus amples renseignements sur l’interdiction des transactions, veuillez consulter notre page sur l’interdiction des transactions et le gel des biens.

Voici quelques questions à prendre en considération :

Scénario 1 – L’université canadienne A procède à l’examen du candidat B à un poste au sein du corps professoral à partir de la Liste de sanctions des Nations Unies et la Liste consolidée des sanctions autonomes canadiennes et effectue des recherches sur le candidat. L’université A découvre que le candidat B à un poste au sein du corps professoral a précédemment étudié à l’université C qui est visée par des sanctions et que des publications récentes révèlent que B fait maintenant partie d’un groupe de recherche financé par C. Dans cet exemple, B traite avec une entité désignée (C), ce qui indique un contournement potentiel des sanctions pour A.

Activités ou transactions interdites par la législation sur les sanctions et les règlements pertinents

Examiner la législation sur les sanctions et les règlements pertinents pour déterminer si l’activité proposée est autorisée. Par exemple, le Règlement sur les mesures économiques spéciales visant la Russie et le Règlement sur les mesures économiques spéciales visant l’Iran contiennent de nombreuses interdictions en ce qui concerne les biens et services :

Questions à prendre en considération :

Scénario 2 Le collège canadien D s’engage dans une collaboration de recherche avec l’établissement universitaire étranger E qui n’est pas désigné. Parallèlement, E collabore avec l’établissement universitaire étranger F, qui lui est désigné, dans un domaine de recherche similaire à celui de la collaboration entre D et E. Dans ce cas, il peut y avoir une possibilité de transfert de connaissances, indirectement, de D à F.

Signaux d’alerte

Certains particuliers et entités pourraient tenter de contourner les sanctions imposées par le Canada. La page Diligence raisonnable – Signaux d’alerte peut être utile pour détecter les transactions suspectes. Si une transaction déclenche un ou plusieurs signaux d’alerte, il pourrait y avoir un risque de contournement ou de violation des sanctions. Dans ce cas, vous pouvez mener une enquête plus approfondie et demander un avis juridique pour confirmer si la transaction est autorisée ou non en vertu de la législation canadienne sur les sanctions et de ses règlements connexes.

Autres signaux d’alerte à prendre en considération lors de l’invitation d’étudiants, de conférenciers d’honneur, etc. au Canada :

Transactions financières internationales, paiements de frais de scolarité, subventions et dons

Accepter des dons provenant de sources visées par des sanctions sans faire preuve de la diligence requise peut exposer les établissements d’enseignement et de recherche canadiens à des risques de non-conformité. Même si l’établissement n’a pas sciemment sollicité des fonds auprès de sources visées par des sanctions, il a l’obligation légale de veiller à ce que les transactions financières soient conformes aux exigences applicables en matière de sanctions.

Scénario 3 – L’université G reçoit un don important par l’entremise de la fondation intermédiaire H. Des vérifications révèlent que les fonds proviennent de l’entité I, visées par des sanctions, qui utilise la fondation H. Bien qu’elle n’ait pas sciemment sollicité ces fonds, l’université G pourrait devoir faire face à des risques juridiques et financiers.

Recrutement d’étudiants et programmes d’échange

Les établissements doivent évaluer l’admissibilité des étudiants et des participants provenant de pays visés par des sanctions à s’inscrire ou à participer à des programmes d’échange. La désignation de banques à titre d’entités visées par des sanctions peut aussi avoir des effets d’ordre pratique, selon les sanctions en cause. Les étudiants peuvent avoir de la difficulté à effectuer des transactions financières, comme le paiement des frais de scolarité, et les activités quotidiennes, telles que le paiement du loyer, l’achat de nourriture, etc.

Scénario 4 – L’université J, admet l’étudiant étranger K. L’étudiant étranger K provient de l’établissement d'enseignement L, qui est désigné. Pendant ses études au Canada, l’étudiant K ne peut pas interagir avec son établissement d’origine (L). Il lui est notamment interdit d’interagir avec l’administration de L, ses anciens professeurs, ses anciens camarades de classe, etc. Bien que l’étudiant K ne soit pas directement visé par des sanctions, l’affiliation de l’étudiant K avec L présente des risques liés à la conformité. L’étudiant K peut également rencontrer des difficultés pour payer les frais de scolarité, en fonction de la réglementation applicable au pays de K.

Application de la loi

Pour de plus amples renseignements sur le signalement des violations des sanctions et sur les pénalités en cas de non-respect des sanctions, veuillez consulter Conformité et application des sanctions au Canada.

Point de contact

Pour toute demande ou question relative aux sanctions, veuillez contacter la Direction générale des sanctions d’Affaires mondiales Canada.

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