Liberté d’expression et liberté des médias

Le Canada croit que la liberté d’expression est au cœur de l’individualité humaine et constitue l’un des fondements essentiels d’une société sûre et prospère.

Le droit de chacun d’avoir une opinion, sans crainte d’ingérence, et le droit à la liberté d’expression sont enchâssés dans l’article 19 de la Déclaration universelle des droits de l’homme, et sont réaffirmés dans l’article 19 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques.

Ces droits comprennent la liberté de chercher, de recevoir et de répandre des informations et des idées de toutes sortes, que ce soit sous forme orale, écrite ou imprimée, ou par tout autre moyen de son choix. Certaines restrictions sont admissibles, mais elles doivent être conformes au droit international en matière de droits de la personne.

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Appui du Canada à la liberté d’expression

Le Canada exprime activement ses préoccupations au sujet des violations de la liberté d’expression, y compris de la liberté des médias, dans le cadre des réunions bilatérales et multilatérales. Ces forums incluent l’Assemblée générale des Nations Unies, au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, à l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, et lors d’autres rencontres internationales.

Conformément à la nécessité de protéger la liberté d’expression, le Canada a coparrainé, en décembre 2019, la plus récente résolution de l’Assemblée générale des Nations Unies sur la sécurité des journalistes (A/RES/74/44). En septembre 2018, le Canada a coparrainé la plus récente résolution du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies sur la sécurité des journalistes (HRC 39/6).

Liberté des médias

Le Canada croit fermement que la liberté des médias demeure un élément important de toute société démocratique et qu’elle est essentielle pour assurer la protection des droits de la personne et des libertés fondamentales. Les gens doivent pouvoir compter sur des médias libres pour leur fournir des renseignements exacts et des analyses éclairées afin de demander des comptes aux gouvernements.

Ce que fait le Canada pour soutenir la liberté des médias

Le Canada joue un rôle de chef de file sur la scène internationale au chapitre de la liberté des médias. Nous avons organisé conjointement avec le Royaume-Uni la Conférence mondiale sur la liberté des médias, qui s’est tenue en juillet 2019 à Londres, au Royaume-Uni. Nous appliquons les conclusions de cet événement, et en particulier l’Engagement mondial pour la liberté des médias. Les gouvernements qui ont signé cet accord s’engagent à travailler ensemble dans le cadre de la nouvelle Coalition pour la liberté des médias. Cette coalition a été formée le 25 septembre 2019 en marge de l’Assemblée générale des Nations Unies. Elle compte 32 signataires.

En juin 2019, le Canada a lancé des lignes directrices actualisées pour soutenir les défenseurs des droits de la personne dans le monde entier, assorties de conseils à l’intention des journalistes.  En juillet 2019, le Canada a annoncé un financement de 1 million de dollars pour le nouveau Fonds mondial de défense des médias, sous la gouverne de l’UNESCO.

À l’heure actuelle, le Canada finance des projets pour favoriser la liberté des médias au Moyen-Orient et en Afrique. Ces projets canadiens forment les journalistes à rendre compte de manière précise et responsable des droits de la personne dans leurs communautés. Les journalistes collaborent avec la société civile locale et les gouvernements hôtes. Les projets encouragent une meilleure compréhension du fait qu’une presse libre favorise une gouvernance responsable qui permet de répondre efficacement aux besoins de ses citoyens.

Le Canada est déterminé à faire en sorte que ses initiatives soient conformes au Plan d’action des Nations Unies et à son objectif global.

Portrait actuel de la liberté des médias dans le monde

Le travail fondamental des journalistes et des organisations du secteur des médias est restreint par des lois, des mesures juridiques punitives et de la violence physique. On retrouve de moins en moins d’environnements qui permettent aux professionnels des médias de faire leur travail, et cette diminution est marquée. Cette tendance est particulièrement préoccupante dans les régions du monde secouées par des tensions sociales, ethniques et politiques, des conflits armés et des situations d’urgence.

De plus, le fait que beaucoup d’enquêtes relatives au meurtre de journalistes n’aboutissent pas et que les auteurs de ces crimes ne sont pas punis est une source de vives préoccupations. Entre le 1er janvier et le 14 décembre 2018, 94 journalistes ont été tués dans l’exercice de leur profession. Il s’agit d’une augmentation par rapport à 2017, où 82 journalistes avaient trouvé la mort. Les journalistes font aussi fréquemment l’objet d’attaques non mortelles, comme l’intimidation, le harcèlement, la détention arbitraire et les attaques misogynes.  

Le journalisme continue d’évoluer dans l’espace numérique, et il est nécessaire de s’attaquer aux nouvelles menaces qui pèsent sur la liberté des médias. Les préoccupations relatives à la sécurité numérique se multiplient alors que la démarcation entre les activités en ligne et hors ligne est de plus en plus floue. Il y a également des signes qui démontrent que des campagnes de désinformation organisées peuvent être menées, notamment par des États et de tierces parties. Les journalistes et les autres professionnels des médias font partie des principales cibles du harcèlement et des attaques en ligne. Toute discussion sur la liberté des médias doit refléter les préoccupations croissantes relativement aux menaces numériques.

Prix Canada–Royaume-Uni pour la liberté de la presse

Le Prix Canada–Royaume-Uni pour la liberté de la presse a été lancé en 2020 pour reconnaître les personnes ou les organisations qui défendent la liberté de la presse. Il offre l’occasion d’honorer les organisations locales, les groupes de campagne, les avocats et les médias les moins reconnus qui défendent la liberté de la presse et luttent contre l’impunité. Le prix constitue un moyen pour le Canada et le Royaume-Uni de montrer leur soutien au travail de ces personnes et de ces organisations.

Le prix sera décerné à la prochaine Conférence mondiale sur la liberté de la presse, où le travail du récipiendaire sera présenté.

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